Echec aux séductions de l'alcool.

Sunday, 28 March 2010


La tentation, tueuse de promesses.
 Ce jour-là j’avais promis en toute sincérité de ne pas boire. Ma mère était tellement inquiète et tourmentée par ma conduite que j’étais prêt à tous les sacrifices pour lui apporter un peu de consolation. La journée commença bien. Dès l’aube j’allais relever mes lignes de fond posées en mer la veille. Un énorme congre, accroché à un hameçon, mais bien vivant, m’y attendait. La bataille fut rude pour l’embarquer dans mon bateau et le mettre dans un sac. J’arrivais à la maison avec le sourire du vainqueur. Non seulement j’étais le bon garçon qui allait faire plaisir à sa maman en étant sobre aujourd’hui, mais en plus j’allais remplir le garde manger familial de poisson frais.
 Mais une surprise m’attendait. Christian, mon vieux copain d’école et de la marine était là. Il était en permission et m’invitait à une soirée dans la maison de son grand-père. Il avait pensé à moi parce qu’il désirait créer une ambiance tahitienne. J’ai donc mis mon blanc pantalon à pont de marin et ma chemise tahitienne préférée, celle avec des boutons en noix de coco, et nous voilà partis pour mettre de l’ambiance dans la vielle chaumière du grand père qui n’y habitait plus depuis longtemps. Ma mère, se doutant de l’issue de la soirée, ou plutôt de la nuit, essaya en vain de me retenir. Mais je tiendrais ma promesse, ne t’inquiète pas, on ne se soule pas tous les jours quand même ! Et mon copain Christian, d’ajouter qu’après une telle pêche je méritais bien une petite sortie quand même. On mit littéralement le feu dans la froide maison du grand père en allumant un brasier dans la cheminée. Soirée tropicale oblige ! On commença au punch, et quand le saladier fut vide on continua au rhum « pur ».

De l’ivresse à la détresse.
Je ne me souviens pas comment s’est terminée la nuit, sinon que j’eus un mal fou à mettre la clé dans la serrure de la porte d’entrée de la maison, et que je me trimballais une sacrée gueule de bois pendant deux jours. Mais je me souviens très bien du malaise intérieur qui me traversa lorsque je vis ma mère à mon réveil. J’étais sincèrement désolé pour elle de n’avoir pas tenu ma promesse. Et j’étais profondément troublé en moi-même, car j’avais été sincère à 100% en lui promettant de ne pas boire. D’autant plus que ce n’était pas le genre promesse « je ne boirais plus jamais ! », mais seulement la promesse ponctuelle de pas boire ce jour-là. Je n’avais pas été capable de tenir ma parole, bien que 100% sincère. C’était comme si j’avais été mené par le bout du nez, contre mon gré, pour faire ce que je ne voulais pas faire ce jour-là. Ce sentiment d’avoir été manipulé par une force plus grande que moi est resté très vif en moi. Mais il m’a fallut du temps pour découvrir comment ne plus me laisser dominer par ces pulsions incontrôlables. C’est lorsque j’ai découvert l’amour de Dieu pour moi que j’ai commencé à comprendre le principe de la tentation, et comment mettre en échec cette force cachée qui veut me tenir à sa merci. L’un des auteurs de la Bible, Jacques, explique très bien ceci : « Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable et il fuira loin de vous. » Jacques 4 :7.
Soumission au diable ?
A cette époque je faisais exactement le contraire de ce que préconise la Bible. C'est-à-dire, je me soumettais au diable et je résistais à Dieu, et au moment de la tentation, au lieu de fuir, le diable arrivait au galop et réduisait à néant mes bonnes intentions. A ce moment de ma vie je ne croyais ni en Dieu ni au diable, mais mon incroyance ne les empêchait pas d’exister ! Le diable, contrairement à Dieu, ne se soucie pas de la vérité. Il se tient dans l’ombre et saisit les occasions qui lui sont données pour nous asservir. De la tentation le diable nous mène au péché. Le péché ? Vous êtes mort de rire ? Sachez que l’une des définitions du péché c’est de rater la cible. Ce jour mémorable j’avais raté la cible que je visais, vivre une journée de sobriété, une seule et petite journée de sobriété pour consoler ma mère d’avoir un fils buveur. Lorsque nous ratons la cible que nous nous étions moralement fixée nous avons péché. La grande différence entre la soumission à Dieu et la soumission au diable, c’est que la soumission à Dieu est une libre décision tandis que la soumission au diable est l’obéissance à une pulsion. Avec le recul j’ai découvert les principes suivants :
-Soumission à Dieu + résistance au diable = victoire sur le péché.
-Soumission au diable + résistance à Dieu = esclavage du péché.
 Nombreux sont ceux qui se soumettent au diable et plutôt qu’à Dieu, sans s’en rendre compte.

