Le ciel sur la terre en 2010!
Les fenêtres du ciel.
« Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit l'Eternel, le maître de l'univers, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 : 10. (Second 21)
Ce verset est probablement le texte le plus connu du prophète Malachie par les chrétiens de tous les temps. Il a été parfois utilisé comme une recette pour obtenir la prospérité. Il est bon de se rappeler que la vraie prospérité ne repose pas sur la fortune et que les trésors de Dieu ne se comptent pas en espèces sonnantes et trébuchantes de ce bas monde. Cependant la manière dont nous gérons notre argent indique les priorités de notre vie. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, on n’achète pas Dieu avec son argent ! Les seules offrandes qui puissent plaire à Dieu sont celles qui proviennent d’un cœur brûlant et assoiffé des choses célestes. L’époque de Malachie était un temps de crise comparable à aujourd’hui. La crise peut déformer notre manière de voir les choses et influencer notre comportement à l’égard de Dieu. Les crises nous révèlent que nous n’avons pas toutes les clefs en main pour gérer nos situations. Seul Dieu possède les clefs de la bénédiction céleste, par contre nous pouvons encore rajouter des verrous à la crise par nos mauvaises manières de réagir.
1°. Les verrous de la crise.
Les contemporains de Malachie verrouillaient leur triste situation par une série de mauvaises réactions :
1. Au sujet de l’amour de Dieu. Ils ne discernaient plus l’amour de Dieu à l’œuvre dans leur vie. Or, la base relationnelle de Dieu avec son peuple est l’amour, c’est pourquoi le livre de Malachie commence par ces mots : « Je vous ai aimés, dit l’Eternel, et vous dites : ‘En quoi nous as-tu aimés ?’ » Mal. 1:2. L’amour de Dieu n’est pas indexé au cours de la bourse ni au contenu de notre portefeuille. Cependant notre attitude pourrait parfois le laisser penser !
2. Au sujet de la grandeur de Dieu. Lorsque nous traversons une situation de crise nous avons
l’impression que notre horizon se rétrécit, et nous pouvons commettre
l’erreur d’inclure Dieu dans ce rétrécissement de notre horizon. Les contemporains de Malachie avaient rétréci leur Dieu ! Ils ne lui attribuaient plus qu’une place secondaire dans leur vie. Ils ne croyaient plus en sa puissance et en sa souveraineté. Aussi Dieu va charger Malachie de leur marteler un important message : Dieu est ‘l’Eternel des armées’ ou ‘l’Eternel, le maître de l’univers’. Ce titre de Dieu est utilisé 24 fois dans le petit livre de Malachie. Voici la définition de cette expression biblique : « Le sens primitif de ce nom peut s’expliquer par l’intervention de Dieu dans les combats pour son peuple Israël, mais l’idée principale est beaucoup plus large : C’est la souveraineté et la puissance de Dieu sur les armées terrestres (hommes et animaux) et célestes (astres et anges), c'est-à-dire sur l’univers tout entier qu’il a créé. » (note NBS.) Souvenons-nous que Dieu est toujours le Seigneur de l’univers, nos crises terrestres et humaines n’ont jamais le pouvoir de rétrécir Dieu.
3. Au sujet de la fidélité de Dieu. Dieu ne change pas, il demeure fidèle à lui-même. Et ceci vaut mieux pour nous, car cette fidélité inclut sa grâce : « Je suis l’Eternel, je ne change pas, et vous, descendants de Jacob, vous n’avez pas été détruits. » Malachie 3 : 6. Il y a quelques années paraissait un livre ayant pour titre : « Dieu change en Bretagne. » « La religion on ne sait plus ni où c’en est ni où ça va. » rapporte l’auteur de ce livre dans son enquête sur les changements religieux dans un village breton. Dieu ne change pas, même localement. Dieu reste toujours et partout le Dieu de l’univers et ceci quelques soient les crises locales. En tout lieu, en tout temps, Dieu désire communiquer sa grâce acquise par Jésus-Christ. Et, « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » Hébreux 13 : 8.
