L'amertume: Cancer de l'esprit

Monday, 10 December 2007


L’amertume est un fléau qui peut nous atteindre tous, à un moment ou l’autre de notre vie. Elle est à notre esprit ce que l’aigreur est à notre estomac.
Si nous ne veillons pas sur notre alimentation, nos aigreurs gastriques peuvent se transformer en ulcères et ces ulcères dégénérer en maladies encore plus graves.
Pour l’amertume il en est de même, elle commence par assombrir quelques instants de la vie, puis, si elle n’est pas traitée à temps, elle peut empoisonner notre existence toute entière.
L’amertume, cette acidité de l’esprit, provient habituellement de relations difficiles. Les frottements avec l’un ou l’autre produisent une irritation que le refus de pardonner transforme en une plaie ouverte qui avec le temps devient purulente. Cette souffrance intérieure finit par infecter toute notre existence si nous ne traitons
pas le problème. C’est pourquoi la Bible nous met en garde contre l’amertume. Veillez, nous dit-elle, à ce que personne ne passe à côté de la grâce de Dieu, qu’aucune racine d’amertume ne pousse et ne cause du trouble en empoisonnant plusieurs d’entre vous (Hébreux 12.15).
Si l’amertume empoisonne votre vie, ayez recours à la grâce de Dieu, c’est-à-dire à son pardon. Tant que nous nous considérons comme les victimes des autres, l’amertume trouve en nous un terrain propice à son développement.
Mais dès que nous détournons nos regards des injustices subies pour examiner notre propre vie à la lumière de la justice de Dieu nous sommes sur la voie de la guérison. Car lorsque Dieu nous montre nos injustices, il nous indique également le remède. Et le remède qu’il nous offre, c’est son pardon. Lorsque nous le recevons, nous devenons à notre tour capables de pardonner. C’est sur cette base que l’apôtre Paul encourageait les chrétiens de Colosse à régler leurs conflits : Supportez-vous les uns les autres, leur écrivit-il, et si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. (Colossiens 3.13) .
Connaissons-nous ce pardon ? Il a été accompli à la croix par Jésus-Christ. Ce pardon devient efficace dans notre vie le jour où nous reconnaissons devant Dieu que nous avons besoin d’être pardonnés de nos fautes. Nous ne pouvons pas mériter ce pardon, nous ne pouvons pas l’acheter, car il est un cadeau de Dieu acquis par Jésus-Christ à la croix. Nous n’avons pas le droit de commercialiser ce pardon. Tout marchandage devant Dieu pour tenter d’obtenir le pardon est un blasphème voué à l’échec.
Lorsque notre relation avec Dieu et notre vie intérieure reposent sur la base de ce pardon totalement immérité notre manière d’aborder les situations doit changer. Il n’y a plus de place pour les rancœurs lorsque Dieu habite dans notre cœur et y établit le pardon. C’est pourquoi l’apôtre Paul écrivait aux chrétiens d’Ephèse : N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu… Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur et toute espèce de méchanceté disparaissent du milieu de vous (Ephésiens 4.30-31).
Lorsque l’amertume empoisonne notre vie, sachons réagir, ne nous complaisons pas dans cette acide mélancolie de l’âme. La solution n’est pas de remuer le couteau dans la plaie ni de faire une fixation sur l’offenseur. Car nous n’avons ni le pouvoir de nous guérir nous-mêmes ni celui de changer le cœur de notre prochain.
Donc,lorsque l’amertume s’infiltre en nous, tournons-nous vers Dieu car il possède le pouvoir de purifier notre être intérieur et de le remplir de sa paix. A chaque fois que les pluies acides de l’adversité s’abattent à nouveau sur nous, répétons la même démarche. Afin de pas nous laisser décourager, suivons le conseil de la Bible:
Gardons les yeux fixés sur Jésus qui nous a ouvert le chemin de la foi et qui la porte à la perfection. Parce qu’il avait en vue la joie qui lui était réservée, il a enduré la mort sur la croix, en méprisant la honte attachée à un tel supplice, et désormais il siège à la droite du trône de Dieu.
Pensez à celui qui a enduré de la part des hommes pécheurs une telle opposition contre lui, pour que vous ne vous laissiez pas abattre par le découragement. (Hébreux 12.2-3).
Alain Monclair


Fuir ou faire face?

Friday, 9 November 2007

Fuir ou chercher sa face?

« Où pourrais-je aller loin de ton Esprit, où pourrais-je fuir loin de ta présence ? » Psaume 139 : 8.