La tentation, un caméléon dans la maison.
 La tentation est toujours subtile et souvent subite, elle surgit sans crier gare. Elle  survient sans protocole, sans même parlementer avec notre conscience ou notre raison. La tentation aime se présenter à notre porte quand nous ne sommes pas préparés à sa visite. La tentation chronique se présente comme une vielle amie, mais elle n’en est pas une. Car nous aimons préparer la visite de nos amis, tandis que si nous savions que la tentation allait nous visiter nous ferions tout pour ne pas la laisser entrer chez nous. La tentation, comme une perfide ennemie, cherche à nous prendre au dépourvu. Évidemment je parle ici des tentations chroniques, récurrentes, qui se croient chez elles en nous. Mais elles nous trompent et se trompent elles-mêmes, elles n’ont reçu aucun droit de séjour en nous. Mais après des années de tolérance de notre part nous avons perdu toute autorité sur ces incitations à faire ce que nous ne voulons plus faire ; il nous faut donc recourir à une autorité supérieure à la nôtre, tant en qualité qu’en puissance, pour vaincre la tentation. Dieu est cette autorité supérieure à laquelle nous pouvons nous soumettre pour devenir maîtres de nous-mêmes lorsque la tentation se glisse sous notre porte. La soumission à Dieu nous délivre de la soumission servile à nos passions coupables.
Renoncer aux mirages pour adhérer aux promesses de Dieu.
 Il nous faut souvent beaucoup de temps pour découvrir que nos pires passions sont coupables, car la tentation nous les présente comme attractives, plaisantes et même épanouissantes. Mais, paradoxalement, c’est à partir du moment où nous avons cédé à la tentation que nous devenons insatisfaits, frustrés, mécontents, en colère contre nous-mêmes et contre le monde entier. Les mirages de la tentation sont menteurs et souvent meurtriers, car l’échec tue l’espoir.
 Les promesses de Dieu sont à l’opposé des mirages de la tentation. Lorsque nous consommons les promesses de Dieu nous entrons dans la réalité qu’elles nous laissaient entrevoir, nous goûtons que Dieu est bon.
 Les tentations sont une falsification des promesses de Dieu, elles mettent en appétit nos sens mais nous laissent sur notre faim et notre soif avec une indigestion et une gueule de bois. Les promesses de Dieu, quant à elles, nous désaltèrent, nous remplissent et nous fortifient.
 Les promesses de Dieu sont donc le remède efficace, préventif et curatif, pour mettre en échec la tentation.
 Pourquoi n’essaierez-vous pas de mettre en pratique le conseil de Jacques ?
 « Soumettez-vous donc à Dieu, mais résistez au diable et il fuira loin de vous. » Jacques 4 :7.
 Bon courage !
Concarneau le 27 Mars 2010.
Alain Monclair.
 

 

Séismes.

Tuesday, 19 January 2010

Séismes personnels.

