Ne crains pas!
Les 5 « Ne crains pas » de l’Evangile selon Luc.
A cinq reprises l’Evangile selon Luc relate des situations où des hommes et des femmes ont eu besoin que Dieu leur adresse ces paroles : « Ne crains pas ! ».
De la Genèse à l’Apocalypse la Bible exhorte à bannir la peur et à craindre Dieu. « Ne t'ai-je pas ordonné: 'Fortifie-toi et prends courage'? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. » Jos 1.9
C’est dans le jardin d’Eden que la peur se manifesta pour la première fois. Le premier symptôme de cette nouvelle maladie spirituelle qui frappa Adam et Ève fut la réaction de se cacher de Dieu au lieu d’entamer leur dialogue habituel avec Lui (Genèse chapitre 3).
Si nous ne trouvons pas la solution pour gérer et guérir nos craintes nous courrons le risque, non seulement de devenir des névrosée, mais encore, et ceci est plus grave, de ne jamais connaître Dieu en Esprit et en vérité. Toute approche de Dieu passe nécessairement par une phase de crainte, mais cette crainte de Dieu n’est pas celle du monde. Il faut passer le mur de la peur pour connaître Dieu.
Craindre quelqu’un ou quelque chose c’est lui accorder une grande autorité sur nous. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser asservir par nul autre que Dieu. Dieu est le seul que nous puissions craindre sans tomber dans l’asservissement spirituel. La crainte s’empare de nous à chaque fois que nous nous approchons de Dieu, et nous avons besoin qu’il nous dise : « Ne crains pas ! ». Nous allons donc examiner ces cinq passages de l’Evangile selon Luc où nous trouvons ces paroles rassurantes.
1°. Face à un exaucement de prière.
“ Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant et la frayeur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. ” (Luc 1:8-14 NEG)
Toute sa vie Zacharie a prié pour que Dieu accorde un enfant à sa femme Elisabeth. Peut-être avait-il cessé de prier depuis un certain temps car Luc précise qu’ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. (Luc 1:7 NEG), Zacharie se croyait peut-être trop vieux. Mais Dieu, quant à Lui, n’avait pas oublié les prières de Zacharie. Et, au moment le plus propice d’après Lui, Dieu envoie un ange pour annoncer la bonne nouvelle à Zacharie. Zacharie est saisi de crainte à l’écoute des paroles de Dieu que l’ange lui annonce. Une réponse à nos prières n’est jamais banale, ou du moins ne devrait jamais l’être. Une réponse à la prière sous entend l’intervention de Dieu Lui-même dans la situation.
Dieu choisit le moment le plus propice pour répondre à nos prières. Bien souvent ce moment est celui où nous avons cessé d’attendre une réponse. Nous nous sommes faits à l’idée que Dieu pourrait bien ne pas exaucer telle ou telle prière, et c’est parfois exactement à ce moment là que Dieu répond. Pourquoi ? Je pense que ceci nous amène à voir l’exaucement de notre prière comme une grâce de Dieu et non comme le résultat de nos laborieuses prières. Ne cessons pas de prier pour cela ! Mais sachons que si la prière nous appartient, l’exaucement, lui, appartient à Dieu. Sachons aussi que Dieu n’oublie jamais les prières qui lui ont été adressées. Lorsque Dieu exauce une prière que nous avions oubliée depuis longtemps, au lieu de céder à la peur, retrouvons la foi et louons le Seigneur. Un seul reproche est adressé à Zacharie, c’est de pas avoir cru aux paroles transmises par l’ange : “ Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps. ” (Luc 1:20 NEG)
2°. Face aux choix de Dieu pour nous.
“ Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. ” (Luc 1:26-33 NEG)
Il y a des choix que nous pouvons faire et d’autres qui n’appartiennent qu’à Dieu. Le choix qui nous appartient en propre est celui de nous tourner vers Dieu pour lui confier notre vie. Dieu ne nous contraint jamais de faire ce choix, sinon notre relation avec Lui ne serait pas une relation d’amour.
Marie était déjà croyante lorsque Dieu envoya l’ange Gabriel vers elle. Dieu avait souverainement choisi Marie pour être le mère de Jésus, et Marie, quant à elle, choisit d’obéir à Dieu dès qu’elle entendit le message qui lui était adressé : “ Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta. ” (Luc 1:38 NEG)
Dieu a fait des choix pour nous et il nous invite à découvrir les voies qu’il a préparées pour nous à l’avance. Mais nous ne pouvons pas découvrir ces projets de Dieu à notre égard avant de lui avoir confier nos vies : “ Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. ” (Éphésiens 2:8-10 NEG). Une telle vie connaît des moments palpitants. Des moments où la présence de Dieu se fait intense. Lorsque Dieu nous montre ce qu’il attend de nous nous pourrions être effrayés, mais c’est là qu’il nous dit aussi : « Ne crains pas ! ». Dans ces moments-là c’est l’obéissance qui chasse la crainte.
