Expérience.

Saturday, 10 April 2010

 Les limites et les lacunes de mon expérience.

«La révélation de tes paroles éclaire, elle donne de l’intelligence à ceux qui manquent d’expérience.» Psaume 119.130.
 Chaque pas dans la vie est un nouveau pas. Même lorsqu’on se surprend à dire «Je suis déjà passé par là», le pas que nous faisons est un nouveau pas. Car en effet, bien que je sois peut être déjà passé par là, je ne suis plus tout à fait le même, j’ai changé. Et si je suis déjà passé par là, cela ne veut pas dire que le prochain pas à faire soit exactement le même que celui fait dans mon expérience passée.
 En vieillissant mon expérience augmente, mais, malgré sa valeur, elle demeure encore limitée ; l’expérience de la mort physique par exemple m’est encore inconnue. L’expérience des autres peut m’être également précieuse pour m’aider à comprendre ce qui m’arrive, mais aussi pertinente soit-elle, l’expérience d’autrui n’appartient pas à mon propre vécu.
 La révélation des paroles de Dieu vient au secours de mon manque d’expérience. Elle transcende ma perplexité sur mes situations et m’éclaire pour sortir du dédale de mes interrogations et me conduit au seuil du palais de la connaissance de Dieu.
 Mon expérience la plus fiable est celle d’avoir découvert la luminosité de la parole de Dieu. Lorsque je manque d’expérience et que mes idées ne font qu’obscurcir mon chemin, seule la pensée de Dieu peut me donner l’intelligence  qui éclairera mon sentier.
 Sans les limites de mon bagage expérimental, me serai-je tourné vers Dieu ?
 Merci Seigneur pour les limites et les lacunes de mon expérience ! Merci pour la déficience de mon expérience personnelle qui m’invite à me tourner vers la luminescence de ta Parole. Tu dis un mot et les ténèbres s’enfuient ! Tu ouvres mes yeux sur ta Parole et la lumière jaillit sur mon chemin !

Concarneau le 10 Avril 2010.
Alain Monclair.


Consolés pour adorer.

Sunday, 28 March 2010


Consolation, guérison et communion du cœur.

 Le croyant est avant tout un homme de cœur et rendre culte à Dieu, c’est vivre un cœur à cœur avec Lui. Sans ouverture de cœur on ne peut pas devenir chrétien, car c’est en ouvrant la partie la plus intime et la plus secrète de notre être à Dieu que l’on devient chrétien. Et c’est en vivant le cœur ouvert devant Dieu et les hommes que nous suivons l’exemple de Jésus. Une telle vie exige des précautions et des soins constants. Dieu est celui qui nous prodigue de tels soins.
 Nous lirons trois textes de la Bible qui nous invitent à présenter nos cœurs à Dieu pour recevoir la consolation nécessaire pour vivre une chrétienne normale.

1°. Consolés au cœur de la vie.
 « Quand mon cœur est agité par une foule de pensées, tes consolations me rendent la joie. » Psaume 94 :19.
 Ce que l’on pense influe sur toute notre vie. Les pensées qui font le quotidien de vies interfèrent dans notre relation avec Dieu. Nous sommes souvent dépassés par nos pensées. Face à l’actualité nous ne savons pas toujours quoi penser, nous dit-on la vérité ? Il y a aussi ces pensées qui sèment l’inquiétude sur notre avenir, notre santé, nos bien aimés, et qui nous volent notre joie et notre sérénité. On voudrait parfois s’arrêter de penser mais nous constatons que ce n’est pas possible.
 Quand nous sommes coincés par l’embouteillage de nos pensées dans nos cœurs, la solution est de s’arrêter et de prendre du temps avec Dieu. Cependant ceci ne nous paraît pas toujours évident, car nous avons tendance à penser que nous avons besoin tout d'abord des réponses intellectuelles à ces pensées envahissantes. Mais ce psaume nous dit que notre besoin urgent ans ces situations où nos pensées se bousculent, est d'être consolés. Cette consolation est prodiguée par Dieu dans l'intimité, la consolation divine ne se prodigue pas à distance, elle exige la proximité. Dieu s'approche de nous lorsque nous nous approchons de lui le coeur agité par une foule de pensées. Nous avons besoin de recevoir cette consolation ppour mettre de l'ordre dans nos pensées.
 En tous domaines de notre vie nous devons toujours accorder la priorité à Dieu. Nos pensées et nos sentiments ne doivent jamais avoir une priorité sur Dieu, quelques soient les circonstances.
 Plus nos préoccupations sont nombreuses plus il est urgent de présenter nos cœurs à Dieu. Car Dieu n’attend pas que tous nos soucis soient résolus pour restaurer nos cœurs. Il restaure notre joie et nous donne la paix qui surpasse notre intelligence limitée dès que nous lui présentons notre cœur.