  Au lendemain du terrible séisme qui a ravagé leur pays, j’ai lu et entendu le témoignage de quelques chrétiens Haïtiens. Ils étaient encore sous le choc, les larmes aux yeux et inquiets pour les leurs. Mais, au sein même de leur épreuve, ils exprimaient leur confiance en Dieu. Au lieu de les éloigner de Dieu, cette épreuve gigantesque les avait amenés à se rapprocher de Dieu pour vivre Sa présence, recevoir force et consolation et prier pour leur pays.
 Ces témoignages éloquents m’ont remis en mémoire quelques passages de la Bible. Dieu promet de ne pas abandonner ceux qui se confient en Lui, même lorsque la terre chancelle : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. » Psaume 46 : 1 à 3. Mes frères et sœurs Haïtiens dans la foi m’ont démontré, par leur foi vivante, que les promesses de Dieu ne sont jamais exagérées, elles peuvent littéralement se réaliser. Ces promesses peuvent aussi se révéler efficaces dans nos séismes personnels.
 Le jour de mon baptême d’eau, le pasteur me remit une petite carte où était écrit le verset suivant : « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi. » Esaïe 54:10.
 Je n’avais que 25 ans, mais c’est sur les ruines d’une vie déjà brisée que le Seigneur a commencé à rebâtir ma nouvelle vie. Mes déboires avec l’alcool m’avaient interdit  le seul métier qui me passionnait : marin. Le monde que j’avais commencé à découvrir se refermait sur moi-même et mes problèmes. J’avais considéré l’alcool comme une aide à la joie, à la paix et à l’audace dans ma vie de jeune homme timide, renfermé et souvent craintif. Mais après quelques années de lune de miel avec les breuvages spiritueux, les bases de ma vie ont commencé à vaciller. De la joie exubérante je suis tombé dans la dépression. La paix artificielle et utopique de l’alcool a fait place au conflit avec les autres et avec moi-même. De l’audace aveuglée par les vapeurs alcooliques j’ai plongé dans la culpabilité et le remords. Ceci s’est traduit par des hospitalisations à répétition pour dépression, tentatives de suicide et finalement désintoxication ; ainsi que par ma réforme de la Marine Nationale, divers renvois et licenciement ; enfin un accident de voiture a fait de moi un individu considéré comme dangereux pour son prochain par la justice. Contrairement aux victimes des tremblements de terre, j’étais en grande partie responsable du séisme qui secouait ma vie. Petit à petit, verre après verre, le produit s’est infiltré, non seulement dans mes veines, mais surtout dans mon esprit. Je n’avais même pas remarqué les tremblements avant-coureurs qui ont précédé le séisme de ma vie.
 C’est ce choc sur la route qui a ouvert une faille jusqu’au plus profond de moi-même. Ce fut une horrible découverte du feu destructeur qui me rongeait et m’animait. J’avais blessé un homme. Ce n’était pas au programme bien que ce genre de chose était prévisible. J’étais anéanti dans ma conscience. Je décidai d’opérer une rupture totale avec l’alcool qui m’avait trahi. Ce ne fut pas facile car je découvris le vide qui m’habitait. Mais un jour je fis la rencontre de celui qui pardonne, console et transforme : Jésus-Christ. Rassurez-vous, ce n’est pas sur la place du marché, en plein soleil, que je l’ai rencontré ! C’est en lisant la Bible que j’ai découvert Jésus, et comme j’étais assoiffé j’ai bu ses paroles. J’ai bu ses paroles de paix et Il a écouté mes paroles de désespoir. Ce sont ses paroles qui ont triomphé sur les miennes. Sa paix est plus forte que le désespoir !
 Ce soir le témoignage de mes frères Haïtiens m’émeut et m’encourage. Oui, Dieu n’abandonne pas ceux qui se confient en lui, même lorsqu’ils ont tout perdu. Car même lorsque les montagnes chancelles et que la terre est bouleversée, les promesses de sa parole restent fiables comme il l’avait promis : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Matthieu 24 : 35.
 La parole de Dieu reste la même quand tout s’écroule autour de nous, au sens littéral lors des tremblements de terre comme au sens moral quand notre vie s’effondre.
«  Seigneur, puisque tu es devenu mon Père, je te remercie pour mes frères et sœurs Haïtiens et je te prie de les consoler, les soutenir et les fortifier dans leurs épreuves. Donne et redonne confiance en tes promesses à ceux qui  pleurent et qui souffrent, car toi seul peut accomplir cette restauration intérieure. Mais je te prie aussi de me conseiller pour savoir comment les aider concrètement à reconstruire leur quotidien matériel. Je pense aussi à tous ceux dont la vie vacille et bascule dans le vide, sauve-les du désastre et remplis leur vie de Ta présence. »                                                                                                                                   Concarneau le 18 Janvier 2010.                                                                                                    Alain Monclair.


