Séismes.
Tuesday, 19 January 2010
Séismes personnels.
Au lendemain du terrible séisme qui a ravagé leur pays, j’ai lu et entendu le témoignage de quelques chrétiens Haïtiens. Ils étaient encore sous le choc, les larmes aux yeux et inquiets pour les leurs. Mais, au sein même de leur épreuve, ils exprimaient leur confiance en Dieu. Au lieu de les éloigner de Dieu, cette épreuve gigantesque les avait amenés à se rapprocher de Dieu pour vivre Sa présence, recevoir force et consolation et prier pour leur pays.
Ces témoignages éloquents m’ont remis en mémoire quelques passages de la Bible. Dieu promet de ne pas abandonner ceux qui se confient en Lui, même lorsque la terre chancelle : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. » Psaume 46 : 1 à 3. Mes frères et sœurs Haïtiens dans la foi m’ont démontré, par leur foi vivante, que les promesses de Dieu ne sont jamais exagérées, elles peuvent littéralement se réaliser. Ces promesses peuvent aussi se révéler efficaces dans nos séismes personnels.
Le jour de mon baptême d’eau, le pasteur me remit une petite carte où était écrit le verset suivant : « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi. » Esaïe 54:10.
Je n’avais que 25 ans, mais c’est sur les ruines d’une vie déjà brisée que le Seigneur a commencé à rebâtir ma nouvelle vie. Mes déboires avec l’alcool m’avaient interdit le seul métier qui me passionnait : marin. Le monde que j’avais commencé à découvrir se refermait sur moi-même et mes problèmes. J’avais considéré l’alcool comme une aide à la joie, à la paix et à l’audace dans ma vie de jeune homme timide, renfermé et souvent craintif. Mais après quelques années de lune de miel avec les breuvages spiritueux, les bases de ma vie ont commencé à vaciller. De la joie exubérante je suis tombé dans la dépression. La paix artificielle et utopique de l’alcool a fait place au conflit avec les autres et avec moi-même. De l’audace aveuglée par les vapeurs alcooliques j’ai plongé dans la culpabilité et le remords. Ceci s’est traduit par des hospitalisations à répétition pour dépression, tentatives de suicide et finalement désintoxication ; ainsi que par ma réforme de la Marine Nationale, divers renvois et licenciement ; enfin un accident de voiture a fait de moi un individu considéré comme dangereux pour son prochain par la justice. Contrairement aux victimes des tremblements de terre, j’étais en grande partie responsable du séisme qui secouait ma vie. Petit à petit, verre après verre, le produit s’est infiltré, non seulement dans mes veines, mais surtout dans mon esprit. Je n’avais même pas remarqué les tremblements avant-coureurs qui ont précédé le séisme de ma vie.
C’est ce choc sur la route qui a ouvert une faille jusqu’au plus profond de moi-même. Ce fut une horrible découverte du feu destructeur qui me rongeait et m’animait. J’avais blessé un homme. Ce n’était pas au programme bien que ce genre de chose était prévisible. J’étais anéanti dans ma conscience. Je décidai d’opérer une rupture totale avec l’alcool qui m’avait trahi. Ce ne fut pas facile car je découvris le vide qui m’habitait. Mais un jour je fis la rencontre de celui qui pardonne, console et transforme : Jésus-Christ. Rassurez-vous, ce n’est pas sur la place du marché, en plein soleil, que je l’ai rencontré ! C’est en lisant la Bible que j’ai découvert Jésus, et comme j’étais assoiffé j’ai bu ses paroles. J’ai bu ses paroles de paix et Il a écouté mes paroles de désespoir. Ce sont ses paroles qui ont triomphé sur les miennes. Sa paix est plus forte que le désespoir !
Ce soir le témoignage de mes frères Haïtiens m’émeut et m’encourage. Oui, Dieu n’abandonne pas ceux qui se confient en lui, même lorsqu’ils ont tout perdu. Car même lorsque les montagnes chancelles et que la terre est bouleversée, les promesses de sa parole restent fiables comme il l’avait promis : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Matthieu 24 : 35.
La parole de Dieu reste la même quand tout s’écroule autour de nous, au sens littéral lors des tremblements de terre comme au sens moral quand notre vie s’effondre.