 Lorsque tout ce qui m’entoure me donne la nausée et le tournis. Lorsque que je me demande pourquoi Dieu permet tout ceci : l’hypocrisie sous un masque de sincérité sans profondeur, la méchanceté sous un vêtement de bienveillance sans coeur, le mensonge sous un camouflage de pseudo-vérité ; lorsque je vois tout cela je suis parfois tenté de fuir.
 Est-ce possible de fuir la réalité ? Peut-on fuir Dieu parce que ces questions nous troublent au plus profond de nous-mêmes ? Doit-on douter de la fidélité de Dieu lorsque l’homme pervers use du nom de Dieu et d’un semblant de spiritualité pour mentir et assassiner la foi et la vérité ?
 Mais, même quand ce tourbillon de questions m’assaille, il y a toujours quelque chose au fond de moi qui me dit que Dieu n’est pas mêlé aux bassesses de ce monde. Lorsque tout s’embrouille et s’emballe dans ma pensée, lorsque je ne suis plus très sur d’être sur le bon chemin ; si je m’arrête pour faire le point, je m’aperçois que Dieu est là, à portée de mon cœur et accessible à ma foi. C’est également l’expérience que partage le roi David en écrivant le Psaume 139.
 Cependant, mon expérience n’est pas innée. Je n’ai pas toujours eu en moi ce fondement inébranlable que les vagues peuvent cacher un instant mais jamais engloutir définitivement. Cette certitude enfouie en moi est née le jour où j’ai confié mon être et la direction de ma vie à Dieu. Dieu me connaissait auparavant, mais moi je ne le connaissais pas. J’avais déjà vingt-cinq ans et j’ignorais encore que Dieu était le principal acteur de ma venue sur la terre. Mais aujourd’hui, je peux dire à Dieu avec autant de confiance que le roi David : « C’est Toi qui a formé mes reins, qui m’a tissé dans le ventre de ma mère. »
 Si, lorsque tout perd son sens autour de vous, vous vous croyez ignoré de Dieu, demandez lui de se révéler à vous et soyez prêt à suivre ses conseils. Dieu ne laisse pas dans l’ignorance celui qui lui exprime son désir de le connaître. Il a inspiré la Bible pour se révéler avec des mots. Il a envoyé son Fils Jésus pour nous délivrer de nos maux et son Esprit guette l’instant propice de l’ouverture de nos cœurs pour nous dévoiler Sa présence.
 Si vous ne savez plus où vous en êtes, faites comme moi, adressez à Dieu la prière que fit le roi David à la fin du Psaume 139 : « Examine-moi, ô Dieu, et connais mon cœur, mets-moi à l’épreuve et connais mes pensées !  Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »
Alain Monclair
 

 

L'esprit de jugement

Tuesday, 23 October 2007

 « De tous les hommes que je connais, disait le célèbre humoriste américain Mark Twain, le seul intelligent, c’est mon tailleur. Chaque fois que je vais chez lui, il reprend mes mesures ; quant aux autres, ils m’ont mesuré une fois pour toutes et se figurent que leur jugement est toujours à ma taille. »
 L’esprit de jugement guette à tout instant l’homme d’aujourd’hui, et le conseil deux fois millénaire de Jésus est plus à propos que jamais : « Ne jugez pas les autres, afin que Dieu ne vous juge pas. Car Dieu vous jugera de la façon dont vous jugez, et il utilisera pour vous la mesure que vous employez pour les autres. » Matthieu 7 : 7 à 12.
 La crise morale que vit notre monde offre chaque jour à nos yeux un terrible spectacle, sur lequel nous voudrions parfois mettre un carré blanc. Mais ce spectacle est là, présent dans la rue, dans les journaux, à la télévision. Comment pourrions-nous ne pas voir toutes ces pailles d’immoralité et d’hypocrisie ? Car, comme le disait quelqu’un : « Il en est des défauts comme des phares des automobiles, seuls ceux des autres nous éblouissent ! »
 Si Jésus nous demande de renoncer à juger notre prochain, c’est parce que le jugement de l’homme s’avère être destructeur. « C’est probablement pour cela que nous avons tous si peur du jugement des hommes, écrit le Docteur Paul Tournier, en ajoutant: Comme toutes les autres peurs, il s’agit d’une manifestation de l’instinct de conservation. Nous nous défendons contre les jugements avec la même énergie que nous mettons à nous défendre contre la faim, le froid, ou les bêtes féroces. Car c’est une menace mortelle. Et plus nous nous sentons concernés par la cause de Dieu, plus nous voulons aider les hommes à le servir, plus aussi nous sommes pressés de dénoncer le mal et de louer le bien, de démasquer les méchants et de rendre hommage aux justes, bref, de nous poser en arbitres du bien et du mal. Et c’est justement ce que la Bible nous interdit. »
 Comment devons-nous alors réagir face à ce qui nous paraît de toute évidence condamnable ?  Jésus nous donne la réponse, il nous invite à regarder en nous-mêmes pour découvrir la poutre qui se cache dans notre œil. Lorsque nous aurons découvert cette poutre, montrons-la à Jésus, demandons-lui de l’ôter de notre œil ; ensuite nous n’aurons plus très envie de juger notre prochain. Nous aurons simplement envie de l’aider, non plus du haut de notre propre justice, mais en position d’égalité, en pécheur pardonné. Un pécheur pardonné n’a pas à cacher ses fautes sous un manteau d’hypocrisie, mais il doit être prêt à dévoiler sa propre misère pour aider son prochain.
 Car comment pourrons-nous conseiller à quelqu’un d’avouer ses fautes à Dieu et à ceux qu’il a offensés, si nous ne montrons pas l’exemple ?
 N’oublions jamais que Dieu peut changer radicalement une personne et que cette promesse est également pour nous-mêmes.
 Voici ce que nous conseille l’apôtre Paul lorsque nous sommes tentés de juger les autres : « Chacun de nous devra rendre compte à Dieu pour soi-même. Cessons donc de nous juger les uns les autres. Prenez plutôt la décision que voici : ne rien faire qui amène votre frère à trébucher ou à tomber dans le péché. » Romains 14 : 13.
Alain Monclair.