Les jeunes et l'alcool

Wednesday, 10 September 2008

Pourquoi les jeunes d’aujourd’hui sont-ils toujours autant attirés par les boissons alcoolisées ? Les réponses peuvent être nombreuses, mais les raisons demeurent les mêmes que pour la jeunesse d’hier. L’alcool, par ses effets rapides sur le corps et le mental, semble, à première vue, un remède miracle contre le mal de vivre. Voici le témoignage éloquent de May Nicolson, une Écossaise âgée de 16 ans, au moment du récit: « Ma copine prit une rasade de vin et me passa la bouteille. Après deux gorgées je ne pouvais pas croire ce qui se passait en moi. La sensation de chaleur dans ma bouche devint une sensation de brûlure dans ma gorge et jusque dans mon estomac, et je sus sans l'ombre d'un doute que j'avais trouvé ce que je cherchais depuis des années. Une demi-bouteille de vin partagée entre nous deux, et je devins alcoolique.  Cela peut paraître une exagération, mais je sais que cela ne l'est pas.
C'était un fait, et je le savais.  Je ne veux pas dire que je savais que j'étais devenue alcoolique, mais je savais que l'alcool était ce qu'il me fallait pour faire de moi la personne que je voulais être.  J'étais accro. Mon insécurité s'envola dès que ce vin toucha à mon estomac. Une semaine plus tard, ma copine et moi achetâmes une demi-bouteille à partager, puis j'en achetai une autre pour moi toute seule. »
 De nombreux jeunes, filles et garçons, ont éprouvé ces effets étonnants de l’alcool. Pour certains cette période alcoolique n’a duré qu’un certain temps, mais d’autres n’ont jamais pu s’en sortir, ils sont devenus alcoolo dépendants pour le reste de leurs jours. Quelques uns en sont morts dès leurs premières grosses ivresses, soit dans un coma éthylique soit dans un accident de la route.
 Les rescapés de ces drames, comme May Nicolson, ou moi-même, voulons vous dire que nous sommes tombés dans ce piège, mais qu’il est possible d’en sortir. La première chose à comprendre, c’est que les produits mirages apportent toujours des lendemains qui déchantent. La Bible, plusieurs siècles avant Jésus-Christ, décrivait déjà ce que May Nicolson a vécu : “ Ne sois pas tenté par la belle couleur du vin qui pétille dans la coupe. Il coule agréablement dans le gosier, mais finalement il est comme une morsure de serpent, comme le poison d’un reptile venimeux. Tes yeux auront des visions, ton esprit et tes paroles deviendront confus. Tu te croiras en pleine mer, balancé au sommet du mât d’un navire. Tu te diras : J’ai dû être blessé et battu sans avoir mal et sans m’en rendre compte. Pourvu que je me réveille bientôt pour redemander à boire ! ” (Proverbes 23:31-35 BFC)
 Lorsque la dépendance s’installe, la déchéance commence. Et c’est la personne concernée, la victime, qui s’en aperçoit la dernière. Le venin alcool trouble la vue sur soi-même, il rend l’esprit confus et aveugle totalement ses victimes sur leur déchéance. Si vous êtes déjà pris dans ce piège, il existe un espoir. Dieu peut et veut vous aider à rompre avec l’alcool.
 Si vous avez commencé à boire parce que vous considériez que la vie est une galère impossible à vivre sans un euphorisant, sachez que Dieu veut vous remplir de sa bonté. Si vous avez peur de ne pas pouvoir vivre sans votre produit, abandonnez cette frayeur, car Dieu peut vous donner ce que l’alcool ne peut pas vous procurer. Dieu donne la vie et non la mort. Dieu n’est pas le Dieu des mirages, il est le Dieu des miracles ! Faites-lui confiance !
 David, futur roi d’Israël, se mit plusieurs fois dans des situations misérables. Un jour, dans sa fuite pour tenter de sauver sa peau, il se réfugia où il ne fallait pas : chez l’ennemi de son peuple. Découvert, il se trouva réduit à se faire passer pour fou aux yeux d’Akisch, roi de Gath. “Il se montra comme fou à leurs yeux, et fit devant eux des extravagances ; il faisait des marques sur les battants des portes, et il laissait couler sa salive sur sa barbe. ” (1 Samuel 21:13 NEG). Le roi de Gath fut convaincu de sa folie et le laissa partir. Mais ce que ce roi n’avait pas vu, c’était la prière, l’appel au secours que David adressait à Dieu dans son cœur. Il écrivit plus tard le récit de la délivrance que Dieu lui accorda : “ J’ai cherché l’Éternel, et il m’a répondu ; Il m’a délivré de toutes mes frayeurs.  Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte.  Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.  L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger.  Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en lui son refuge ! ” (Psaumes 34:4-8 NEG)
 Face aux attraits de la fuite dans l’alcool, vous pouvez adresser le même genre de prière à Dieu, et il vous répondra. Dieu est tellement bon, que ceux qui ont goûté à sa bonté, retournent sans cesse à la source de son amour. Renoncez aux mirages des breuvages dangereux pour vous laisser remplir par la bonté de Dieu, et vous ne serez pas déçus.

