Délivré du terrorisme du tentateur

Saturday, 19 June 2010

« Et tu oublierais l’Eternel, celui qui t’a fait, qui a déployé le ciel et fondé la terre !
 Tu serais constamment, à longueur de journée, terrorisé devant la colère de l’oppresseur, parce qu’il se prépare à te détruire !
 Où donc est-elle, la colère de l’oppresseur ?
 Le prisonnier sera bientôt libéré, il ne mourra pas dans la fosse et il ne manquera pas de pain.
 Moi, je suis l’Eternel, ton Dieu, qui soulève la mer et fait gronder ses vagues. L’Eternel, le maître de l’univers, voilà mon nom.
»
Esaïe 51 : 13 à 15.

 Celui qui a créé les cieux et la terre, le Maître de l’univers, ne peut-il pas délivrer le prisonnier de l’oppresseur qui cherche à la détruire ?
 Lorsque tes pensées te terrorisent, lorsque tu te sens seul, acculé par le tentateur, détourne les yeux des murs sombres de ta prison pour regarder vers le ciel que ton Créateur a déployé au-dessus de ta tête. Ne cède pas au terrorisme du tentateur ! Dieu ne lui a pas donné le pouvoir d’assouvir ses colères à son gré sur les hommes. Le tentateur est un menteur, n’aie pas peur de ses menaces ! Ne cède pas à son terrorisme, mais souviens-toi de ton Créateur. Lorsque la colère du tentateur se déchaîne contre toi, tournes-toi vers ton Créateur. C’est ton Créateur, le Maître de l’univers, qui te délivrera de la fosse et te donnera le pain qui fait tenir debout.
Concarneau le 19 Juin 2010.


Du sol au Ciel.

Saturday, 9 January 2010

De la pluie, des arbres et des hommes.