4. Au sujet de la Parole des Dieu. Les contemporains de Malachie s’étaient éloignés de la Parole de Dieu. Cette Parole restait probablement visible dans leurs cérémonies religieuses, mais elle ne touchait plus les cœurs et elle n’influençait plus leur manière de vivre : « Dès l’époque de vos ancêtres, vous vous êtes écartés de mes prescriptions, vous ne les avez pas respectées. Revenez à moi et je reviendrai à vous, dit l’Eternel, le maître de l’univers. » Malachie 3 : 7. La solution pour déverrouiller leur situation est de revenir à cette Parole : « Souvenez-vous de la loi de mon serviteur Moïse ! Je lui ai donné en Horeb, pour tout Israël, des prescriptions et des règles. » Malachie 3 : 22. Dieu nous a donné des prescriptions et des règles pour vivre ses promesses. Les règles ne sont pas une entrave à la liberté, au contraire, elles permettent de vivre dans la liberté et la grâce sans dommages. Imaginez que sous prétexte de vivre libre, ce matin, chacun ait pris sa voiture en conduisant du côté de la route qui lui soit le plus agréable, afin de mieux voir la mer par exemple ! Le simple bon sens nous indique que les prescriptions et les règles sont nécessaires pour vivre libre sans danger. Si nous voulons marcher dans les voies de Dieu il nous faut respecter les règles de Dieu. Si nous ne respectons pas ces règles une collision frontale avec le jugement de Dieu est aussi prévisible que si nous roulions à gauche sur une route française.
Lorsque ce n’est pas la Parole de Dieu qui règne, c’est la nôtre qui le fait. Nous n’en sommes pas souvent conscients, mais ceci n’échappe pas à Dieu : « Vous fatiguez l’Eternel par vos paroles et vous dites : ‘En quoi l’avons-nous fatigué ?’ C’est en disant : ‘L’Eternel voit d’un bon oeil celui qui fait le mal, c’est en lui qu’il prend plaisir’, ou encore : ‘Où est le Dieu de la justice ?’ » Malachie 2 : 17.
5. Au sujet de leur part dans leur alliance avec Dieu. Le croyant vit sous le bénéfice d’une alliance avec Dieu. Dans toute alliance il y a des obligations collatérales. Lorsqu’on se marie, par exemple, c’est pour ne plus être seul et pour que chacun dans le couple soit une aide pour l’autre. Si tant de mariages battent de l’aile ou explosent en plein vol c’est parce que cette règle de base n’est pas respectée. Avec Dieu il en est de même, notre alliance est un pacte d’amour qui inclut notre participation. Il est vrai que c’est Dieu qui fait le plus dans cette alliance, notre part semble au moins 10 fois plus petite que celle de Dieu, mais ce n’est pas une raison de négliger ce 1/10ème.
2°. Les dîmes, clefs de l’abondance.
« Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit l'Eternel, le maître de l'univers, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 : 10. (Second 21)
La dîme était une obligation de l’Ancien Testament. Elle demeure un bon indice pour nous aider à déterminer le montant de nos offrandes. Au temps de l’A.T. la dîme n’était pas synonyme d’argent, mais du dixième de toutes les récoltes de l’année. Les dîmes étaient parfois échangées contre de l’argent pour faciliter l’offrande lorsque les croyants habitaient très loin de Jérusalem (Deutéronome 14 : 24-25). Donner la dîme était un joyeux privilège et non une lourde et triste obligation (Deutéronome 14 : 26). Les dîmes avaient aussi pour objectif de rendre possible l’œuvre de Dieu, elle servait à soutenir les Lévites qui oeuvraient pour Dieu et n’avaient pas d’autres ressources (Deutéronome 14 : 27, 29). En donnant la dîme, le Juif se donnait lui-même, il donnait son temps et ses efforts pour cultiver ses champs, élever son bétail ou presser son huile.