2°. La plénitude de la consolation malgré nos fautes et nos erreurs.
 « J’ai vu sa conduite, mais je le guérirai. Je le guiderai et lui assurerai une pleine consolation, à lui et à ceux qui sont en deuil à cause de lui. » Esaïe 57 :18.
 Le culte du dimanche est un moment pour se laisser observer par Dieu au milieu de nos frères et sœurs. Un temps de guérison pour nos cœurs. Un temps de communion et de partage où Dieu remplace les larmes et l’affliction par la paix. Le mot utilisé dans « pleine consolation » est « shalam », mot très proche de la fameuse salutation de paix « shalom ». La guérison de notre cœur et notre consolation personnelle sont une bénédiction pour tous. Si l’un des membres du corps souffre tous souffrent, et si l’un des membres du corps expérimente une pleine consolation tous bénéficient de cette consolation (2 Corinthiens 1 :3-7).
 Le culte est un moment de partage ou Dieu opère cette résilience dans nos cœurs. Lorsque nous partageons nos peines, nous partageons aussi la pleine consolation que Dieu verse dans nos cœurs.

3°. La délicatesse de la consolation divine.
 « Tout comme un homme est consolé par sa mère ; je vous consolerai moi-même ; vous recevrez la consolation dans Jérusalem. » Esaïe 66 :13.
 « Je vous caresserai pour vous apaiser, comme quand une mère caresse son enfant pour l’apaiser ; car vous serez consolés en Jérusalem. » (Esaïe 66:13 Martin)
 C’est avec la sensibilité de la personne qui nous a mis au monde que Dieu veut œuvrer dans nos cœurs. C’est lui qui nous a donné la vie et il ne nous abandonne pas à nos détresses. Par moments nous pouvons nous croire abandonnés par Dieu, mais ce sont nos pensées et nos sens qui nous trompent, car voici ce que dit Dieu : « Cependant, Sion dit : «  L’Eternel m’a abandonnée, oui, le Seigneur m’a oubliée. » « Une femme oublie–t–elle l’enfant qu’elle nourrit ? Cesse–t–elle d’aimer l’enfant qu’elle a conçu ? Et même si les mères oubliaient leurs enfants, je ne t’oublierai pas ! Voici, je t’ai gravée dans le creux de mes mains, je pense constamment à tes remparts. » (Esaïe 49:14-16 Sem)
 C’est dans « Jérusalem » que Dieu nous console. C'est-à-dire dans la ville où son Fils a été crucifié. « Jérusalem » signifie « fondement de la paix ».
 Nous recevons la paix là où nous sommes, mais son fondement initial est à Golgotha, ce mont de Jérusalem où Jésus a été crucifié.

 Remercions le Seigneur pour la pleine consolation qu’il nous offre. Laissons Dieu caresser nos cœurs par les mains percées de Jésus. Que sa parole domine nos pensées et  restaure nos cœurs. Ouvrons notre cœur pour recevoir ses bienfaits et louons Dieu.


Quimper le 28 Mars 2010.
Alain Monclair
 

Le Carême, un temps de sobriété

Sunday, 28 February 2010

Le Carême, un temps intense de sobriété devant Dieu.