« Lorsque l’Eternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Cependant, une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. » Genèse 2 : 5-6.
  Dieu marque ici une étape dans son travail de Créateur. Il ne veut pas aller plus loin dans ses projets sans créer l’homme et faire tomber la pluie. Il crée l’herbe avec sa graine, les arbres avec leurs fruits et les fruits avec leurs semences. Tout pouvait apparemment pousser et se reproduire automatiquement, mais Dieu ne créa pas un monde 100% automatique. L’automatisme devient vite monotone, Dieu le savait. Aussi Dieu créa l’homme pour rompre la monotonie et avoir sur la terre une créature qui puisse dialoguer avec Lui.
 Au commencement de la création l’eau venait d’en bas. Pour éviter que l’homme regarde toujours vers le sol Dieu créa la pluie. Ainsi le sol avait besoin du ciel pour devenir fécond. L’homme se penchait vers le sol pour cultiver la terre et attendait du ciel la bénédiction d’en haut.
 Tout marcha bien jusqu’au jour où l’homme s’arrêta entre sol et ciel et se fixa sur un fruit défendu, et c’était à vrai dire le seul fruit défendu de tout le phénoménal verger d’Eden. Dieu, Créateur et propriétaire de cet endroit paradisiaque, se réservait l’exclusivité de la production de cet arbre unique. Séduite par un publicitaire de passage Ève croqua le fruit et le partagea généreusement avec Adam. Chaud partisan de l’égalité des sexes, Dieu nomma cette faute le péché d’Adam. Ceci n’évita pas une partie de ping-pong verbal lorsque Dieu mena son enquête. C’est depuis ce temps là que le serpent tentateur est condamné à ramper sur le sol et que la plupart des hommes considèrent la pluie comme du mauvais temps.
 Cependant Dieu ne désespéra pas totalement de l’homme, car c’eut été un peu désespérer de Lui-même. Cependant Il rendit le travail de l’homme plus pénible afin qu’il doive s’arrêter de temps à autre pour éponger la sueur de son front. Ainsi, en relevant la tête, peut-être l’homme se souviendrait-il que la bénédiction ne vient pas du sol mais du ciel.
 Beaucoup plus tard, quand l’homme eut assez de temps pour réfléchir sur la précarité de sa condition, Dieu envoya du ciel mieux que la pluie ; il envoya son Fils pour donner à l’homme la possibilité de pouvoir à nouveau regarder vers le ciel sans rougir de ses fautes.
 Les uns crurent très vite, mais les autres s’obstinèrent à regarder vers le sol.
 Après des siècles d’obstination ils finirent tout de même par regarder vers le ciel et ils découvrirent avec effroi que le ciel était plein de trous. Non pas des fenêtres ou des écluses des cieux dont parle la Bible, et d’où la bénédiction peut découler. Mais ils virent dans le ciel des trous dus à la malédiction qui vient d’en bas, de chez les hommes ; ils virent que la couche d’ozone était devenue une vraie passoire. Les hommes firent leur enquête et découvrirent que leurs terriennes bombes aérosols perçaient le ciel et que leurs frigos contribuaient au réchauffement de la planète. Un complément d’enquête révéla que presque tout contribuait au réchauffement climatique. Ceci jeta un froid parmi les hommes qui commencèrent à s’accuser les uns les autres de ce désastre. Comme l’avenir de notre vielle planète semblait hypothéqué, on recommença à s’intéresser aux voyages dans l’espace dans l’espoir de découvrir une planète de remplacement. Pour financer ces expéditions et accorder un sursis à la planète on eut l’idée taxer les aérosols, les frigos, les vieilles voitures de pauvres, les avions (sauf présidentiels et ministériels), les vieilles chaudières, les taudis mal isolés et les vaches trop méthaneuses. Tout ceci occupa les hommes, car bonne était l’idée disait-ils. Mais ils oubliaient de regarder vers le ciel. Certes ils regardaient vers l’espace sidéral, mais seulement avec l’espoir d’y découvrir un sol habitable !
 Ils semblaient oublier que le sol fut maudit bien avant les bombes aérosols et les moteurs à explosions, et que sans la bénédiction céleste l’homme est toujours à la poursuite de ce qui le détruit.
 Cependant Dieu patiente encore et adresse à tout homme cet appel solennel et urgent: « Changez donc d’attitude et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés ! Alors des temps de rafraîchissement viendront de la part du Seigneur et il enverra le Messie qui vous était destiné, Jésus. C’est Lui que le ciel doit accueillir jusqu’au moment de la restauration totale dont Dieu a parlé depuis longtemps par la bouche de tous ses saints prophètes. » Actes des Apôtres, chapitre 3, versets 19 à 21.
 Soyons donc respectueux du sol de notre planète puisque que c’est Dieu qui l’a créée, et parce que c’est là que nous demeurons aujourd’hui. Mais, quoi qu’il arrive, nous n’y serons pas éternellement ; ayons donc le courage salutaire de regarder vers les cieux, non avec des lunettes astronomiques, mais avec nos cœurs. Car c’est seulement avec les yeux du cœur que nous verrons le Sauveur Jésus-Christ.
 Qu’Il vous fasse du bien en cette nouvelle année 2010. Qu’il remplisse vos cœurs d’espoir là où tout semble désespérant.
 Sincèrement.
 Alain Monclair.
 Concarneau le 9 Janvier 2010.


Poème sur Jean Calvin

Monday, 30 November 2009

         Jean CALVIN. 1509-1909

          Aux « Amis de Chexbres »

        Poème de Ruben SAILLENS.
Pour le quatrième centenaire de Jean Calvin.