Dieu s’intéresse à nous plus qu’à notre argent ! On ne peut pas manifester son amour envers son conjoint et ses enfants uniquement en leur faisant beaucoup de cadeaux. D’accord ! Les cadeaux on n’en jamais trop ! Mais des cadeaux ne suffisent pas pour entretenir une relation familiale empreinte d’amour. Pour jouir d’une bonne relation avec son conjoint et ses enfants il faut leur consacrer du temps. Du temps pour les écouter, du temps pour leur parler, du temps pour les aider et du temps pour pleurer ou rigoler ensemble. C’est ça la vie de famille.
De même, pour entretenir une bonne relation avec Dieu il faut se donner du temps. Comment apprendrons-nous à connaître Dieu si nous ne prenons pas le temps de lui parler, de l’écouter et de lui faire plaisir ?
Nous avons la Bible pour connaître sa pensée, la prière pour lui parler et notre cœur pour le servir. Mais si nous ne prenons pas le temps de lire la Bible, comment connaîtrons-nous la pensée de Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de prier comment cultiverons-nous une communion intime avec Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de servir Dieu, en témoignant de notre foi, en nous engageant dans l’église ou en aidant notre prochain, comment verrons-nous la main de Dieu à l’œuvre dans notre vie quotidienne ?
Combien de temps consacrons-nous à Dieu chaque jour ?
Consacrer le dixième de notre temps pour apprendre à mieux connaître Dieu et le servir peut être un bon repère.
J’ai entendu parler de ce principe alors que j’étais nouvellement converti, cette idée m’a aidée à organiser ma vie pour trouver du temps pour Dieu. Je n’étais pas pasteur à cette époque, mais ouvrier d’usine. J’ai trouvé ce temps pour mieux connaître Dieu avant et après le travail, à 5 heures du matin lorsque je commençais à heures !
Quelque temps après ma conversion un homme de Dieu est venu animer une retraite spirituelle en Bretagne. Il s’appelait Ralph Shallis, cet homme venait d’écrire un livre qui s’intitulait « Si tu veux aller loin ». Dans ce livre il abordait cette notion de donner la dîme de son temps à Dieu. Il avait lui-même expérimenté cette discipline, et c’est pour cela qu’il en parlait avec enthousiasme. J’ai essayé d’en faire autant et j’ai été convaincu de la méthode. Dieu parle par les Écritures à quiconque se met à son écoute. Je vous cite maintenant Ralph Shallis :
« La dîme de notre temps.
COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL METTRE À PART POUR LA PRIERE?
Le Nouveau Testament nous laisse libres. Chacun doit s'entendre avec Dieu à ce sujet. Pourtant je me souviens qu'en tant que jeune chrétien je ne faisais que très peu de progrès dans ma vie spirituelle avant d'avoir accepté de donner à Dieu la dîme de mon temps. Cela revient à dire presque deux heures et demie par jour. Tout d'abord il me semblait impossible de trouver tout ce temps dans une même journée et j'avais pourtant terriblement envie de mieux connaître Dieu. Après des mois d'hésitations et de conflits, j'ai pu faire un pacte avec Dieu à ce sujet. Voilà 37 ans que Dieu honore ce pacte.
J'ai commencé par fixer trois rendez-vous quotidiens avec Dieu, matin, midi et soir. J'ai vu dans la Bible que Daniel le faisait et qu'il avait même préféré se faire jeter aux lions plutôt que d'y renoncer, ne fût-ce qu'un seul mois (Daniel 6: 10, 16). J'ai compris que si notre corps a besoin de trois repas par jour, notre âme a tout autant besoin de trois rencontres avec Dieu par jour. J'ai donc décidé de donner à Dieu suffisamment de temps pour me parler. Il m'était cependant difficile de bloquer mon temps en trois grandes rencontres; je prenais donc, au cours de la journée, une minute par-ci, deux ou dix minutes par-là, pour compléter ma `dîme'. Il était indiciblement précieux que de pouvoir oublier le monde trois fois au cours de la journée et concentrer mes regards uniquement sur le Christ. Ces moments sont devenus chaque mois de plus en plus lumineux. Finalement j'avais une telle communion avec Dieu, mon intimité avec lui était si profonde, que je priais toute la journée sans arrêt, en plein travail, comme au milieu de mes loisirs. La prière n'a pas nécessairement besoin de paroles formulées; la prière est en partie un état d'esprit où nous sommes sans cesse en communion avec Dieu. Même inconsciemment nous sommes avec lui, jouissant de sa présence, à la recherche de sa face.