 Un article du journal Réforme, écrit par le pasteur Antoine Nouis, a attiré mon attention. Il y présente le Carême comme un temps de sobriété dans une société de consommation abusive.
 Le Carême est à Pâques un peu ce qu’est l’Avent à Noël. Le Carême dure 40 jours, symbole des 40 jours de Jésus au désert. Durant cette période les chrétiens catholiques sont sensés manger maigre, c’est, selon la Conférence des Évêques de France « un temps de pénitence et de conversion ».
 Il semble que le zèle des musulmans à pratiquer le Ramadan ait été une interpellation pour les catholiques à pratiquer le Carême.
 Quant à nous, chrétiens protestants évangéliques, qui ne sommes pas assujettis à un calendrier liturgique, nous devrions aussi prendre le temps d’examiner ce qui fait le quotidien de notre vie. Un tas d’occupations et de choses que nous croyons à tort indispensables encombrent nos vies. Un retour à la sobriété est nécessaire pour redécouvrir ce qui est important aux yeux de Dieu.
 Car c’est Dieu seul peut nous aider à faire la différence entre ce qui superflu et ce qui est nécessaire. Jésus a parlé des pratiques religieuses de son temps dans le Sermon sur la montagne. Tant pour l’aumône, que pour la prière, que pour le jeûne, il met en garde contre un formalisme extérieur. Pour chacune de ces pratiques religieuses Jésus souligne l’importance de la vivre sous le regard de Dieu, il y parle de « ton Père qui est là dans le lieu secret » Matthieu 6 : 4, 6 et 18.
 Je vous invite à lire quelques textes de la Bible qui nous invite à ce retour à la sobriété d’esprit devant Dieu.
 “On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; Et ce que l’Eternel demande de toi, C’est que tu pratiques la justice, Que tu aimes la miséricorde, Et que tu marches humblement avec ton Dieu. ” (Michée 6:8 NEG) Le message de Michée n’est pas nouveau, il est une invitation à retrouver le simplicité et la sobriété des commandements de Dieu : “Maintenant, Israël, que demande de toi l’Eternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme ; ” (Deutéronome 10:12 NEG)

 Quelques soient nos occupations et nos responsabilités nous pouvons rester humbles, simples et sobres devant Dieu. Le roi David en témoigne et nous invite à suivre son exemple : “Cantique des degrés. De David. Eternel ! Je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ; Je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop relevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, Comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère ; J’ai l’âme comme un enfant sevré. Israël, mets ton espoir en l’Eternel, Dès maintenant et à jamais ! ” (Psaumes 131:1-3 NEG)

 Jésus nous appelle à venir puiser en lui cette humilité, simplicité et sobriété nécessaires à la vie de disciple. Ces vertus sont indispensables pour ressembler à Jésus, ce qui devrait être l’objectif naturel de tout disciple. Celui qui ne veut pas, de tout son cœur, ressembler à Jésus peut-il être son disciple ? Obéissons donc à son invitation : “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez le repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. ” (Matthieu 11:28-30 NEG). Larguons du lest. Jetons les pesantes sollicitations de ce monde par-dessus bord afin de rejoindre Jésus sur le chemin des vraies valeurs.

Nous pouvons parfois désirer tellement faire de grandes choses pour Dieu que nous nous voyons déjà sur un podium, ovationnés par tous, et félicités par Dieu. Et plus le podium est haut plus le chute sera humiliante. L’apôtre Paul ne cherche pas à rabaisser la barre pour les chrétiens de Rome, mais il leur rappelle la réelle valeur de la modestie et l’humilité. Ces vertus méprisées par les hommes sont des valeurs phare devant Dieu. Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui–même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. ” (Romains 12:3 NEG). “Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N’aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez–vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. ” (Romains 12:16 NEG). Il y quelque part dans notre cœur un attrait pour la simplicité et la sobriété, n’ayons pas peur de nous laisser attirer par ce qui est humble. Dieu ne demande pas plus  de nous que de marcher humblement avec Lui.

 Dieu se plaît à choisir des personnes ordinaires, et même moins qu’ordinaires pour en faire ses enfants : “Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu. Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus–Christ, qui par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, ” (1 Corinthiens 1:26-30 NEG)
 Nous n’avons donc pas besoin de nous glorifier pour gagner l’estime de Dieu en nous approchant de Lui. C’est lui qui nous a choisi tels que nous étions et qui nous invite aujourd’hui à nous approcher de Lui tels que nous sommes. Jésus nous suffit pour être acceptable aux yeux du Dieu trois fois Saint. Jésus nous suffit entrer dans l’intimité du Père et lui offrir simplement nos prières et nos louanges. La seule chose que nous puissions montrer de bon en nous sans tomber dans l’orgueil c’est Jésus. Ce Jésus, grâce à qui nous n’avons pas besoin de bomber le torse, de rouler des épaules ou de déballer tout notre pouvoir de séduction pour nous présenter devant Dieu. Ce Jésus, grâce à qui nous pouvons prier simplement, humblement, sobrement ; mais dans l'assurance que donnent l’amour de Dieu, la paix, la joie et la liberté qu’il verse dans nos cœurs par son Esprit.

