Abraham dans l'épreuve

Thursday, 26 January 2012


Abraham descendit…
                                 … et Abraham remonta.

Le croyant et l’épreuve de la foi.

Lecture : Genèse 12 : 10 à Genèse 13 : 4.
 Nous trouvons au verset 10 du passage que nous venons de lire « Abram descendit » et au verset 1er du chapitre 13 « Abram remonta ». Ces deux expressions symbolisent et illustrent le parcours spirituel d’Abraham à ce moment de sa vie. Il va passer par l’épreuve et commettre quelques erreurs spirituelles. Dieu a permis les écarts d’Abraham et son retour afin que son exemple nous soit utile pour vivre notre propre foi (1 Corinthiens 10 : 11). Nous pouvons tirer cinq enseignements de ce passage :
1° La place de l’épreuve et celle de la bénédiction.
2° La place de la direction divine et celle de l’initiative personnelle.
3° Que faire lorsque la peur domine la foi ?
4° Que faire quand notre témoignage tourne au vinaigre.
5° Comment retourner sur le chemin de la foi.

1° La place de l’épreuve dans la vie du croyant.
« Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays. » (Genèse 12:10 S21)
 Les promesses et la bénédiction de Dieu tiennent une grande place dans la Bible. La Bible enseigne que c’est uniquement sur les promesses de Dieu que nous sommes appelés à fonder notre foi. C’est sur une promesse de Dieu qu’Abraham fit son premier pas de foi (Genèse 12 : 1 à 4).
 Les récits bibliques montrent que « bénédiction » n’est pas synonyme de « facilité ». On y découvre même que c’est souvent dans l’épreuve et les difficultés que nous apprécions le mieux les bienfaits de la consolation divine ; et c’est dans la détresse et l’adversité que nous découvrons la réelle solidité des promesses de Dieu.
 Abraham, père de tous les croyants, pionnier de la foi, fut le premier à expérimenter l’épreuve de la foi telle que les Ecritures la présente. Epreuve qui selon Pierre est nécessaire et incontournable : « C’est ce qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu’il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. » (1 Pierre 1:6 S21).
 Bien qu’incontournable l’épreuve n’est pas à rechercher : « ne nous fais pas entrer dans l’épreuve, mais délivre-nous du Mauvais. » (Matthieu 6:13 NBS).
 Pourquoi l’épreuve est-elle incontournable dans le plan de Dieu ? L’une des réponses que donne l’Ecriture est que l’épreuve est pédagogique. Dieu enseigne cette vérité à son peuple, tant dans l’A. T. que dans le N. T. : «  Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces 40 années dans le désert. Il voulait t’humilier et te mettre à l’épreuve pour connaître les dispositions de ton cœur et savoir si tu respecterais ou non ses commandements.  Il t’a humilié, il t’a fait connaître la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres non plus n’avaient pas connue, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. » (Deutéronome 8:2-3 S21)
  « Jésus répondit: « Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » » (Matthieu 4:4 S21). Nous trouvons la même référence dans Luc 4 : 4. Ce sont des versets 4X4, qui nous permettent d’avancer sur les terrains les plus accidentés, là où pullulent les épreuves de la foi.
 Mais…toutes les épreuves sont-elles incontournables ? Certaines ne sont-elles pas évitables ?