 

Rescapé de la mort.

Wednesday, 26 September 2007

« Mon fils était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu et je l’ai retrouvé. » Luc 15 : 24.

 « Mais…il y avait un fils ici autrefois ? » demanda le médecin de garde, appelé d’urgence par mes parents vieillissants un dimanche après-midi. Le médecin semblait un peu gêné de demander des nouvelles de ce fils qui avait été l’un de ses patients vingt ans auparavant. Il pensait probablement que ce fils était mort depuis longtemps, car la dernière fois qu’il l’avait vu, il était dans le coma après une tentative de suicide précédée de plusieurs années de dépression et d’alcoolisme.
 On peut comprendre la surprise et la curiosité du médecin lorsqu’il apprit que l’homme à la barbe grisonnante, au front dégarni, mais au regard plein de vie qui se trouvait devant lui était ce « fils de la maison » dont il demandait des nouvelles. C’était moi.
 Comme le fils prodigue dont parle l’Évangile, j’avais dilapidé, non pas l’héritage familial, mais le capital de vie dont le Père céleste m’avait doté. Humainement, j’étais devenu un cas désespéré. Médecins, travailleurs sociaux, et même parents et amis n’avaient pas pu me procurer l’espoir nécessaire pour vouloir vivre. Mais un jour j’ai fait la même démarche que le fils prodigue. Du fond de ma pataugeoire je me suis mis à réfléchir, j’ai regardé un peu plus haut que d’habitude, j’ai regardé vers le ciel, et l’espoir est venu. Comme le soleil levant qui éclaire progressivement la terre puis la réchauffe de ses rayons. J’ai tout d’abord rougi de ma conduite, puis j’ai goûté aux saveurs de la paix et au généreux pardon offerts par le Père céleste.
 Les siècles passent, mais les besoins fondamentaux de l’homme restent les mêmes. Dieu aussi reste le même et n’attend que le retour des fils prodigues que nous sommes pour nous remplir de son amour. Nos désespoirs ne sont souvent que la marque de l’absence de Dieu dans nos vies. N’attendons pas d’être aux portes de la mort pour nous tourner vers Lui. Il y a urgence pour la vie ! Pour une vie nouvelle ! Et seul Dieu peut vous l’offrir.
Alain Monclair.

La paix de l'âme.

Tuesday, 14 August 2007

« Retrouve donc ta paix, mon âme, car l’Eternel t’a fait du bien. » Psaume 116 : 7.

 « On ne ramène pas plus une âme à ses états passés qu’on ne fait remonter un fleuve à sa source. » écrivait Anatole Le Braz. La nostalgie de nos états d’âme passés peut nous plonger dans une profonde dépression, car nous n’avons aucun pouvoir sur le passé. Certes nous pouvons nous souvenir des bons moments passés mais nous ne pouvons pas les recréer par notre seule volonté.
 Il peut nous arriver de vouloir retrouver la paix que nous avions expérimentée autrefois au contact de Dieu, mais que nous avons perdue. Et plus nous essayons de retrouver cette paix d’hier, plus nous désespérons d’y parvenir. Parfois même, certains pensent qu’il est trop tard pour eux, qu’ils ont laissé passer l’occasion et qu’il ne subsiste plus d’espoir de retrouver cette paix.
 Nos états d’âme sont éphémères, seul Dieu demeure toujours le même. C’est donc vers Dieu que nous devons nous tourner pour retrouver la paix de l’âme. Dieu est plus grand et plus puissant que les sentiments de notre cœur. Si nous choisissons de regarder à Dieu tout d’abord, notre âme pourra se réjouir à nouveau, car Dieu seul peut la combler. Nous n’avons pas le pouvoir de ramener notre âme à ses états passés, mais nous avons la possibilité de retourner à la source qui l’abreuvera, à Dieu qui y versera son amour et sa paix. Le rendez-vous qu’il nous fixe pour restaurer notre âme est aujourd’hui, maintenant, et non pas hier ou demain. La paix de l’âme est un besoin fondamental de l’homme, c’est pourquoi Dieu n’a pas hésité à envoyer son Fils pour nous la procurer, même au prix de la croix. N’hésitons donc pas à lui faire confiance pour recevoir cette paix. Qu’elle envahisse votre vie !
Alain Monclair.