Du sol au Ciel.

De la pluie, des arbres et des hommes.

« Lorsque l’Eternel Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs ne poussait encore, car l’Eternel Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Cependant, une vapeur montait de la terre et arrosait toute la surface du sol. » Genèse 2 : 5-6.
  Dieu marque ici une étape dans son travail de Créateur. Il ne veut pas aller plus loin dans ses projets sans créer l’homme et faire tomber la pluie. Il crée l’herbe avec sa graine, les arbres avec leurs fruits et les fruits avec leurs semences. Tout pouvait apparemment pousser et se reproduire automatiquement, mais Dieu ne créa pas un monde 100% automatique. L’automatisme devient vite monotone, Dieu le savait. Aussi Dieu créa l’homme pour rompre la monotonie et avoir sur la terre une créature qui puisse dialoguer avec Lui.
 Au commencement de la création l’eau venait d’en bas. Pour éviter que l’homme regarde toujours vers le sol Dieu créa la pluie. Ainsi le sol avait besoin du ciel pour devenir fécond. L’homme se penchait vers le sol pour cultiver la terre et attendait du ciel la bénédiction d’en haut.
 Tout marcha bien jusqu’au jour où l’homme s’arrêta entre sol et ciel et se fixa sur un fruit défendu, et c’était à vrai dire le seul fruit défendu de tout le phénoménal verger d’Eden. Dieu, Créateur et propriétaire de cet endroit paradisiaque, se réservait l’exclusivité de la production de cet arbre unique. Séduite par un publicitaire de passage Ève croqua le fruit et le partagea généreusement avec Adam. Chaud partisan de l’égalité des sexes, Dieu nomma cette faute le péché d’Adam. Ceci n’évita pas une partie de ping-pong verbal lorsque Dieu mena son enquête. C’est depuis ce temps là que le serpent tentateur est condamné à ramper sur le sol et que la plupart des hommes considèrent la pluie comme du mauvais temps.
 Cependant Dieu ne désespéra pas totalement de l’homme, car c’eut été un peu désespérer de Lui-même. Cependant Il rendit le travail de l’homme plus pénible afin qu’il doive s’arrêter de temps à autre pour éponger la sueur de son front. Ainsi, en relevant la tête, peut-être l’homme se souviendrait-il que la bénédiction ne vient pas du sol mais du ciel.
 Beaucoup plus tard, quand l’homme eut assez de temps pour réfléchir sur la précarité de sa condition, Dieu envoya du ciel mieux que la pluie ; il envoya son Fils pour donner à l’homme la possibilité de pouvoir à nouveau regarder vers le ciel sans rougir de ses fautes.
 Les uns crurent très vite, mais les autres s’obstinèrent à regarder vers le sol.
 Après des siècles d’obstination ils finirent tout de même par regarder vers le ciel et ils découvrirent avec effroi que le ciel était plein de trous. Non pas des fenêtres ou des écluses des cieux dont parle la Bible, et d’où la bénédiction peut découler. Mais ils virent dans le ciel des trous dus à la malédiction qui vient d’en bas, de chez les hommes ; ils virent que la couche d’ozone était devenue une vraie passoire. Les hommes firent leur enquête et découvrirent que leurs terriennes bombes aérosols perçaient le ciel et que leurs frigos contribuaient au réchauffement de la planète. Un complément d’enquête révéla que presque tout contribuait au réchauffement climatique. Ceci jeta un froid parmi les hommes qui commencèrent à s’accuser les uns les autres de ce désastre. Comme l’avenir de notre vielle planète semblait hypothéqué, on recommença à s’intéresser aux voyages dans l’espace dans l’espoir de découvrir une planète de remplacement. Pour financer ces expéditions et accorder un sursis à la planète on eut l’idée taxer les aérosols, les frigos, les vieilles voitures de pauvres, les avions (sauf présidentiels et ministériels), les vieilles chaudières, les taudis mal isolés et les vaches trop méthaneuses. Tout ceci occupa les hommes, car bonne était l’idée disait-ils. Mais ils oubliaient de regarder vers le ciel. Certes ils regardaient vers l’espace sidéral, mais seulement avec l’espoir d’y découvrir un sol habitable !
 Ils semblaient oublier que le sol fut maudit bien avant les bombes aérosols et les moteurs à explosions, et que sans la bénédiction céleste l’homme est toujours à la poursuite de ce qui le détruit.
 Cependant Dieu patiente encore et adresse à tout homme cet appel solennel et urgent: « Changez donc d’attitude et convertissez-vous pour que vos péchés soient effacés ! Alors des temps de rafraîchissement viendront de la part du Seigneur et il enverra le Messie qui vous était destiné, Jésus. C’est Lui que le ciel doit accueillir jusqu’au moment de la restauration totale dont Dieu a parlé depuis longtemps par la bouche de tous ses saints prophètes. » Actes des Apôtres, chapitre 3, versets 19 à 21.
 Soyons donc respectueux du sol de notre planète puisque que c’est Dieu qui l’a créée, et parce que c’est là que nous demeurons aujourd’hui. Mais, quoi qu’il arrive, nous n’y serons pas éternellement ; ayons donc le courage salutaire de regarder vers les cieux, non avec des lunettes astronomiques, mais avec nos cœurs. Car c’est seulement avec les yeux du cœur que nous verrons le Sauveur Jésus-Christ.
 Qu’Il vous fasse du bien en cette nouvelle année 2010. Qu’il remplisse vos cœurs d’espoir là où tout semble désespérant.
 Sincèrement.
 Alain Monclair.
 Concarneau le 9 Janvier 2010.


Rétroliens

    Pas de rétroliens

Commentaires

Afficher les commentaires en (Vue non groupée | Vue groupée)

    Pas de commentaires


Ajouter un commentaire


Marquer un texte en gras: *mot*, souligner un texte: _mot_.
Les smilies standard comme :-) et ;-) sont convertis en images.

Pour éviter le spam par des robits automatisés (spambots), merci d'entrer les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessous dans le champ de fomulaire prévu à cet effet. Assurez-vous que votre navigateur gère et accepte les cookies, sinon votre commentaire ne pourra pas être enregistré.
CAPTCHA