Séismes.

Tuesday, 19 January 2010

Séismes personnels.

  Au lendemain du terrible séisme qui a ravagé leur pays, j’ai lu et entendu le témoignage de quelques chrétiens Haïtiens. Ils étaient encore sous le choc, les larmes aux yeux et inquiets pour les leurs. Mais, au sein même de leur épreuve, ils exprimaient leur confiance en Dieu. Au lieu de les éloigner de Dieu, cette épreuve gigantesque les avait amenés à se rapprocher de Dieu pour vivre Sa présence, recevoir force et consolation et prier pour leur pays.
 Ces témoignages éloquents m’ont remis en mémoire quelques passages de la Bible. Dieu promet de ne pas abandonner ceux qui se confient en Lui, même lorsque la terre chancelle : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. » Psaume 46 : 1 à 3. Mes frères et sœurs Haïtiens dans la foi m’ont démontré, par leur foi vivante, que les promesses de Dieu ne sont jamais exagérées, elles peuvent littéralement se réaliser. Ces promesses peuvent aussi se révéler efficaces dans nos séismes personnels.
 Le jour de mon baptême d’eau, le pasteur me remit une petite carte où était écrit le verset suivant : « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi. » Esaïe 54:10.
 Je n’avais que 25 ans, mais c’est sur les ruines d’une vie déjà brisée que le Seigneur a commencé à rebâtir ma nouvelle vie. Mes déboires avec l’alcool m’avaient interdit  le seul métier qui me passionnait : marin. Le monde que j’avais commencé à découvrir se refermait sur moi-même et mes problèmes. J’avais considéré l’alcool comme une aide à la joie, à la paix et à l’audace dans ma vie de jeune homme timide, renfermé et souvent craintif. Mais après quelques années de lune de miel avec les breuvages spiritueux, les bases de ma vie ont commencé à vaciller. De la joie exubérante je suis tombé dans la dépression. La paix artificielle et utopique de l’alcool a fait place au conflit avec les autres et avec moi-même. De l’audace aveuglée par les vapeurs alcooliques j’ai plongé dans la culpabilité et le remords. Ceci s’est traduit par des hospitalisations à répétition pour dépression, tentatives de suicide et finalement désintoxication ; ainsi que par ma réforme de la Marine Nationale, divers renvois et licenciement ; enfin un accident de voiture a fait de moi un individu considéré comme dangereux pour son prochain par la justice. Contrairement aux victimes des tremblements de terre, j’étais en grande partie responsable du séisme qui secouait ma vie. Petit à petit, verre après verre, le produit s’est infiltré, non seulement dans mes veines, mais surtout dans mon esprit. Je n’avais même pas remarqué les tremblements avant-coureurs qui ont précédé le séisme de ma vie.
 C’est ce choc sur la route qui a ouvert une faille jusqu’au plus profond de moi-même. Ce fut une horrible découverte du feu destructeur qui me rongeait et m’animait. J’avais blessé un homme. Ce n’était pas au programme bien que ce genre de chose était prévisible. J’étais anéanti dans ma conscience. Je décidai d’opérer une rupture totale avec l’alcool qui m’avait trahi. Ce ne fut pas facile car je découvris le vide qui m’habitait. Mais un jour je fis la rencontre de celui qui pardonne, console et transforme : Jésus-Christ. Rassurez-vous, ce n’est pas sur la place du marché, en plein soleil, que je l’ai rencontré ! C’est en lisant la Bible que j’ai découvert Jésus, et comme j’étais assoiffé j’ai bu ses paroles. J’ai bu ses paroles de paix et Il a écouté mes paroles de désespoir. Ce sont ses paroles qui ont triomphé sur les miennes. Sa paix est plus forte que le désespoir !
 Ce soir le témoignage de mes frères Haïtiens m’émeut et m’encourage. Oui, Dieu n’abandonne pas ceux qui se confient en lui, même lorsqu’ils ont tout perdu. Car même lorsque les montagnes chancelles et que la terre est bouleversée, les promesses de sa parole restent fiables comme il l’avait promis : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Matthieu 24 : 35.
 La parole de Dieu reste la même quand tout s’écroule autour de nous, au sens littéral lors des tremblements de terre comme au sens moral quand notre vie s’effondre.
«  Seigneur, puisque tu es devenu mon Père, je te remercie pour mes frères et sœurs Haïtiens et je te prie de les consoler, les soutenir et les fortifier dans leurs épreuves. Donne et redonne confiance en tes promesses à ceux qui  pleurent et qui souffrent, car toi seul peut accomplir cette restauration intérieure. Mais je te prie aussi de me conseiller pour savoir comment les aider concrètement à reconstruire leur quotidien matériel. Je pense aussi à tous ceux dont la vie vacille et bascule dans le vide, sauve-les du désastre et remplis leur vie de Ta présence. »                                                                                                                                   Concarneau le 18 Janvier 2010.                                                                                                    Alain Monclair.