 Quimper le 28 Février 2010.
Alain Monclair.


Un culte vrai et sincère

Saturday, 20 February 2010


Lecture préalable: Luc 22. 7 à 20.

 Le Seigneur Jésus a appris à ses disciples à célébrer Dieu dans une intimité familiale. Il leur a appris à appeler Dieu : « Notre Père ».
 Et lorsqu’il va instituer la Sainte Cène, il va le faire au cours d’un repas qui se prenait habituellement en famille : la Pâque juive.
 Sa bande de disciples Galiléens était un peu perdue à Jérusalem. Ils n’étaient pas assez riches pour louer un palace et ne connaissaient pas grand monde ouvert à leur cause dans la ville. Mais Jésus va les diriger de manière merveilleuse, précise et mémorable pour qu’ils trouvent un lieu où célébrer la Pâque en toute intimité, tant avec Dieu qu’entre eux.
 Jésus s’intéresse aux personnes plus qu’aux rites où  aux lieux de culte. Pierre et Jean vont tout d’abord rencontrer deux hommes, l’un assez humble pour porter une cruche d’eau et l’autre propriétaire d’une maison et assez généreux pour offrir une salle à Jésus et ses disciples pour fêter la Pâque.
 La pièce n’avait rien d’extraordinaire, mais elle correspondait exactement à leurs besoins, elle était suffisamment grande et était aménagée de façon à pouvoir y prendre un repas. Elle était assez modeste pour ne pas attirer l’attention sur autre chose que ce qu’ils venaient y faire : célébrer la Pâque. La Pâque, c'est-à-dire la libération de l’esclavage. La Pâque, c'est-à-dire la liberté retrouvée.
 Il faut suffisamment d’intimité pour partager sincèrement que nous avons été esclaves, et que sans Jésus-Christ et son œuvre à la croix nous le serions encore. Le Seigneur nous appelle à vivre ce partage lorsque nous célébrons la Cène. La Sainte Cène est le témoignage que nous sommes des pécheurs pardonnés. Le rassemblement chrétien s’établit sur cette base. Pour reconnaître la nécessité de la Croix, il faut plonger au plus profond de son propre cœur et reconnaître son péché. Si nous n’avions pas péché la Croix n’aurait aucun sens. Mais nous avons tous péché, c’est pourquoi la Croix de Jésus peut avoir un sens profond et intime pour chacun d’entre nous.
 Lorsque Jésus remercia Dieu pour le pain puis pour la coupe il remercia aussi son Père pour le Salut qu’il allait nous offrir. La Sainte Cène est toujours une invitation à remercier sincèrement le Seigneur pour sa victoire sur le péché et l’occasion de faire le ménage dans nos vies intimes, c'est-à-dire dans ce qui ne regarde que nous mais concerne tant Dieu que les frères et sœurs dans la foi, puisque nous formons un même corps. Voici ce que Paul écrivait aux Corinthiens : “Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité.” (1 Corinthiens 5:7-8 NEG)
 C’est ce que nous célébrons qui est important, où que nous le fassions, nous devons veiller à entrer dans l’intimité de Dieu et rechercher le pardon, la paix et la sainteté qu’il procure en Jésus-Christ.
 Que Dieu dirige nos cœurs vers la Croix où nous trouvons les pains sans levain de la pureté et de la vérité. Louons-le pour le miracle de la Croix !
Quimper Dimanche 7 Février 2010.
Alain Monclair.

La bonté de Dieu

Sunday, 30 August 2009


Lecture : Psaume 36.