Il n'y a aucune règle dans le Nouveau Testament quant à la durée du temps qu'il faut mettre à part pour Dieu. On est tout à fait libre à ce sujet. Mais si nous sommes intelligents et si nous aimons réellement Dieu, nous lui donnerons naturellement le plus possible. Notre temps étant l'élément le plus précieux à notre disposition nous ferons bien de l'économiser pour Dieu. Il vaut beaucoup plus que l'argent, car de l'argent perdu peut être récupéré, alors qu'une heure de gaspillée est à jamais perdue. » « Si tu veux aller loin » pages 90-91.
Un peu plus loin dans son livre il écrit ceci :
« EST-CE TROP DIFFICILE?
Je sais que l'objectif que je mets devant toi est difficile; il est humainement impossible. L'engrenage du monde est conçu par le diable de manière à exclure Jésus-Christ de la vie; tout est contre nous. Je le sais par ma propre expérience. Il a fallu, au cours de ma vie, que je prenne le temps par force, entre deux classes, dans l'autobus, avant ou après le repas, quelquefois en mangeant, en marchant dans la rue, en me levant plus tôt ou en me couchant plus tard... Quand on est amoureux, on se débrouille bien pour rencontrer la jeune fille ou le garçon qu'on aime quand on est épris d'amour pour Dieu, on trouve d'une manière ou d'une autre le temps de s'entretenir avec lui. Qui ne peut arracher une demi-heure pour lire les vérités éternelles?
Demande à Dieu de te fixer un objectif: Si réellement tu ne peux pas suivre ces conseils, alors demande à Dieu de te fixer un autre objectif. C'est lui qui décide de l'emploi de ton temps et il le fait selon sa grâce. Dieu sait de quoi tu as besoin et aussi de quoi tu es capable. Il comprend ta situation. Il ne cherche pas à te dévorer, à t'exploiter; il est ton Père, tendre et compatissant, cherchant ton véritable bonheur. Tu es libre. Le Nouveau Testament ne nous donne aucun commandement à ce sujet. Mais sois sérieux. Ta vie s'écoule, elle te glisse entre les doigts, et tu n'as qu'une seule vie. » Idem pages 103-104.
CONCLUSION.
Pour que 2010 soit vraiment une nouvelle année il nous faut faire sauter les verrous qui nous emprisonnent dans la médiocrité spirituelle et commencer à offrir à Dieu les dîmes de nos richesses. Notre temps est aussi précieux que celui des plus grands de ce monde. Mais il n’y a que 24 heures par jour. Pour trouver du temps pour Dieu il faudra probablement en supprimer pour d’autres domaines. Si nous commençons par supprimer 10 % du temps que nous passons devant la télé ou un écran d’ordinateur, ce sera peut-être déjà un bon début. Quand nous aurons goûté aux bienfaits de la présence de Dieu nous trouverons encore plus facile de lui accorder plus de temps.
Plusieurs parmi les auditeurs ou les lecteurs de Malachie furent attentifs et ils renouvelèrent leur alliance avec Dieu. Et Dieu leur adressa ces promesses :
« Ils seront à moi, dit l’Eternel, le maître de l’univers, ils m’appartiendront, le jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux comme un homme a compassion de son fils qui le sert, et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » Malachie 3 : 17-18.
« Mais pour vous qui craignez mon nom le soleil de justice se lèvera, et la guérison sera dans ses rayons. » Malachie 3 : 20.
Que Dieu vous accorde une bonne année 2010 ! Qu’il vous révèle la grandeur de son amour et sa fidélité en toutes circonstances !