Du sol au Ciel.

Saturday, 9 January 2010

De la pluie, des arbres et des hommes.

« Lorsque l’Eternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Cependant, une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. » Genèse 2 : 5-6.
  Dieu marque ici une étape dans son travail de Créateur. Il ne veut pas aller plus loin dans ses projets sans créer l’homme et faire tomber la pluie. Il crée l’herbe avec sa graine, les arbres avec leurs fruits et les fruits avec leurs semences. Tout pouvait apparemment pousser et se reproduire automatiquement, mais Dieu ne créa pas un monde 100% automatique. L’automatisme devient vite monotone, Dieu le savait. Aussi Dieu créa l’homme pour rompre la monotonie et avoir sur la terre une créature qui puisse dialoguer avec Lui.
 Au commencement de la création l’eau venait d’en bas. Pour éviter que l’homme regarde toujours vers le sol Dieu créa la pluie. Ainsi le sol avait besoin du ciel pour devenir fécond. L’homme se penchait vers le sol pour cultiver la terre et attendait du ciel la bénédiction d’en haut.
 Tout marcha bien jusqu’au jour où l’homme s’arrêta entre sol et ciel et se fixa sur un fruit défendu, et c’était à vrai dire le seul fruit défendu de tout le phénoménal verger d’Eden. Dieu, Créateur et propriétaire de cet endroit paradisiaque, se réservait l’exclusivité de la production de cet arbre unique. Séduite par un publicitaire de passage Ève croqua le fruit et le partagea généreusement avec Adam. Chaud partisan de l’égalité des sexes, Dieu nomma cette faute le péché d’Adam. Ceci n’évita pas une partie de ping-pong verbal lorsque Dieu mena son enquête. C’est depuis ce temps là que le serpent tentateur est condamné à ramper sur le sol et que la plupart des hommes considèrent la pluie comme du mauvais temps.
 Cependant Dieu ne désespéra pas totalement de l’homme, car c’eut été un peu désespérer de Lui-même. Cependant Il rendit le travail de l’homme plus pénible afin qu’il doive s’arrêter de temps à autre pour éponger la sueur de son front. Ainsi, en relevant la tête, peut-être l’homme se souviendrait-il que la bénédiction ne vient pas du sol mais du ciel.
 Beaucoup plus tard, quand l’homme eut assez de temps pour réfléchir sur la précarité de sa condition, Dieu envoya du ciel mieux que la pluie ; il envoya son Fils pour donner à l’homme la possibilité de pouvoir à nouveau regarder vers le ciel sans rougir de ses fautes.
 Les uns crurent très vite, mais les autres s’obstinèrent à regarder vers le sol.
 Après des siècles d’obstination ils finirent tout de même par regarder vers le ciel et ils découvrirent avec effroi que le ciel était plein de trous. Non pas des fenêtres ou des écluses des cieux dont parle la Bible, et d’où la bénédiction peut découler. Mais ils virent dans le ciel des trous dus à la malédiction qui vient d’en bas, de chez les hommes ; ils virent que la couche d’ozone était devenue une vraie passoire. Les hommes firent leur enquête et découvrirent que leurs terriennes bombes aérosols perçaient le ciel et que leurs frigos contribuaient au réchauffement de la planète. Un complément d’enquête révéla que presque tout contribuait au réchauffement climatique. Ceci jeta un froid parmi les hommes qui commencèrent à s’accuser les uns les autres de ce désastre. Comme l’avenir de notre vielle planète semblait hypothéqué, on recommença à s’intéresser aux voyages dans l’espace dans l’espoir de découvrir une planète de remplacement. Pour financer ces expéditions et accorder un sursis à la planète on eut l’idée taxer les aérosols, les frigos, les vieilles voitures de pauvres, les avions (sauf présidentiels et ministériels), les vieilles chaudières, les taudis mal isolés et les vaches trop méthaneuses. Tout ceci occupa les hommes, car bonne était l’idée disait-ils. Mais ils oubliaient de regarder vers le ciel. Certes ils regardaient vers l’espace sidéral, mais seulement avec l’espoir d’y découvrir un sol habitable !
 Ils semblaient oublier que le sol fut maudit bien avant les bombes aérosols et les moteurs à explosions, et que sans la bénédiction céleste l’homme est toujours à la poursuite de ce qui le détruit.
 Cependant Dieu patiente encore et adresse à tout homme cet appel solennel et urgent: « Changez donc d’attitude et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés ! Alors des temps de rafraîchissement viendront de la part du Seigneur et il enverra le Messie qui vous était destiné, Jésus. C’est Lui que le ciel doit accueillir jusqu’au moment de la restauration totale dont Dieu a parlé depuis longtemps par la bouche de tous ses saints prophètes. » Actes des Apôtres, chapitre 3, versets 19 à 21.
 Soyons donc respectueux du sol de notre planète puisque que c’est Dieu qui l’a créée, et parce que c’est là que nous demeurons aujourd’hui. Mais, quoi qu’il arrive, nous n’y serons pas éternellement ; ayons donc le courage salutaire de regarder vers les cieux, non avec des lunettes astronomiques, mais avec nos cœurs. Car c’est seulement avec les yeux du cœur que nous verrons le Sauveur Jésus-Christ.
 Qu’Il vous fasse du bien en cette nouvelle année 2010. Qu’il remplisse vos cœurs d’espoir là où tout semble désespérant.
 Sincèrement.
 Alain Monclair.
 Concarneau le 9 Janvier 2010.