 Le Psaume 36 est l’un des nombreux textes de la Bible qui parle de la bonté de Dieu.
 Dans ce Psaume David décrit le contraste qui existe entre la bonté de Dieu et la méchanceté de l’impie.
 Le croyant n’est pas fondamentalement meilleur que le méchant, mais en accueillant la bonté de Dieu dans sa vie il est guéri de la haine, de l’orgueil, du mensonge et de la folie qui le poussait à suivre le chemin de ses instincts.
 Tant que nous n’avons pas goûté à la bonté de Dieu nous ne savons pas qui est Dieu et notre cœur demeure impie, c'est-à-dire incapable de louer Dieu et de vivre une relation intime avec lui.
 La romancière Marie NDIAYE trouve que la bonté est une chose plus difficile à comprendre que la méchanceté : « Maintenant que je mûris, je suis de plus en plus intriguée et intéressée par la bonté. Elle est plus difficile à comprendre que la cruauté, plus discrète et, par là, plus compliquée à décrire. » Marie NDIAYE, Romancière. L'EXPRESS 27 Août 2009.
 La découverte de la bonté de Dieu change la vision de la vie du croyant. Car la bonté de Dieu est :

1°. Sans frontières.(Psaume 36.6-7) La bonté de Dieu atteint tant les hauteurs célestes que les profondeurs de l’océan. Dieu fait preuve de bonté envers toute sa création, hommes et bêtes, petits et grands. Seul un refus de notre part peut nous rendre inaccessible à la bonté de Dieu. Malheureusement ce refus existe comme l’écrit Paul aux chrétiens de Rome (Romains 2.4).
 Apprenons à découvrir la bonté de Dieu là où nous sommes, dans le périmètre de notre vie quotidienne.

2°. Un trésor intarissable.(Psaume 36.8-10) La bonté de Dieu est précieuse, elle est la seule valeur refuge* qui nous garantit la sécurité et l’abondance dans les crises de la vie. La bonté de Dieu répond en tout temps à la soif de notre cœur et nous conduit aux sources de la vie. La bonté de Dieu nous éclaire sur nos vrais besoins et sur nos vraies valeurs.
 Puisons dans ce trésor intarissable pour proclamer les richesses de la bonté de Dieu.

3°. Accessible à tous les cœurs avides de Dieu.(Psaume 36.11-12) Un cadeau peut être anonyme, mais pas un acte de bonté. La bonté est une vertu étroitement liée à la personne qui l’exerce. Pour découvrir la bonté de Dieu il faut aussi découvrir la personne de Dieu. Dieu se révèle. Il a tout fait pour que nous puissions le connaître en envoyant son Fils dans le monde (Jean 1.18). Comme David, prions que Dieu étende sa bonté sur nous. Cette bonté est notre force dans l’adversité. Nous avons besoin de la bonté de Dieu pour vivre, le nier serait tomber dans l’orgueil.  Remercions Dieu pour sa bonté infinie, intarissable et accessible.                
   Prions qu’il nous remplisse de sa bonté afin qu’elle se manifeste à sa gloire dans nos vies.

* Valeur refuge : Investissement permettant d’être à l’abri en cas de crise financière ou de forte dépression des marchés. L’or, la terre, l’immobilier, les œuvres d’art, sont souvent considérées comme des valeurs refuges.

Alain Monclair. Quimper le 30.08.2009.



Psaume 36
   Au chef des chantres. Du serviteur de l'Eternel, de David.
2 La parole impie du méchant résonne au fond de mon coeur ;
La crainte de Dieu n'est pas devant ses yeux.
3 Car il se flatte à ses propres yeux,
Pour consommer son iniquité, pour assouvir sa haine.
4 Les paroles de sa bouche sont fausses et trompeuses ;
Il renonce à agir avec sagesse, à faire le bien.
5 Il médite l'injustice sur sa couche,
Il se tient sur une voie qui n'est pas bonne,
Il ne repousse pas le mal.
6 Eternel ! Ta bonté atteint jusqu'aux cieux,
Ta fidélité jusqu'aux nues.
7 Ta justice est comme les montagnes de Dieu,
Tes jugements sont comme le grand abîme.
Eternel ! Tu soutiens les hommes et les bêtes.
8 Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu !
A l'ombre de tes ailes les fils de l'homme cherchent un refuge.
9 Ils se rassasient de l'abondance de ta maison,
Et tu les abreuves au torrent de tes délices.
10 Car auprès de toi est la source de la vie ;
Par ta lumière nous voyons la lumière.
11 Étends ta bonté sur ceux qui te connaissent,
Et ta justice sur ceux dont le coeur est droit !
12 Que le pied de l'orgueil ne m'atteigne pas,
Et que la main des méchants ne me fasse pas fuir !
13 Déjà tombent ceux qui commettent l'iniquité ;
Ils sont renversés, et ils ne peuvent se relever.