Ce verset est probablement le texte le plus connu du prophète Malachie par les chrétiens de tous les temps. Il a été parfois utilisé comme une recette pour obtenir la prospérité. Il est bon de se rappeler que la vraie prospérité ne repose pas sur la fortune et que les trésors de Dieu ne se comptent pas en espèces sonnantes et trébuchantes de ce bas monde. Cependant la manière dont nous gérons notre argent indique les priorités de notre vie. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, on n’achète pas Dieu avec son argent ! Les seules offrandes qui puissent plaire à Dieu sont celles qui proviennent d’un cœur brûlant et assoiffé des choses célestes. L’époque de Malachie était un temps de crise comparable à aujourd’hui. La crise peut déformer notre manière de voir les choses et influencer notre comportement à l’égard de Dieu. Les crises nous révèlent que nous n’avons pas toutes les clefs en main pour gérer nos situations. Seul Dieu possède les clefs de la bénédiction céleste, par contre nous pouvons encore rajouter des verrous à la crise par nos mauvaises manières de réagir.
1°. Les verrous de la crise.
Les contemporains de Malachie verrouillaient leur triste situation par une série de mauvaises réactions :
1. Au sujet de l’amour de Dieu. Ils ne discernaient plus l’amour de Dieu à l’œuvre dans leur vie. Or, la base relationnelle de Dieu avec son peuple est l’amour, c’est pourquoi le livre de Malachie commence par ces mots : « Je vous ai aimés, dit l’Eternel, et vous dites : ‘En quoi nous as-tu aimés ?’ » Mal. 1:2. L’amour de Dieu n’est pas indexé au cours de la bourse ni au contenu de notre portefeuille. Cependant notre attitude pourrait parfois le laisser penser !
2. Au sujet de la grandeur de Dieu. Lorsque nous traversons une situation de crise nous avons
l’impression que notre horizon se rétrécit, et nous pouvons commettre
l’erreur d’inclure Dieu dans ce rétrécissement de notre horizon. Les contemporains de Malachie avaient rétréci leur Dieu ! Ils ne lui attribuaient plus qu’une place secondaire dans leur vie. Ils ne croyaient plus en sa puissance et en sa souveraineté. Aussi Dieu va charger Malachie de leur marteler un important message : Dieu est ‘l’Eternel des armées’ ou ‘l’Eternel, le maître de l’univers’. Ce titre de Dieu est utilisé 24 fois dans le petit livre de Malachie. Voici la définition de cette expression biblique : « Le sens primitif de ce nom peut s’expliquer par l’intervention de Dieu dans les combats pour son peuple Israël, mais l’idée principale est beaucoup plus large : C’est la souveraineté et la puissance de Dieu sur les armées terrestres (hommes et animaux) et célestes (astres et anges), c'est-à-dire sur l’univers tout entier qu’il a créé. » (note NBS.) Souvenons-nous que Dieu est toujours le Seigneur de l’univers, nos crises terrestres et humaines n’ont jamais le pouvoir de rétrécir Dieu.
3. Au sujet de la fidélité de Dieu. Dieu ne change pas, il demeure fidèle à lui-même. Et ceci vaut mieux pour nous, car cette fidélité inclut sa grâce : « Je suis l’Eternel, je ne change pas, et vous, descendants de Jacob, vous n’avez pas été détruits. » Malachie 3 : 6. Il y a quelques années paraissait un livre ayant pour titre : « Dieu change en Bretagne. » « La religion on ne sait plus ni où c’en est ni où ça va. » rapporte l’auteur de ce livre dans son enquête sur les changements religieux dans un village breton. Dieu ne change pas, même localement. Dieu reste toujours et partout le Dieu de l’univers et ceci quelques soient les crises locales. En tout lieu, en tout temps, Dieu désire communiquer sa grâce acquise par Jésus-Christ. Et, « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » Hébreux 13 : 8.