Le ciel sur la terre en 2010!

Wednesday, 6 January 2010

Les fenêtres du ciel.

 « Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit l'Eternel, le maître de l'univers, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 : 10. (Second 21)
 Ce verset est probablement le texte le plus connu du prophète Malachie par les chrétiens de tous les temps. Il a été parfois utilisé comme une recette pour obtenir la prospérité. Il est bon de se rappeler que la vraie prospérité ne repose pas sur la fortune et que les trésors de Dieu ne se comptent pas en espèces sonnantes et trébuchantes de ce bas monde. Cependant la manière dont nous gérons notre argent indique les priorités de notre vie. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, on n’achète pas Dieu avec son argent ! Les seules offrandes qui puissent plaire à Dieu sont celles qui proviennent d’un cœur brûlant et assoiffé des choses célestes. L’époque de Malachie était un temps de crise comparable à aujourd’hui. La crise peut déformer notre manière de voir les choses et influencer notre comportement à l’égard de Dieu. Les crises nous révèlent que nous n’avons pas toutes les clefs en main pour gérer nos situations. Seul Dieu possède les clefs de la bénédiction céleste, par contre nous pouvons encore rajouter des verrous à la crise par nos mauvaises manières de réagir.

1°. Les verrous de la crise.
 Les contemporains de Malachie verrouillaient leur triste situation par une série de mauvaises réactions :
1.    Au sujet de l’amour de Dieu. Ils ne discernaient plus l’amour de Dieu à l’œuvre dans leur vie. Or, la base relationnelle de Dieu avec son peuple est l’amour, c’est pourquoi le livre de Malachie commence par ces mots : « Je vous ai aimés, dit l’Eternel, et vous dites : ‘En quoi nous as-tu aimés ?’ » Mal. 1:2. L’amour de Dieu n’est pas indexé au cours de la bourse ni au contenu de notre portefeuille. Cependant notre attitude pourrait parfois le laisser penser !
2.    Au sujet de la grandeur de Dieu. Lorsque nous traversons une situation de crise nous avons
l’impression que notre horizon se rétrécit, et nous pouvons commettre
l’erreur d’inclure Dieu dans ce rétrécissement de notre horizon.
Les contemporains de Malachie avaient rétréci leur Dieu ! Ils ne lui attribuaient plus qu’une place secondaire dans leur vie. Ils ne croyaient plus en sa puissance et en sa souveraineté. Aussi Dieu va charger Malachie de leur marteler un important message : Dieu est ‘l’Eternel des armées’ ou ‘l’Eternel, le maître de l’univers’. Ce titre de Dieu est utilisé 24 fois dans le petit livre de Malachie. Voici la définition de cette expression biblique : « Le sens primitif de ce nom peut s’expliquer par l’intervention de Dieu dans les combats pour son peuple Israël, mais l’idée principale est beaucoup plus large : C’est la souveraineté et la puissance de Dieu sur les armées terrestres (hommes et animaux) et célestes (astres et anges), c'est-à-dire sur l’univers tout entier qu’il a créé. » (note NBS.) Souvenons-nous que Dieu est toujours le Seigneur de l’univers, nos crises terrestres et humaines n’ont jamais le pouvoir de rétrécir Dieu.