2° La place de la direction divine et celle de l’initiative personnelle.
«  Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.  Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï: « Ecoute-moi! Je sais que tu es une belle femme… » (Genèse 12:10-11 S21)
 Contrairement au langage de Genèse 12 : 1, nous ne trouvons pas dans ces versets une parole de Dieu pour diriger Abraham vers l’Egypte. Abraham semble s’être conformé aux coutumes de son siècle : quand il y avait une famine, on se tournait vers l’Egypte. Devenu nomade, Abraham n’avait pas d’attaches qui le retenaient. La solution de l’Egypte semblait si évidente qu’Abraham ne pensa même pas à consulter Dieu avant de prendre une décision. Dans son empressement il mit le pied en avant sans que la parole de Dieu ne lui indique le chemin.
 S’étant engagé sur ce chemin de sa propre initiative, Abraham va devoir à nouveau compter sur ces propres initiatives pour tenter de résoudre les problèmes qui vont se présenter à lui en cours de route.
 Ne traitons pas Abraham trop durement, mais essayons de nous mettre à sa place afin de ne pas commettre les mêmes erreurs en situations similaires. Face à la famine, Abraham a des responsabilités familiales qu’il doit assumer. Sa femme, son neveu, ses serviteurs et ses troupeaux risquent de pâtir de cette famille si Abraham ne réagit pas à temps. Il est louable d’avoir le sens de nos responsabilités, mais il ne faut pas oublier que la première de nos responsabilités est de consulter Dieu. Face à la famine Elimélec commit la même erreur (Ruth 1 : 1 à 5).
 Apprenons-donc à rechercher activement la direction du Seigneur, surtout lorsque nous subissons la pression d’une situation difficile : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » (1 Pierre 5:7 S21)
3° Que faire lorsque la peur domine la foi ?
«  Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï: « Ecoute-moi! Je sais que tu es une belle femme.  Quand les Egyptiens te verront, ils diront: ‘C’est sa femme’ et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie.  Présente-toi donc comme ma sœur afin que je sois bien traité à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. » » (Genèse 12:11-13 S21)
 Nous connaissons tous la peur. La peur n’est pas toujours un péché, elle est souvent le signal d’un danger potentiel. La peur est aussi une invitation à nous tourner vers Dieu pour recevoir son conseil.
 La peur peut être aussi le produit de notre imagination alimentée par les faits divers de ce monde. Quand j’étais gosse, il y a plus de 50 ans, ma mère me répétait souvent : « Si un monsieur veut te donner des bonbons ou t’inviter à monter dans sa voiture ne l’écoute pas et reviens à la maison en courant ! » Ca m’est arrivé une fois et j’ai suivi les recommandations de ma mère à la lettre ! C’était il y a environ 60 ans. Nous n’étions pas bombardés d’informations comme aujourd’hui, mais probablement ma mère avait été troublée par un fait divers qu’elle n’oublia jamais. Du temps d’Abraham il en était de même. On a trouvé un papyrus ancien qui raconte l’histoire d’un Pharaon qui envoya deux armées pour s’emparer d’une femme en tuant son mari ! Il y avait là de quoi troubler la sérénité d’Abraham. Mais s’il avait eu la certitude que Dieu le conduisait à descendre en Egypte, aurait-il eu aussi peur ?
  La peur est une réalité universelle, c’est pourquoi la Bible répète si souvent : « Ne crains pas… N’ayez pas peur ! »
 La peur non maîtrisée a conduit Abraham au mensonge. Peut-être se disait-il que ce n’était qu’un demi-mensonge parce qu’il existait un lien de parenté entre Abraham et sa femme ? Mais un demi-mensonge est une déformation complète de la vérité. La peur d’Abraham, comme presque toutes les peurs, est égocentrique, il a peur pour sa vie «et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie. »
 Pour ne pas nous laisser dominer par la peur, humilions-nous sous la puissante main de Dieu, et demandons-lui avec confiance de diriger nos pas.

4° Que faire quand notre témoignage tourne au vinaigre ?
«  Cependant, l’Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d’Abram. 18 Alors le pharaon appela Abram et dit: « Qu’est-ce que tu m’as fait? Pourquoi ne m’as-tu pas informé que c’est ta femme? 19 Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur? De ce fait, je l’ai prise pour femme! Voici maintenant ta femme. Prends-la et va-t’en! » 20 Et le pharaon donna l’ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait. » (Genèse 12:17-20 S21)
 Sans l’intervention de Dieu le témoignage d’Abraham aurait tourné au scandale. Ceci aurait plus grave qu’un simple incident de parcours, car la vocation d’Abraham était d’être en bénédiction à toutes les nations (Genèse 12 : 3). Dieu est intervenu avant qu’il ne soit trop tard : « Cependant, l’Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d’Abram. » (Genèse 12:17 S21). Nous ne savons pas comment cela s’est produit, mais le Pharaon en question a probablement été saisi par la crainte de Dieu, ce qui a sauvé la vie d’Abraham.
 Comment réagit Abraham ? Il ne discute pas, il ne se répand pas en explications, il admet sa faute. C’est le seul témoignage puissant qu’il pouvait avoir dans cette situation. Après avoir menti Abraham rend témoignage à la vérité.
 Nous devons apprendre à admettre nos fautes, même devant les « païens » ! Bien plus tard Jonas va se trouver dans une situation similaire (Jonas 1 : 8 à 12). Jonas lui aussi admet sa faute et se déclare prêt à en assumer las conséquences. Sur le coup, on peut croire que tout est fini pour Jonas, mais miraculeusement Dieu le sauve du pire.
 Ces deux exemples nous montrent que lorsqu’un enfant de Dieu admet ses fautes Dieu le restaure, et même, par la puissance de sa grâce, transforme la situation en rendant témoignage à l’Evangile de sa grâce.