Concarneau le 10 Septembre 2008.
Alain Monclair


L'abstinence source d'abondance.

Friday, 8 August 2008


Mais examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon ; abstenez–vous de toute espèce de mal.” (1 Thessaloniciens 5:21-22 NEG)

L’abstinence, telle que la Bible la conçoit, est toujours un renoncement volontaire pour sortir d’une vie étriquée et sans saveur. Parfois cette abstinence est la seule solution pour triompher d’une habitude ou d’un produit qui nous rend esclaves. Dans aucun cas l’abstinence préconisée par Dieu n’a un but restrictif. Elle est toujours prescrite pour faire place à quelque chose de meilleur.

Le malheur de l’humanité provient de son incapacité à l’abstinence.

Tout le malheur de l’humanité a commencé par une simple entorse à l’une des règles établies par Dieu : s’abstenir de consommer le fruit d’un certain arbre dans le jardin d’Eden.
L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.” (Genèse 2:15-17 NEG)
Sans cette incartade nous serions encore au jardin d’Eden, nous habiterions le Paradis perdu et nous connaîtrions la présence de Dieu dès la naissance. Cependant nous ne pouvons pas mettre toute la responsabilité de cet échec sur le dos d’Adam et d’Ève, car nous savons bien, au fond de nous-mêmes, que nous n’aurions pas fait mieux qu’eux dans une même situation.
L’abstinence du fruit d’un seul arbre était donc la seule contrainte exigée par Dieu pour bénéficier d’une vie paradisiaque et abondante.
Le secret d’une vie abondante ne réside-t-il pas dans le discernement et le renoncement des choses dont nous devons nous abstenir pour pouvoir jouir de quelque chose de meilleur?

L’abstinence est-elle un libre choix ou une obligation ?
Oui, car la véritable abstinence a pour but de nous délivrer de l’esclavage d’une habitude, d’un produit ou d’une relation qui nous entraîne vers un rétrécissement de la vie, c'est-à-dire vers la mort. “Si ta main ou ton pied sont pour toi une occasion de chute, coupe–les et jette–les loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jeté dans le feu éternel. Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache–le et jette–le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n’ayant qu’un œil, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans le feu de la géhenne.” (Matthieu 18:8-9 NEG)
Je croyais être libre lorsque j’avais choisi l’alcool comme réconfortant pour mettre un peu d’ambiance dans ma triste vie et pour me « délivrer » de ma timidité chronique. Mais l’alcool s’est révélé être une occasion de chute dramatique pour moi. J’ai donc « coupé » la main qui levait le verre, le pied qui me menait à l’abreuvoir, l’œil qui s’allumait à la vue de la mousse blanche du houblon, de la robe rouge vermillon ou des dorures du malt écossais. Depuis 35 ans ma vie est amputée de ces produits. Des surgeons tentent de temps à autre de ressusciter le membre amputé, mais à chaque fois d’une main libre et tremblante mais sans pitié je coupe ces pousses indésirables. D’ailleurs, j’agis de même avec les arbres de mon jardin, car je sais que le résultat est garanti : moins de bois pour plus de fruits. Ces branches qu’on appelle des « gourmands », sucent la sève pour elles mêmes, au détriment de l’arbre tout entier et de son propriétaire. L’alcool, même revêtu de ses plus belles robes, exhalant ses parfums les plus suaves et affichant un millésime digne des plus belles tables, représente toujours le même danger pour moi. Aujourd’hui, comme hier, il peut détruire ma vie dans une ambiance de fête. Pour être sur qu’il ne me la fasse pas deux fois, j’ai choisi l’abstinence totale. Tant pis pour ceux qui me voient comme un trouble fête. Mais, moi je ne tiens pas à être offert en sacrifice involontaire sur l’autel/bar de leurs agapes. Car tel est le danger pour les rescapés de la barrique. J’ai donc coupé la main qui levait le verre, et, surprise ! Cette amputation est devenue source d’abondance ! Des fruits dont je ne connaissais pas la saveur sont venus habiter ma vie et la remplir. Comme les arbres de mon jardin, l’émondage m’a conduit vers l’abondance.