3.    Au sujet de la fidélité de Dieu. Dieu ne change pas, il demeure fidèle à lui-même. Et ceci vaut mieux pour nous, car cette fidélité inclut sa grâce : « Je suis l’Eternel, je ne change pas, et vous, descendants de Jacob, vous n’avez pas été détruits. » Malachie 3 : 6. Il y a quelques années paraissait un livre ayant pour titre : « Dieu change en Bretagne. » « La religion on ne sait plus ni où c’en est ni où ça va. » rapporte l’auteur de ce livre dans son enquête sur les changements religieux dans un village breton. Dieu ne change pas, même localement. Dieu reste toujours et partout le Dieu de l’univers et ceci quelques soient les crises locales. En tout lieu, en tout temps, Dieu désire communiquer sa grâce acquise par Jésus-Christ. Et, « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » Hébreux 13 : 8.
4.    Au sujet de la Parole des Dieu. Les contemporains de Malachie s’étaient éloignés de la Parole de Dieu. Cette Parole restait probablement visible dans leurs  cérémonies religieuses, mais elle ne touchait plus les cœurs et elle n’influençait plus leur manière de vivre : « Dès l’époque de vos ancêtres, vous vous êtes écartés de mes prescriptions, vous ne les avez pas respectées. Revenez à moi et je reviendrai à vous, dit l’Eternel, le maître de l’univers. » Malachie 3 : 7.  La solution pour déverrouiller leur situation est de revenir à cette Parole : « Souvenez-vous de la loi de mon serviteur Moïse ! Je lui ai donné en Horeb, pour tout Israël, des prescriptions et des règles. » Malachie 3 : 22. Dieu nous a donné des prescriptions et des règles pour vivre ses promesses. Les règles ne sont pas une entrave à la liberté, au contraire, elles permettent de vivre dans la liberté et la grâce sans dommages. Imaginez que sous prétexte de vivre libre, ce matin, chacun ait pris sa voiture en conduisant du côté de la route qui lui soit le plus agréable, afin de mieux voir la mer par exemple ! Le simple bon sens nous indique que les prescriptions et les règles sont nécessaires pour vivre libre sans danger. Si nous voulons marcher dans les voies de Dieu il nous faut respecter les règles de Dieu. Si nous ne respectons pas ces règles une collision frontale avec le jugement de Dieu est aussi prévisible que si nous roulions à gauche sur une route française.                                                   
 Lorsque ce n’est pas la Parole de Dieu qui règne, c’est la nôtre qui le fait. Nous n’en sommes pas souvent conscients, mais ceci n’échappe pas à Dieu : « Vous fatiguez l’Eternel par vos paroles et vous dites : ‘En quoi l’avons-nous fatigué ?’ C’est en disant : ‘L’Eternel voit d’un bon oeil celui qui fait le mal, c’est en lui qu’il prend plaisir’, ou encore : ‘Où est le Dieu de la justice ?’ » Malachie 2 : 17.
5.    Au sujet de leur part dans leur alliance avec Dieu. Le croyant vit sous le bénéfice d’une alliance avec Dieu. Dans toute alliance il y a des obligations collatérales. Lorsqu’on se marie, par exemple, c’est pour ne plus être seul et pour que chacun dans le couple soit une aide pour l’autre. Si tant de mariages battent de l’aile ou explosent en plein vol c’est parce que cette règle de base n’est pas respectée. Avec Dieu il en est de même, notre alliance est un pacte d’amour qui inclut notre participation. Il est vrai que c’est Dieu qui fait le plus dans cette alliance, notre part semble au moins 10 fois plus petite que celle de Dieu, mais ce n’est pas une raison de négliger ce 1/10ème.