Ces témoignages éloquents m’ont remis en mémoire quelques passages de la Bible. Dieu promet de ne pas abandonner ceux qui se confient en Lui, même lorsque la terre chancelle : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée, et que les montagnes chancellent au cœur des mers, quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu’à faire trembler les montagnes. » Psaume 46 : 1 à 3. Mes frères et sœurs Haïtiens dans la foi m’ont démontré, par leur foi vivante, que les promesses de Dieu ne sont jamais exagérées, elles peuvent littéralement se réaliser. Ces promesses peuvent aussi se révéler efficaces dans nos séismes personnels.
Le jour de mon baptême d’eau, le pasteur me remit une petite carte où était écrit le verset suivant : « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Eternel, qui a compassion de toi. » Esaïe 54:10.
Je n’avais que 25 ans, mais c’est sur les ruines d’une vie déjà brisée que le Seigneur a commencé à rebâtir ma nouvelle vie. Mes déboires avec l’alcool m’avaient interdit le seul métier qui me passionnait : marin. Le monde que j’avais commencé à découvrir se refermait sur moi-même et mes problèmes. J’avais considéré l’alcool comme une aide à la joie, à la paix et à l’audace dans ma vie de jeune homme timide, renfermé et souvent craintif. Mais après quelques années de lune de miel avec les breuvages spiritueux, les bases de ma vie ont commencé à vaciller. De la joie exubérante je suis tombé dans la dépression. La paix artificielle et utopique de l’alcool a fait place au conflit avec les autres et avec moi-même. De l’audace aveuglée par les vapeurs alcooliques j’ai plongé dans la culpabilité et le remords. Ceci s’est traduit par des hospitalisations à répétition pour dépression, tentatives de suicide et finalement désintoxication ; ainsi que par ma réforme de la Marine Nationale, divers renvois et licenciement ; enfin un accident de voiture a fait de moi un individu considéré comme dangereux pour son prochain par la justice. Contrairement aux victimes des tremblements de terre, j’étais en grande partie responsable du séisme qui secouait ma vie. Petit à petit, verre après verre, le produit s’est infiltré, non seulement dans mes veines, mais surtout dans mon esprit. Je n’avais même pas remarqué les tremblements avant-coureurs qui ont précédé le séisme de ma vie.
C’est ce choc sur la route qui a ouvert une faille jusqu’au plus profond de moi-même. Ce fut une horrible découverte du feu destructeur qui me rongeait et m’animait. J’avais blessé un homme. Ce n’était pas au programme bien que ce genre de chose était prévisible. J’étais anéanti dans ma conscience. Je décidai d’opérer une rupture totale avec l’alcool qui m’avait trahi. Ce ne fut pas facile car je découvris le vide qui m’habitait. Mais un jour je fis la rencontre de celui qui pardonne, console et transforme : Jésus-Christ. Rassurez-vous, ce n’est pas sur la place du marché, en plein soleil, que je l’ai rencontré ! C’est en lisant la Bible que j’ai découvert Jésus, et comme j’étais assoiffé j’ai bu ses paroles. J’ai bu ses paroles de paix et Il a écouté mes paroles de désespoir. Ce sont ses paroles qui ont triomphé sur les miennes. Sa paix est plus forte que le désespoir !
Ce soir le témoignage de mes frères Haïtiens m’émeut et m’encourage. Oui, Dieu n’abandonne pas ceux qui se confient en lui, même lorsqu’ils ont tout perdu. Car même lorsque les montagnes chancelles et que la terre est bouleversée, les promesses de sa parole restent fiables comme il l’avait promis : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » Matthieu 24 : 35.
La parole de Dieu reste la même quand tout s’écroule autour de nous, au sens littéral lors des tremblements de terre comme au sens moral quand notre vie s’effondre.
« Seigneur, puisque tu es devenu mon Père, je te remercie pour mes frères et sœurs Haïtiens et je te prie de les consoler, les soutenir et les fortifier dans leurs épreuves. Donne et redonne confiance en tes promesses à ceux qui pleurent et qui souffrent, car toi seul peut accomplir cette restauration intérieure. Mais je te prie aussi de me conseiller pour savoir comment les aider concrètement à reconstruire leur quotidien matériel. Je pense aussi à tous ceux dont la vie vacille et bascule dans le vide, sauve-les du désastre et remplis leur vie de Ta présence. » Concarneau le 18 Janvier 2010. Alain Monclair.