                             I
Laissez dormir en paix ce géant solitaire !
Il savait la valeur des gloires de la terre,
Et voulut le silence autour de son tombeau.
Pour l’honorer, tenons élevé le flambeau
Que sa puissante main secoua sur le monde :
La PAROLE DE DIEU !
                                        Cette lueur féconde
Fit naître en tout pays des héros de la foi
Qui ne redoutaient point le pape ni le roi,
Étant prêtres et rois par la grâce divine…
Calvin les nourrissait de la pure doctrine,
Et les désaltérait au fleuve de l’Esprit
Qui jaillit du côté percé de Jésus-Christ.
Sa raison, s’inclinant devant les saints oracles,
Contemplait le reflet de Dieu dans ses miracles ;
Il adorait le Fils qui, des cieux descendu,
Pour sauver le pécheur que l’orgueil a perdu,
Rencontra le Malin dans sa force usurpée.
Le vainquit par le Livre, et n’eut pas d’autre épée !
Il disait que l’Esprit est l’unique Docteur,
Qu’il faut, pour le comprendre, être son serviteur,
Et que la grâce seule, et non pas le génie,
Révèle aux cœurs brisés ta gloire, ô croix bénie !
Le secret, disait-il, de toute liberté
Est dans l’obéissance, et si la vérité
Daigne aux yeux des mortels se montrer toute entière,
C’est lorsqu’ils sont voilés des pleurs de la prière.
Écolier passé maître à l’école de Dieu,
Il proclamait ses droits sur tout homme, en tout lieu :
Le droit de condamner le rebelle indomptable,
Celui de pardonner librement le coupable.
Il disait : « L’Eternel a parlé, taisons-nous !
Heureux qui, devant lui, sait ployer les genoux !
Il se redressera devant la tyrannie :
Par la crainte de Dieu, toute crainte est bannie ! »
Ainsi par lait Calvin, et, d’un peuple ignorant,
Il fit, en peu de jours, le peuple le plus grand
Que l’Europe ait connu…. Voici que, de Genève
L’aube des temps nouveaux, radieuse, se lève ;
Vers la noble cité viennent de toutes parts,
Pour adorer en paix derrière ses remparts,
Mille et mille échappés de l’ombre séculaire….
Les écrits de Calvin, jusqu’aux bouts de la terre,
Iront semer le Droit, la Liberté, l’Amour,
Et des peuples seront enfantés en un jour :
Fier d’avoir triomphé de l’Espagne inhumaine,
Le pavillon des Gueux sur les mers se promène ;
A la voix de John Knox, de rudes montagnards
Renverseront un trône entouré de poignards,
Et l’Écosse, chassant une reine adultère,
Deviendra le pays de la morale austère ;
Près de dolmens croulants, les vieux bardes gallois
S’enivreront de chants inspirés par la croix ;
L’Angleterre, longtemps soumise au Dieu du Tibre,
Retrouvera Wycliffe, et sera forte et libre
Par Cromwell ; et bientôt les nobles Puritains,
Ballottés par les flots et les vents incertains,
Aborderont enfin le rocher symbolique*
Pour fonder, sur la foi, la grande République !

* Le rocher où débarquèrent les passagers du Mayflower,
 et auquel ils donnèrent le nom de Plymouth. Ce rocher
Est entouré de vénération par les citoyens des États-unis.


                                 II
Ainsi pour l’avenir, Calvin, tu bâtissais
Le temple universel, mais ton cœur de Français
Saignait pour ta patrie, et pour ses rois frivoles
Dont l’oreille était sourde à tes graves paroles….
O France ! Doux pays que le ciel généreux
Comble sans se lasser des dons les plus heureux,
Terre de gai savoir et de chevalerie,
C’est ta langue sonore et claire, ô ma patrie,
Que maniait Calvin ! Pour la première fois
Le bon peuple entendait « l’Evangile en françois »,
Et son âme s’ouvrait à la bonne nouvelle
Comme au printemps renaît la nature éternelle !
Mais le sinistre hiver n’était point achevé….
Le grain, dans les sillons, eut à peine levé,
Que les vents de l’enfer, déchaînés sur la France,
Flétrirent pour longtemps cette grande espérance….
Pour longtemps, mais pas pour toujours ! O Calvin,
Pour elle, ton labeur n’aura pas été vain,
Non plus que les douleurs, les combats et les larmes
De Farel, l’intrépide, et de vos frères d’armes :
Lefèvre, Olivetan, Bèze. Si les Valois
Dans le sang des martyrs ont étouffé vos voix,
La Parole de Dieu, de nouveau proclamée,
Fera fleurir enfin la France bien-aimée !

                               III
Hélas ! Vous avez cru qu’il vous était permis
D’immoler, pour l’honneur du Christ, ses ennemis !
 Vous n’avez pas su voir aux pages du saint Livre
Que Dieu même à l’erreur laisse le droit de vivre,
Qu’on ne peut sur la force asseoir la vérité,
Que l’amour ne naît pas d’un coup d’autorité,
Que le culte imposé n’est qu’une hypocrisie,
La raison du plus fort, une horrible hérésie,
Et qu’ayant dit : « Laissez vos glaives aux fourreaux »,
Le Christ veut des martyrs, et non pas des bourreaux !

Mais Dieu vous pardonna : l’œuvre était surhumaine,
Et vous la poursuiviez sans orgueil et sans haine !

                                IV
Et maintenant, au ciel, glorieux rachetés,
Prenez vos harpes d’or, levez-vous et chantez !
Chantez l’Agneau divin poursuivant ses conquêtes
Par de nouveaux martyrs et de nouveaux prophètes,
Toute langue ennoblie et domptée à la fois
Par la Bible inspirée et les chants de la croix….
Chantez ! Car l’heure approche, elle est déjà venue,
Où Dieu va couronner votre œuvre méconnue !
Votre esprit ne meurt pas, car c’est l’Esprit de Dieu,
Il souffle, et nul ne sait à quelle heure, en quel lieu
Naît un nouveau Calvin pour une autre Genève….