4. Au sujet de la Parole des Dieu. Les contemporains de Malachie s’étaient éloignés de la Parole de Dieu. Cette Parole restait probablement visible dans leurs cérémonies religieuses, mais elle ne touchait plus les cœurs et elle n’influençait plus leur manière de vivre : « Dès l’époque de vos ancêtres, vous vous êtes écartés de mes prescriptions, vous ne les avez pas respectées. Revenez à moi et je reviendrai à vous, dit l’Eternel, le maître de l’univers. » Malachie 3 : 7. La solution pour déverrouiller leur situation est de revenir à cette Parole : « Souvenez-vous de la loi de mon serviteur Moïse ! Je lui ai donné en Horeb, pour tout Israël, des prescriptions et des règles. » Malachie 3 : 22. Dieu nous a donné des prescriptions et des règles pour vivre ses promesses. Les règles ne sont pas une entrave à la liberté, au contraire, elles permettent de vivre dans la liberté et la grâce sans dommages. Imaginez que sous prétexte de vivre libre, ce matin, chacun ait pris sa voiture en conduisant du côté de la route qui lui soit le plus agréable, afin de mieux voir la mer par exemple ! Le simple bon sens nous indique que les prescriptions et les règles sont nécessaires pour vivre libre sans danger. Si nous voulons marcher dans les voies de Dieu il nous faut respecter les règles de Dieu. Si nous ne respectons pas ces règles une collision frontale avec le jugement de Dieu est aussi prévisible que si nous roulions à gauche sur une route française.
Lorsque ce n’est pas la Parole de Dieu qui règne, c’est la nôtre qui le fait. Nous n’en sommes pas souvent conscients, mais ceci n’échappe pas à Dieu : « Vous fatiguez l’Eternel par vos paroles et vous dites : ‘En quoi l’avons-nous fatigué ?’ C’est en disant : ‘L’Eternel voit d’un bon oeil celui qui fait le mal, c’est en lui qu’il prend plaisir’, ou encore : ‘Où est le Dieu de la justice ?’ » Malachie 2 : 17.
5. Au sujet de leur part dans leur alliance avec Dieu. Le croyant vit sous le bénéfice d’une alliance avec Dieu. Dans toute alliance il y a des obligations collatérales. Lorsqu’on se marie, par exemple, c’est pour ne plus être seul et pour que chacun dans le couple soit une aide pour l’autre. Si tant de mariages battent de l’aile ou explosent en plein vol c’est parce que cette règle de base n’est pas respectée. Avec Dieu il en est de même, notre alliance est un pacte d’amour qui inclut notre participation. Il est vrai que c’est Dieu qui fait le plus dans cette alliance, notre part semble au moins 10 fois plus petite que celle de Dieu, mais ce n’est pas une raison de négliger ce 1/10ème.
2°. Les dîmes, clefs de l’abondance.
« Apportez toutes les dîmes à la maison du trésor afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison. Mettez-moi ainsi à l'épreuve, dit l'Eternel, le maître de l'univers, et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les fenêtres du ciel, si je ne déverse pas sur vous la bénédiction en abondance. » Malachie 3 : 10. (Second 21)
La dîme était une obligation de l’Ancien Testament. Elle demeure un bon indice pour nous aider à déterminer le montant de nos offrandes. Au temps de l’A.T. la dîme n’était pas synonyme d’argent, mais du dixième de toutes les récoltes de l’année. Les dîmes étaient parfois échangées contre de l’argent pour faciliter l’offrande lorsque les croyants habitaient très loin de Jérusalem (Deutéronome 14 : 24-25). Donner la dîme était un joyeux privilège et non une lourde et triste obligation (Deutéronome 14 : 26). Les dîmes avaient aussi pour objectif de rendre possible l’œuvre de Dieu, elle servait à soutenir les Lévites qui oeuvraient pour Dieu et n’avaient pas d’autres ressources (Deutéronome 14 : 27, 29). En donnant la dîme, le Juif se donnait lui-même, il donnait son temps et ses efforts pour cultiver ses champs, élever son bétail ou presser son huile.