3°. Face à un réveil spirituel.
“ Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! ” (Luc 2:8-14 NEG)
Ici il s’agit d’une expérience collective, les bergers sont plusieurs. L’Église, elle aussi, est appelée à vivre des moments intenses de la présence de Dieu. L’Histoire de l’Église, en commençant par les Actes des Apôtres, est émaillée de ces moments solennels où Dieu manifeste sa présence par son amour, sa sainteté et sa puissance. De nombreux chrétiens prient pour que le Seigneur accorde ce qu’il est coutume d’appeler un réveil spirituel. Somme-nous prêts à vivre de tels moments ? Nous n’avons pas à rechercher des expériences émotionnelles, mais nous devons être prêts à les vivre lorsque Dieu se manifeste. Comment pourrions-nous rester de marbre quand Dieu fait déborder nos cœurs d’amour pour lui ? Comment ne serions nous pas saisis de crainte lorsque Dieu manifeste sa sainteté dans l’Église ? Dans la plupart des Réveils spirituels dont nous avons les récits, nous avons le témoignage de personnes en larmes accablées par le poids de leurs péchés. C’est alors que le message « ne crains pas » prend toute sa place. Dieu ne peut pas manifester sa présence sans manifester sa sainteté, car il est saint, il est toujours saint, la sainteté est sa nature même. Cette sainteté est inabordable sans la grâce. C’est parce qu’il nous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur, que nous pouvons obéir à ce : « ne crains pas » lorsque Dieu manifeste sa sainteté parmi nous. Mais encore une fois : ne recherchons pas le spectaculaire, recherchons Dieu Lui-même. Recherchons-le sans crainte d’être rejetés, car Jésus est né, mort et ressuscité pour le pardon de nos péchés.
4°. Face à une nouvelle vocation.
“ Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire–toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent. ” (Luc 5:4-11 NEG)
En général, ceux qui aspirent à une vocation particulière au service de Dieu rêvent d’accomplir de grandes choses. Mais lorsque Dieu appelle, c’est parfois la frayeur. Tous les prophètes ont eu cette première réaction de frayeur au moment où Dieu s’est révélé à eux (Exode 3 : 6 ; Esaïe 6 : 5 ; Jérémie 1 : 6 ; Ézéchiel 1 : 28.). Cette réaction est normale puisque nous sommes des pécheurs. Dans leur barque, Pierre et ses compagnons prennent tout à coup conscience de la divinité, et donc de la sainteté de Jésus, et aussitôt ils se trouvent indignent d’être dans une même barque avec Lui. Dieu n’appelle à son service que des gens indignes, car Lui seul peut nous rendre digne d’un tel service. L’antichambre de la crainte de Dieu est toujours sur la route d’une vocation à servir Dieu. Ce passage est nécessaire pour nous purifier des virus spirituels qu’apporte l’ambition humaine. Il est sain et normal pour tout chrétien d’aspirer à servir Dieu, mais ceci est très différent de l’ambition personnelle à laquelle le monde nous appelle parfois. Mieux vaut craindre Dieu que de n’avoir peur de rien. Car lorsque nous craignons Dieu, il nous rassure en nous disant : « Ne crains pas ». Tandis que celui qui n’a peur de rien ne voudra pas entendre ces paroles.
5°. Face à la vie quotidienne.
“ Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître. Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. ” (Luc 8:49-50 NEG)
La vie peut faire peur. Nous nous sentons si désarmés face à certaines situations. Jaïrus exerçait des responsabilités dans sa vie professionnelle, il était le chef d’une synagogue. Mais son expérience des responsabilités le laisse désarmé face à l’agonie de sa fille. Il lui reste un seul espoir : Jésus.
Le sens de la responsabilité peut amener la crainte et même la peur. Quand on se sent responsable on veut parfois tout porter sur ses propres épaules, et on finit par craquer ou on vit dans la peur de craquer, ce qui revient au même.