Il souffle, et, cette fois, c’est la moisson qui lève !

Fontainebleau, juillet 1909.
                                                       R. SAILLENS.

NEUCHATEL
Imprimerie Delachaux et Niestlé S.A.
1909.  


Franchir l'horizon

Friday, 25 September 2009

« Les prisonniers de l’horizon. »

 C’est le titre que Jean-Jacques ANTIER a choisi pour l’un de ces romans. Ce Normand, né à Rouen, a commencé une carrière de journaliste à l’âge de 18 ans. Il débuta avec le quotidien Paris-Normandie et le journal Cols Bleus dont il fut le correspondant à Rouen et au Havre. Il a écrit plus de cinquante livres. Il était un passionné d’horizon. La plupart de ces livres sont des livres maritimes, mais il a aussi écrit des livres de spiritualité. Tout ce qui touche à la frontière du visible et de l’inconnu semble l’attirer et inspirer sa curiosité. Comment ne pas être curieux de ce qui se trouve derrière notre horizon quotidien quand on habite une « porte océane » comme Le Havre?
 Mais les chercheurs d’horizon, s’ils sont perspicaces, s’aperçoivent un jour ou l’autre qu’ils sont prisonniers de cet horizon tant qu’ils n’ont pas trouvé une porte qui donne accès au côté inconnu de l’horizon. Jésus-Christ est cette porte.
Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. ” (Jean 10:9 NEG)
 Jésus-Christ a ouvert une brèche dans notre horizon spirituel. Le ciel est devenu accessible, visible aux yeux de notre foi, c’est ce que Jésus déclare à un certain Nathanaël : “ Et il lui dit : En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au–dessus du Fils de l’homme. ” (Jean 1:51 NEG)
 Ne restons donc pas prisonniers de l’horizon ! Répondons à l’offre de Jésus, allons à Lui pour entrer dans une nouvelle vie ! Le pain terrestre ne suffit pas pour nourrir une âme, nous avons besoin de goûter aux pâturages célestes. Seul Jésus peut nous introduire dans cette vie de l’Esprit qui débouche sur l’infini. Celui qui se confie en Jésus trouve la sécurité du salut, il n’a plus peur de l’au-delà qui se dessine à l’horizon de chaque vie humaine, il est libre !

Concarneau le 24 Septembre 2009.
Alain Monclair.


Pâques au présent.

Sunday, 12 April 2009


Vivre Pâques au présent.

J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi.” (Galates 2:20 NEG)

 “ Vous observez les jours, les mois, les temps et les années ! Je crains d’avoir inutilement travaillé pour vous. ” (Galates 4:10-11 NEG)

 Nous aimons tous les traditions, même lorsque nous le nions.
 Nous avons en nous un profond besoin d’avoir quelque chose ou quelqu'un à fêter, à célébrer.
 Mais comment fêter et célébrer Pâques ?
 Par une chasse aux œufs en chocolat pour les enfants et un gigot d’agneau bien arrosé pour les adultes ?
 Non, nous savons bien que de tels symboles n’ont rien à voir avec la Pâque dont parle la Bible.
 Mais un rituel religieux suffit-il pour célébrer Pâques ?
 Ce n’est pas l’avis de l’apôtre Paul. Pour lui Pâques est une réalité à vivre chaque jour. Voici ce qui ressort de ses paroles aux Galates :

-    Pâques est une expérience personnelle (J’ai été crucifié avec Christ).
-    La croix est le lieu de rendez vous entre Dieu et les hommes par l’œuvre de Christ : “Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. ” (Jean 12:32 NEG)
-    La croix  est la source d’une nouvelle vie : (et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi).
-    La croix est l’essentiel de notre foi : (“ Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus–Christ, et Jésus–Christ crucifié. ” (1 Corinthiens 2:2 NEG)
-    La croix est la démonstration de l’amour de Dieu : (je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi)

 Que Pâques soit pour vous plus qu’un jour ou un week-end dans l’année. Que le Christ crucifié et ressuscité habite vos vies au quotidien !

Joyeuses Pâques !
Concarneau le 12 Avril 2009.
Alain Monclair