Dieu s’intéresse à nous plus qu’à notre argent ! On ne peut pas manifester son amour envers son conjoint et ses enfants uniquement en leur faisant beaucoup de cadeaux. D’accord ! Les cadeaux on n’en jamais trop ! Mais des cadeaux ne suffisent pas pour entretenir une relation familiale empreinte d’amour. Pour jouir d’une bonne relation avec son conjoint et ses enfants il faut leur consacrer du temps. Du temps pour les écouter, du temps pour leur parler, du temps pour les aider et du temps pour pleurer ou rigoler ensemble. C’est ça la vie de famille.
De même, pour entretenir une bonne relation avec Dieu il faut se donner du temps. Comment apprendrons-nous à connaître Dieu si nous ne prenons pas le temps de lui parler, de l’écouter et de lui faire plaisir ?
Nous avons la Bible pour connaître sa pensée, la prière pour lui parler et notre cœur pour le servir. Mais si nous ne prenons pas le temps de lire la Bible, comment connaîtrons-nous la pensée de Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de prier comment cultiverons-nous une communion intime avec Dieu ? Si nous ne prenons pas le temps de servir Dieu, en témoignant de notre foi, en nous engageant dans l’église ou en aidant notre prochain, comment verrons-nous la main de Dieu à l’œuvre dans notre vie quotidienne ?
Combien de temps consacrons-nous à Dieu chaque jour ?
Consacrer le dixième de notre temps pour apprendre à mieux connaître Dieu et le servir peut être un bon repère.
J’ai entendu parler de ce principe alors que j’étais nouvellement converti, cette idée m’a aidée à organiser ma vie pour trouver du temps pour Dieu. Je n’étais pas pasteur à cette époque, mais ouvrier d’usine. J’ai trouvé ce temps pour mieux connaître Dieu avant et après le travail, à 5 heures du matin lorsque je commençais à heures !
Quelque temps après ma conversion un homme de Dieu est venu animer une retraite spirituelle en Bretagne. Il s’appelait Ralph Shallis, cet homme venait d’écrire un livre qui s’intitulait « Si tu veux aller loin ». Dans ce livre il abordait cette notion de donner la dîme de son temps à Dieu. Il avait lui-même expérimenté cette discipline, et c’est pour cela qu’il en parlait avec enthousiasme. J’ai essayé d’en faire autant et j’ai été convaincu de la méthode. Dieu parle par les Écritures à quiconque se met à son écoute. Je vous cite maintenant Ralph Shallis :
« La dîme de notre temps.
COMBIEN DE TEMPS FAUT-IL METTRE À PART POUR LA PRIERE?
Le Nouveau Testament nous laisse libres. Chacun doit s'entendre avec Dieu à ce sujet. Pourtant je me souviens qu'en tant que jeune chrétien je ne faisais que très peu de progrès dans ma vie spirituelle avant d'avoir accepté de donner à Dieu la dîme de mon temps. Cela revient à dire presque deux heures et demie par jour. Tout d'abord il me semblait impossible de trouver tout ce temps dans une même journée et j'avais pourtant terriblement envie de mieux connaître Dieu. Après des mois d'hésitations et de conflits, j'ai pu faire un pacte avec Dieu à ce sujet. Voilà 37 ans que Dieu honore ce pacte.
J'ai commencé par fixer trois rendez-vous quotidiens avec Dieu, matin, midi et soir. J'ai vu dans la Bible que Daniel le faisait et qu'il avait même préféré se faire jeter aux lions plutôt que d'y renoncer, ne fût-ce qu'un seul mois (Daniel 6: 10, 16). J'ai compris que si notre corps a besoin de trois repas par jour, notre âme a tout autant besoin de trois rencontres avec Dieu par jour. J'ai donc décidé de donner à Dieu suffisamment de temps pour me parler. Il m'était cependant difficile de bloquer mon temps en trois grandes rencontres; je prenais donc, au cours de la journée, une minute par-ci, deux ou dix minutes par-là, pour compléter ma `dîme'. Il était indiciblement précieux que de pouvoir oublier le monde trois fois au cours de la journée et concentrer mes regards uniquement sur le Christ. Ces moments sont devenus chaque mois de plus en plus lumineux. Finalement j'avais une telle communion avec Dieu, mon intimité avec lui était si profonde, que je priais toute la journée sans arrêt, en plein travail, comme au milieu de mes loisirs. La prière n'a pas nécessairement besoin de paroles formulées; la prière est en partie un état d'esprit où nous sommes sans cesse en communion avec Dieu. Même inconsciemment nous sommes avec lui, jouissant de sa présence, à la recherche de sa face.