La confiance, chemin qui mène de l’abstinence vers l’abondance.
 C’est Jésus-Christ qui a rempli le vide laissé par l’abstinence dans ma vie. Avant mon abstinence je ne voyais pas le vide qui m’habitait, car j’étais plein de vin. Les spiritueux volaient la place du spirituel. Lorsque j’ai lu l’histoire de Jésus dans la Bible, mon cœur s’est ému, s’est ouvert, et Il l’a rempli. L’histoire de ma vie s’est, à partir de ce moment-là, imprégnée de celle de Jésus. Par son Esprit il est venu habiter ma vie, lui donner des couleurs et de la saveur. Ses promesses sont pour tous ceux qui lui accordent confiance : “Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur, comme dit l’Écriture.” (Jean 7:38 BFC)
 N’hésitez pas à prendre le chemin de l’abstinence ! Mais ne le faites pas seul, ayez recours à Jésus. Il est la source de vie abondante après laquelle notre cœur soupire. La générosité et l’amour sont les marques de sa présence dans nos vies. Arrêtons d’avoir recours à des ersatz pour essayer de donner un contenu à nos vies ; tournons-nous résolument vers celui qui veut nous remplir de son Esprit : “Ne vous enivrez pas : l’abus de vin ne peut que vous mener au désordre ; mais soyez remplis de l’Esprit Saint.” (Éphésiens 5:18 BFC)

Je remercie Dieu de m’avoir ouvert les yeux sur mon alcoolisme et de m’avoir révélé la vraie source de vie. Qu’Il fasse de même pour vous.

Sincèrement.

Concarneau le 8 Août 2008.
Alain Monclair.







8 pas vers la Restauration de l'être

Sunday, 8 June 2008

1er pas : Réaliser que je ne suis pas Dieu. J’admets être impuissant à contrôler mes tendances à faire le mal et je constate que ma vie est ingérable.
 «  En effet, je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma nature propre: j'ai la volonté de faire le bien, mais je ne parviens pas à l'accomplir. » Romains 7 : 18.

2ème pas : Croire sincèrement que Dieu Existe, que j’ai de l’importance à Ses yeux et qu’il possède la puissance de m’aider et de restaurer ma vie.
« En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Jean 3 : 16.

3ème pas : Choisir délibérément de confier toute ma vie et ma volonté aux soins et au contrôle de Christ.
 « Je vous encourage donc, frères et soeurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. » Romains 12 :1.

4ème pas : Examiner ouvertement et confesser mes fautes à moi-même, à Dieu et à une autre personne en qui j’ai confiance.
«  Réfléchissons à nos voies, examinons-les et retournons à l'Éternel! » Lamentations 3 : 40.
« Avouez-vous [donc] vos fautes les uns aux autres et priez les uns pour les autres afin d'être guéris. La prière du juste agit avec une grande force. » Jacques 5 : 16.
 
5ème pas : Me soumettre volontairement à chaque changement que Dieu veut faire dans ma vie et lui demander humblement d’éliminer mes déficiences.
«  Humiliez-vous devant le Seigneur et il vous élèvera. » Jacques 4 : 10.
«  Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. » 1 Jean 1 : 9.
 
6ème pas : Évaluer mes relations. Pardonner ceux qui m’ont blessé et réparer mes torts envers ceux à qui j’ai fait du mal, sauf si cette démarche nuit à la personne que j’ai offensée.
«  Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le [vous aussi] de même pour eux. » Luc 6 : 31.
« Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,
 laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande. » Matthieu 5 : 23-24.
 
7ème pas : Réserver chaque jour un temps avec Dieu pour m’examiner moi-même, lire la Bible, et prier pour mieux connaître Dieu et découvrir sa volonté pour ma vie et acquérir la puissance pour lui obéir.
«  Ainsi donc, que celui qui croit être debout fasse attention à ne pas tomber! » 1 Corinthiens 10 : 12.
«  Persévérez dans la prière, veillez-y dans une attitude de reconnaissance. » Colossiens 4 : 2.

8ème pas : Me donner moi-même à Dieu pour être utilisé par Lui pour apporter la Bonne Nouvelle aux autres, tant par mon exemple que par mes paroles.
«  Frères et soeurs, si un homme vient à être surpris en faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le dans un esprit de douceur. Veille sur toi-même, de peur que toi aussi, tu ne sois tenté. » Galates 6 : 1.

Traduit et adapté de l'anglais par Alain Monclair