Un père de famille, comme l’était Jaïrus, a des responsabilités envers ses enfants et envers son épouse. Il devra rendre compte à Dieu de la manière dont il exerce ses responsabilités. Mais il n’est pas seul à exercer ses responsabilités envers les siens. Quand Dieu confie des responsabilités à l’homme, il ne démissionne pas pour autant des siennes ! Dieu n’abandonne pas l’homme dans l’exercice de ses responsabilités. Nous n’avons donc pas à avoir peur de prendre nos responsabilités au sérieux. En s’adressant à Jaïrus Jésus nous donne un précieux renseignement sur la manière d’exercer nos responsabilités sans se laisser écraser par elles. Il lui dit : « Ne crains pas, crois seulement, » La crainte, aux yeux de Jésus, c’est le doute, et le doute c’est une invitation au désespoir et à l’incrédulité. Ceci est vrai dans toutes les situations de la vie quotidienne, pas seulement dans un cas aussi dramatique que la maladie de la fille de Jaïrus.
Placer notre confiance en Dieu est la première grande responsabilité qui nous incombe dans la vie. Lorsque la peur nous assaille nous n’avons pas à nous soumettre à cette peur, mais au contraire, nous devons tout faire pour retrouver notre confiance en Dieu.
Quelque soit la situation que nous traversons, Dieu nous aime. L’ennemi de nos âmes aimerait nous faire croire le contraire. Il aimerait que nous entretenions la peur en nous. La peur perd sa puissance dès le moment où nous réalisons que Dieu nous aime : “ La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. ” (1 Jean 4:18 NEG) Ce verset nous aidera à gérer les situations où la peur veut s’emparer de nos cœurs.
Face à notre santé et celle des nôtres, face à nos factures, face à notre voiture en panne, à notre toit qui fuit, à notre entreprise qui bat de l’aile, face à tout ce qui peut nous faire peur dans la vie quotidienne, le Seigneur nous dit : «Ne crains pas, crois seulement, ».
Conclusion.
Ne cherchons pas à devenir des personnes qui n’ont peur de rien. Apprenons à craindre Dieu pour ne pas être esclave de la peur. N’oublions pas l’exemple de Zacharie, de Marie, des bergers, de Pierre et de Jaïrus, et comme eux restons à l’écoute de Celui qui dit : « Ne crains pas ! ».
De la Genèse à l’Apocalypse la Bible exhorte à bannir la peur et à craindre Dieu. « Ne t'ai-je pas ordonné: 'Fortifie-toi et prends courage'? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. » Jos 1.9
C’est dans le jardin d’Eden que la peur se manifesta pour la première fois. Le premier symptôme de cette nouvelle maladie spirituelle qui frappa Adam et Ève fut la réaction de se cacher de Dieu au lieu d’entamer leur dialogue habituel avec Lui (Genèse chapitre 3).
Si nous ne trouvons pas la solution pour gérer et guérir nos craintes nous courrons le risque, non seulement de devenir des névrosée, mais encore, et ceci est plus grave, de ne jamais connaître Dieu en Esprit et en vérité. Toute approche de Dieu passe nécessairement par une phase de crainte, mais cette crainte de Dieu n’est pas celle du monde. Il faut passer le mur de la peur pour connaître Dieu.
Craindre quelqu’un ou quelque chose c’est lui accorder une grande autorité sur nous. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser asservir par nul autre que Dieu. Dieu est le seul que nous puissions craindre sans tomber dans l’asservissement spirituel. La crainte s’empare de nous à chaque fois que nous nous approchons de Dieu, et nous avons besoin qu’il nous dise : « Ne crains pas ! ». Nous allons donc examiner ces cinq passages de l’Evangile selon Luc où nous trouvons ces paroles rassurantes.
1°. Face à un exaucement de prière.
“ Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums. Zacharie fut troublé en le voyant et la frayeur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : Ne crains point, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. ” (Luc 1:8-14 NEG)
Toute sa vie Zacharie a prié pour que Dieu accorde un enfant à sa femme Elisabeth. Peut-être avait-il cessé de prier depuis un certain temps car Luc précise qu’ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. (Luc 1:7 NEG), Zacharie se croyait peut-être trop vieux. Mais Dieu, quant à Lui, n’avait pas oublié les prières de Zacharie. Et, au moment le plus propice d’après Lui, Dieu envoie un ange pour annoncer la bonne nouvelle à Zacharie. Zacharie est saisi de crainte à l’écoute des paroles de Dieu que l’ange lui annonce. Une réponse à nos prières n’est jamais banale, ou du moins ne devrait jamais l’être. Une réponse à la prière sous entend l’intervention de Dieu Lui-même dans la situation.