2°. Les dîmes, clefs de l’abondance.  
« Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit l'Eternel, le maître de l'univers, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 : 10. (Second 21)
 La dîme était une obligation de l’Ancien Testament. Elle demeure un bon indice pour nous aider à déterminer le montant de nos offrandes. Au temps de l’A.T. la dîme n’était pas synonyme d’argent, mais du dixième de toutes les récoltes de l’année. Les dîmes étaient parfois échangées contre de l’argent pour faciliter l’offrande lorsque les croyants habitaient très loin de Jérusalem (Deutéronome 14 : 24-25). Donner la dîme était un joyeux privilège et non une lourde et triste obligation (Deutéronome 14 : 26). Les dîmes avaient aussi pour objectif de rendre possible l’œuvre de Dieu, elle servait à  soutenir les Lévites qui oeuvraient pour Dieu et n’avaient pas d’autres ressources (Deutéronome 14 : 27, 29). En donnant la dîme, le Juif se donnait lui-même, il donnait son temps et ses efforts pour cultiver ses champs, élever son bétail ou presser son huile.
 Dieu s’intéresse à nous plus qu’à notre argent ! On ne peut pas manifester son amour envers son conjoint et ses enfants uniquement en leur faisant beaucoup de cadeaux. D’accord ! Les cadeaux on n’en jamais trop ! Mais des cadeaux ne suffisent pas pour entretenir une relation familiale empreinte d’amour. Pour jouir d’une bonne relation avec son conjoint et ses enfants il faut leur consacrer du temps. Du temps pour les écouter, du temps pour leur parler, du temps pour les aider et du temps pour pleurer ou rigoler ensemble. C’est ça la vie de famille.
 De même, pour entretenir une bonne relation avec Dieu il faut se donner du temps. Comment apprendrons-nous à connaître Dieu si nous ne prenons pas le temps de lui parler, de l’écouter et de lui faire plaisir ?
 Nous avons la Bible pour connaître sa pensée, la prière pour lui parler et notre cœur pour le servir. Mais si nous ne prenons pas le temps de lire la Bible, comment connaîtrons-nous la pensée de Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de prier comment cultiverons-nous une communion intime avec Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de servir Dieu, en témoignant de notre foi, en nous engageant dans l’église ou en aidant notre prochain, comment verrons-nous la main de Dieu à l’œuvre dans notre vie quotidienne ?
 Combien de temps consacrons-nous à Dieu chaque jour ?
 Consacrer le dixième de notre temps pour apprendre à mieux connaître Dieu et le servir peut être un bon repère.
 J’ai entendu parler de ce principe alors que j’étais nouvellement converti, cette idée m’a aidée à organiser ma vie pour trouver du temps pour Dieu. Je n’étais pas pasteur à cette époque, mais ouvrier d’usine. J’ai trouvé ce temps pour mieux connaître Dieu avant et après le travail, à 5 heures du matin lorsque je commençais à heures !
 Quelque temps après ma conversion un homme de Dieu est venu animer une retraite spirituelle en Bretagne. Il s’appelait Ralph Shallis, cet homme venait d’écrire un livre qui s’intitulait « Si tu veux aller loin ». Dans ce livre il abordait cette notion de donner la dîme de son temps à Dieu. Il avait lui-même expérimenté cette discipline, et c’est pour cela qu’il en parlait avec enthousiasme. J’ai essayé d’en faire autant et j’ai été convaincu de la méthode. Dieu parle par les Écritures à quiconque se met à son écoute. Je vous cite maintenant Ralph Shallis :