Il n'y a aucune règle dans le Nouveau Testament quant à la durée du temps qu'il faut mettre à part pour Dieu. On est tout à fait libre à ce sujet. Mais si nous sommes intelligents et si nous aimons réellement Dieu, nous lui donnerons naturellement le plus possible. Notre temps étant l'élément le plus précieux à notre disposition nous ferons bien de l'économiser pour Dieu. Il vaut beaucoup plus que l'argent, car de l'argent perdu peut être récupéré, alors qu'une heure de gaspillée est à jamais perdue. » « Si tu veux aller loin » pages 90-91.
Un peu plus loin dans son livre il écrit ceci :
« EST-CE TROP DIFFICILE?
Je sais que l'objectif que je mets devant toi est difficile; il est humainement impossible. L'engrenage du monde est conçu par le diable de manière à exclure Jésus-Christ de la vie; tout est contre nous. Je le sais par ma propre expérience. Il a fallu, au cours de ma vie, que je prenne le temps par force, entre deux classes, dans l'autobus, avant ou après le repas, quelquefois en mangeant, en marchant dans la rue, en me levant plus tôt ou en me couchant plus tard... Quand on est amoureux, on se débrouille bien pour rencontrer la jeune fille ou le garçon qu'on aime quand on est épris d'amour pour Dieu, on trouve d'une manière ou d'une autre le temps de s'entretenir avec lui. Qui ne peut arracher une demi-heure pour lire les vérités éternelles?
Demande à Dieu de te fixer un objectif: Si réellement tu ne peux pas suivre ces conseils, alors demande à Dieu de te fixer un autre objectif. C'est lui qui décide de l'emploi de ton temps et il le fait selon sa grâce. Dieu sait de quoi tu as besoin et aussi de quoi tu es capable. Il comprend ta situation. Il ne cherche pas à te dévorer, à t'exploiter; il est ton Père, tendre et compatissant, cherchant ton véritable bonheur. Tu es libre. Le Nouveau Testament ne nous donne aucun commandement à ce sujet. Mais sois sérieux. Ta vie s'écoule, elle te glisse entre les doigts, et tu n'as qu'une seule vie. » Idem pages 103-104.
CONCLUSION.
Pour que 2010 soit vraiment une nouvelle année il nous faut faire sauter les verrous qui nous emprisonnent dans la médiocrité spirituelle et commencer à offrir à Dieu les dîmes de nos richesses. Notre temps est aussi précieux que celui des plus grands de ce monde. Mais il n’y a que 24 heures par jour. Pour trouver du temps pour Dieu il faudra probablement en supprimer pour d’autres domaines. Si nous commençons par supprimer 10 % du temps que nous passons devant la télé ou un écran d’ordinateur, ce sera peut-être déjà un bon début. Quand nous aurons goûté aux bienfaits de la présence de Dieu nous trouverons encore plus facile de lui accorder plus de temps.
Plusieurs parmi les auditeurs ou les lecteurs de Malachie furent attentifs et ils renouvelèrent leur alliance avec Dieu. Et Dieu leur adressa ces promesses :
« Ils seront à moi, dit l’Eternel, le maître de l’univers, ils m’appartiendront, le jour que je prépare ; j’aurai compassion d’eux comme un homme a compassion de son fils qui le sert, et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » Malachie 3 : 17-18.
« Mais pour vous qui craignez mon nom le soleil de justice se lèvera, et la guérison sera dans ses rayons. » Malachie 3 : 20.
Que Dieu vous accorde une bonne année 2010 ! Qu’il vous révèle la grandeur de son amour et sa fidélité en toutes circonstances !
Quimper le 3 Janvier 2010.
Alain Monclair.
Alain Monclair.