Dieu choisit le moment le plus propice pour répondre à nos prières. Bien souvent ce moment est celui où nous avons cessé d’attendre une réponse. Nous nous sommes faits à l’idée que Dieu pourrait bien ne pas exaucer telle ou telle prière, et c’est parfois exactement à ce moment là que Dieu répond. Pourquoi ? Je pense que ceci nous amène à voir l’exaucement de notre prière comme une grâce de Dieu et non comme le résultat de nos laborieuses prières. Ne cessons pas de prier pour cela ! Mais sachons que si la prière nous appartient, l’exaucement, lui, appartient à Dieu. Sachons aussi que Dieu n’oublie jamais les prières qui lui ont été adressées. Lorsque Dieu exauce une prière que nous avions oubliée depuis longtemps, au lieu de céder à la peur, retrouvons la foi et louons le Seigneur. Un seul reproche est adressé à Zacharie, c’est de pas avoir cru aux paroles transmises par l’ange : “ Et voici, tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où ces choses arriveront, parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront en leur temps. ” (Luc 1:20 NEG)
2°. Face aux choix de Dieu pour nous.
“ Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très–Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin. ” (Luc 1:26-33 NEG)
Il y a des choix que nous pouvons faire et d’autres qui n’appartiennent qu’à Dieu. Le choix qui nous appartient en propre est celui de nous tourner vers Dieu pour lui confier notre vie. Dieu ne nous contraint jamais de faire ce choix, sinon notre relation avec Lui ne serait pas une relation d’amour.
Marie était déjà croyante lorsque Dieu envoya l’ange Gabriel vers elle. Dieu avait souverainement choisi Marie pour être le mère de Jésus, et Marie, quant à elle, choisit d’obéir à Dieu dès qu’elle entendit le message qui lui était adressé : “ Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta. ” (Luc 1:38 NEG)
Dieu a fait des choix pour nous et il nous invite à découvrir les voies qu’il a préparées pour nous à l’avance. Mais nous ne pouvons pas découvrir ces projets de Dieu à notre égard avant de lui avoir confier nos vies : “ Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus–Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. ” (Éphésiens 2:8-10 NEG). Une telle vie connaît des moments palpitants. Des moments où la présence de Dieu se fait intense. Lorsque Dieu nous montre ce qu’il attend de nous nous pourrions être effrayés, mais c’est là qu’il nous dit aussi : « Ne crains pas ! ». Dans ces moments-là c’est l’obéissance qui chasse la crainte.
3°. Face à un réveil spirituel.
“ Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux. Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche. Et soudain il se joignit à l’ange une multitude de l’armée céleste, louant Dieu et disant: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu’il agrée ! ” (Luc 2:8-14 NEG)
Ici il s’agit d’une expérience collective, les bergers sont plusieurs. L’Église, elle aussi, est appelée à vivre des moments intenses de la présence de Dieu. L’Histoire de l’Église, en commençant par les Actes des Apôtres, est émaillée de ces moments solennels où Dieu manifeste sa présence par son amour, sa sainteté et sa puissance. De nombreux chrétiens prient pour que le Seigneur accorde ce qu’il est coutume d’appeler un réveil spirituel. Somme-nous prêts à vivre de tels moments ? Nous n’avons pas à rechercher des expériences émotionnelles, mais nous devons être prêts à les vivre lorsque Dieu se manifeste. Comment pourrions-nous rester de marbre quand Dieu fait déborder nos cœurs d’amour pour lui ? Comment ne serions nous pas saisis de crainte lorsque Dieu manifeste sa sainteté dans l’Église ? Dans la plupart des Réveils spirituels dont nous avons les récits, nous avons le témoignage de personnes en larmes accablées par le poids de leurs péchés. C’est alors que le message « ne crains pas » prend toute sa place. Dieu ne peut pas manifester sa présence sans manifester sa sainteté, car il est saint, il est toujours saint, la sainteté est sa nature même. Cette sainteté est inabordable sans la grâce. C’est parce qu’il nous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur, que nous pouvons obéir à ce : « ne crains pas » lorsque Dieu manifeste sa sainteté parmi nous. Mais encore une fois : ne recherchons pas le spectaculaire, recherchons Dieu Lui-même. Recherchons-le sans crainte d’être rejetés, car Jésus est né, mort et ressuscité pour le pardon de nos péchés.
4°. Face à une nouvelle vocation.
“ Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit : Seigneur, retire–toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Car l’épouvante l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu’ils avaient faite. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon : Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent. ” (Luc 5:4-11 NEG)
En général, ceux qui aspirent à une vocation particulière au service de Dieu rêvent d’accomplir de grandes choses. Mais lorsque Dieu appelle, c’est parfois la frayeur. Tous les prophètes ont eu cette première réaction de frayeur au moment où Dieu s’est révélé à eux (Exode 3 : 6 ; Esaïe 6 : 5 ; Jérémie 1 : 6 ; Ézéchiel 1 : 28.). Cette réaction est normale puisque nous sommes des pécheurs. Dans leur barque, Pierre et ses compagnons prennent tout à coup conscience de la divinité, et donc de la sainteté de Jésus, et aussitôt ils se trouvent indignent d’être dans une même barque avec Lui. Dieu n’appelle à son service que des gens indignes, car Lui seul peut nous rendre digne d’un tel service. L’antichambre de la crainte de Dieu est toujours sur la route d’une vocation à servir Dieu. Ce passage est nécessaire pour nous purifier des virus spirituels qu’apporte l’ambition humaine. Il est sain et normal pour tout chrétien d’aspirer à servir Dieu, mais ceci est très différent de l’ambition personnelle à laquelle le monde nous appelle parfois. Mieux vaut craindre Dieu que de n’avoir peur de rien. Car lorsque nous craignons Dieu, il nous rassure en nous disant : « Ne crains pas ». Tandis que celui qui n’a peur de rien ne voudra pas entendre ces paroles.
5°. Face à la vie quotidienne.
“ Comme il parlait encore, survint de chez le chef de la synagogue quelqu’un disant : Ta fille est morte ; n’importune pas le maître. Mais Jésus, ayant entendu cela, dit au chef de la synagogue : Ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée. ” (Luc 8:49-50 NEG)
La vie peut faire peur. Nous nous sentons si désarmés face à certaines situations. Jaïrus exerçait des responsabilités dans sa vie professionnelle, il était le chef d’une synagogue. Mais son expérience des responsabilités le laisse désarmé face à l’agonie de sa fille. Il lui reste un seul espoir : Jésus.
Le sens de la responsabilité peut amener la crainte et même la peur. Quand on se sent responsable on veut parfois tout porter sur ses propres épaules, et on finit par craquer ou on vit dans la peur de craquer, ce qui revient au même.
Un père de famille, comme l’était Jaïrus, a des responsabilités envers ses enfants et envers son épouse. Il devra rendre compte à Dieu de la manière dont il exerce ses responsabilités. Mais il n’est pas seul à exercer ses responsabilités envers les siens. Quand Dieu confie des responsabilités à l’homme, il ne démissionne pas pour autant des siennes ! Dieu n’abandonne pas l’homme dans l’exercice de ses responsabilités. Nous n’avons donc pas à avoir peur de prendre nos responsabilités au sérieux. En s’adressant à Jaïrus Jésus nous donne un précieux renseignement sur la manière d’exercer nos responsabilités sans se laisser écraser par elles. Il lui dit : « Ne crains pas, crois seulement, » La crainte, aux yeux de Jésus, c’est le doute, et le doute c’est une invitation au désespoir et à l’incrédulité. Ceci est vrai dans toutes les situations de la vie quotidienne, pas seulement dans un cas aussi dramatique que la maladie de la fille de Jaïrus.
Placer notre confiance en Dieu est la première grande responsabilité qui nous incombe dans la vie. Lorsque la peur nous assaille nous n’avons pas à nous soumettre à cette peur, mais au contraire, nous devons tout faire pour retrouver notre confiance en Dieu.
Quelque soit la situation que nous traversons, Dieu nous aime. L’ennemi de nos âmes aimerait nous faire croire le contraire. Il aimerait que nous entretenions la peur en nous. La peur perd sa puissance dès le moment où nous réalisons que Dieu nous aime : “ La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour. ” (1 Jean 4:18 NEG) Ce verset nous aidera à gérer les situations où la peur veut s’emparer de nos cœurs.
Face à notre santé et celle des nôtres, face à nos factures, face à notre voiture en panne, à notre toit qui fuit, à notre entreprise qui bat de l’aile, face à tout ce qui peut nous faire peur dans la vie quotidienne, le Seigneur nous dit : «Ne crains pas, crois seulement, ».
Conclusion.
Ne cherchons pas à devenir des personnes qui n’ont peur de rien. Apprenons à craindre Dieu pour ne pas être esclave de la peur. N’oublions pas l’exemple de Zacharie, de Marie, des bergers, de Pierre et de Jaïrus, et comme eux restons à l’écoute de Celui qui dit : « Ne crains pas ! ».
Quimper le 15 Novembre 2009.
Alain Monclair.
Alain Monclair.