« La dîme de notre temps.
COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL METTRE À PART POUR LA PRIERE?
 Le Nouveau Testament nous laisse libres. Chacun doit s'entendre avec Dieu à ce sujet. Pourtant je me souviens qu'en tant que jeune chrétien je ne faisais que très peu de progrès dans ma vie spirituelle avant d'avoir accepté de donner à Dieu la dîme de mon temps. Cela revient à dire presque deux heures et demie par jour. Tout d'abord il me semblait impossible de trouver tout ce temps dans une même journée et j'avais pourtant terriblement envie de mieux connaître Dieu. Après des mois d'hésitations et de conflits, j'ai pu faire un pacte avec Dieu à ce sujet. Voilà 37 ans que Dieu honore ce pacte.
 J'ai commencé par fixer trois rendez-vous quotidiens avec Dieu, matin, midi et soir. J'ai vu dans la Bible que Daniel le faisait et qu'il avait même préféré se faire jeter aux lions plutôt que d'y renoncer, ne fût-ce qu'un seul mois (Daniel 6: 10, 16). J'ai compris que si notre corps a besoin de trois repas par jour, notre âme a tout autant besoin de trois rencontres avec Dieu par jour. J'ai donc décidé de donner à Dieu suffisamment de temps pour me parler. Il m'était cependant difficile de bloquer mon temps en trois grandes rencontres; je prenais donc, au cours de la journée, une minute par-ci, deux ou dix minutes par-là, pour compléter ma `dîme'. Il était indiciblement précieux que de pouvoir oublier le monde trois fois au cours de la journée et concentrer mes regards uniquement sur le Christ. Ces moments sont devenus chaque mois de plus en plus lumineux. Finalement j'avais une telle communion avec Dieu, mon intimité avec lui était si profonde, que je priais toute la journée sans arrêt, en plein travail, comme au milieu de mes loisirs. La prière n'a pas nécessairement besoin de paroles formulées; la prière est en partie un état d'esprit où nous sommes sans cesse en communion avec Dieu. Même inconsciemment nous sommes avec lui, jouissant de sa présence, à la recherche de sa face.
 Il n'y a aucune règle dans le Nouveau Testament quant à la durée du temps qu'il faut mettre à part pour Dieu. On est tout à fait libre à ce sujet. Mais si nous sommes intelligents et si nous aimons réellement Dieu, nous lui donnerons naturellement le plus possible. Notre temps étant l'élément le plus précieux à notre disposition nous ferons bien de l'économiser pour Dieu. Il vaut beaucoup plus que l'argent, car de l'argent perdu peut être récupéré, alors qu'une heure de gaspillée est à jamais perdue. » « Si tu veux aller loin » pages 90-91.

 Un peu plus loin dans son livre il écrit ceci :
 « EST-CE TROP DIFFICILE?
 Je sais que l'objectif que je mets devant toi est difficile; il est humainement impossible. L'engrenage du monde est conçu par le diable de manière à exclure Jésus-Christ de la vie; tout est contre nous. Je le sais par ma propre expérience. Il a fallu, au cours de ma vie, que je prenne le temps par force, entre deux classes, dans l'autobus, avant ou après le repas, quelquefois en mangeant, en marchant dans la rue, en me levant plus tôt ou en me couchant plus tard... Quand on est amoureux, on se débrouille bien pour rencontrer la jeune fille ou le garçon qu'on aime   quand on est épris d'amour pour Dieu, on trouve d'une manière ou d'une autre le temps de s'entretenir avec lui. Qui ne peut arracher une demi-heure pour lire les vérités éternelles?
Demande à Dieu de te fixer un objectif: Si réellement tu ne peux pas suivre ces conseils, alors demande à Dieu de te fixer un autre objectif. C'est lui qui décide de l'emploi de ton temps et il le fait selon sa grâce. Dieu sait de quoi tu as besoin et aussi de quoi tu es capable. Il comprend ta situation. Il ne cherche pas à te dévorer, à t'exploiter; il est ton Père, tendre et compatissant, cherchant ton véritable bonheur. Tu es libre. Le Nouveau Testament ne nous donne aucun commandement à ce sujet. Mais sois sérieux. Ta vie s'écoule, elle te glisse entre les doigts, et tu n'as qu'une seule vie. » Idem pages 103-104.

CONCLUSION.
 Pour que 2010 soit vraiment une nouvelle année il nous faut faire sauter les verrous qui nous emprisonnent dans la médiocrité spirituelle et commencer à offrir à Dieu les dîmes de nos richesses. Notre temps est aussi précieux que celui des plus grands de ce monde. Mais il n’y a que 24 heures par jour. Pour trouver du temps pour Dieu il faudra probablement en supprimer pour d’autres domaines. Si nous commençons par supprimer 10 % du temps que nous passons devant la télé ou un écran d’ordinateur, ce sera peut-être déjà un bon début. Quand nous aurons goûté aux bienfaits de la présence de Dieu nous trouverons encore plus facile de lui accorder plus de temps.
 Plusieurs parmi les auditeurs ou les lecteurs de Malachie furent attentifs et ils renouvelèrent leur alliance avec Dieu. Et Dieu leur adressa ces promesses :
 « Ils seront à moi, dit l’Eternel, le maître de l’univers, ils m’appartiendront, le jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux comme un homme a compassion de son fils qui le sert, et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » Malachie 3 : 17-18.
« Mais pour vous qui craignez mon nom le soleil de justice se lèvera, et la guérison sera dans ses rayons. » Malachie 3 : 20.

 Que Dieu vous accorde une bonne année 2010 ! Qu’il vous révèle la grandeur de son amour et sa fidélité en toutes circonstances !

Quimper le 3 Janvier 2010.
Alain Monclair.