5° Comment retourner sur le chemin de la foi.
« Abram remonta d’Egypte vers le Néguev avec sa femme et tout ce qui lui appartenait. Lot était avec lui. 2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. 3 Il se rendit par étapes du Néguev jusqu’à Béthel, jusqu’à l’endroit où était sa tente au début, entre Béthel et Aï, 4 là où se trouvait l’autel qu’il avait fait la première fois. Là, Abram fit appel au nom de l’Eternel. » (Genèse 13:1-4 S21)
 Il existe un chemin de retour vers Dieu après être descendu dans les sombres vallées de nos initiatives malheureuses. Dieu a prévu ces situations et ses enfants peuvent compter sur lui pour retrouver le chemin de la foi.
 Abraham s’était exilé lui-même pour cause de famine. Salomon, dans sa prière lors de l’inauguration du Temple, va prophétiser au sujet de ce retour possible vers Dieu : « « Admettons qu’ils pèchent contre toi  puisqu’il n’y a aucun homme qui ne commette pas de péché - et que tu sois irrité contre eux au point de les livrer à l’ennemi qui les déportera dans un autre pays, lointain ou proche. 37 S’ils se mettent alors à réfléchir dans le pays où ils seront exilés, s’ils reviennent à toi et t’adressent des supplications dans le pays de leur déportation, en disant: ‘Nous avons péché, nous avons commis l’injustice, nous avons fait le mal’, 38 oui, s’ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme dans le pays de leur déportation, celui où on les aura exilés, s’ils t’adressent des prières, les regards tournés vers leur pays, celui que tu as donné à leurs ancêtres, vers la ville que tu as choisie et vers la maison que j’ai construite en l’honneur de ton nom, 39 écoute du haut du ciel, de l’endroit où tu résides, leurs prières et leurs supplications et fais-leur droit. Pardonne à ton peuple ses péchés contre toi! » (2 Chroniques 6:36-39 S21). Salomon avait compris la grandeur de la grâce de Dieu.
 Cependant, nous ne devons jamais oublier que la grâce de Dieu n’est jamais une grâce à bon marché, comme le disait le Pasteur Dietrich Bonhoeffer. La grâce de Dieu, pour être efficace, coûte nos larmes de notre côté et a coûté la mort de Jésus sur la Croix. Ne négligeons jamais une grâce si précieuse, c’est seulement par cette grâce que nous pouvons établir et rétablir notre communion avec Dieu et retrouver le chemin de la foi.
 Dès le moindre écart, le croyant est appelé à revenir vers Dieu. Et, pour revenir à Dieu il faut revenir au pied de la Croix d’où la grâce abonde. Abraham nous a montré l’exemple. Abraham était descendu tout seul comme un grand en Egypte et il en est remonté par la grâce de Dieu. Il est revenu sur les lieux de la bénédiction, à Béthel. Ceci ne s’est pas fait par un coup de baguette magique, mais étape par étape, et Dieu était là au rendez-vous du pied de la croix, à l’autel des sacrifices : «  D’étape en étape, il retourna du Néguev jusqu’à Béthel, au lieu où il avait auparavant établi son campement, entre Béthel et Aï, c’est-à-dire à l’endroit où était l’autel qu’il avait précédemment érigé, et il y pria l’Eternel. » (Genèse 13:3-4 Sem)
Conclusion.

 Que cet épisode de la vie d’Abraham nous encourage a toujours rechercher sa volonté dans nos cheminements, et à revenir à Lui lorsque nous avons fait fausse route.



Quimper le 15 Janvier 2012.
Alain Monclair.


Nouvel an pour nouvel homme

Saturday, 31 December 2011


« Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » Psaumes 119:9

 En relisant ce verset pour la énième fois, m’est venue l’idée saugrenue que ces paroles n’étaient plus pour moi. Bon, d’accord, je ne suis plus aussi jeune que je l’ai été ! Mais au vu de ma calvitie et de mes cheveux blancs il faudrait être au moins centenaire pour m’appeler « jeune homme » ! Cependant le Saint-Esprit s’est servi de cette pensée saugrenue pour que je m’interroge sur la conduite de ma vie.
 D’accord, j’ai sérieusement vieilli, mais il y a un vieil homme qui n’a plus sa place  dans ma vie. Ce vieil homme, dont parle la Bible n’a plus de place légitime dans la vie de tout croyant né de nouveau, quel que soit son âge devant l’état civil.
 Ce vieil homme n’a pas de place au programme de l’année 2012. Le nouvel homme, régénéré par la Seigneur, doit supplanter le vieil homme dans nos vies en 2012.
 Ceci ne veut pas dire que les jeunes gens n’aient pas de difficultés particulières. La Bible invite à fuir les passions de la jeunesse. Mais l’âge ne met pas à l’abri des tentations et des passions les plus vives, l’actualité en 2011 nous l’a montré abondamment (DSK).
 Jeunes ou vieux, si nous voulons rendre pur notre sentier  2012, sommes face aux mêmes défis et face aux mêmes promesses.

1°. Chaque jour est un nouvel an.
1.« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5:17 S21)
 Si nous vivons en Jésus-Christ, chaque jour est un nouvel an. Nous n’avons pas besoin d’attendre une date anniversaire pour repartir à zéro avec Jésus. Être une nouvelle créature en Christ est une priorité dans la vie chrétienne : « En effet, |en Jésus-Christ,| ce qui a de l’importance, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais c’est le fait d’être une nouvelle créature. » (Galates 6:15 S21)
 Même en vieillissant nous restons de nouvelles créatures. Lorsque nous naissons de nouveau nous faisons plus que remettre les compteurs à zéro. Nous les gardons à zéro. L’homme spirituel n’est pas sujet à l’usure et au vieillissement qui aboutit à la mort : « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (2 Corinthiens 4:16 NEG) Cette promesse n’est pas que pour les cheveux blancs, elle s’adresse aussi aux jeunes. Cette promesse ne s’applique pas uniquement au vieillissement  physique, elle est également efficace pour combattre le phénomène de la routine et de la fatigue occasionnelle qui touche autant les jeunes que les vieux (Esaïe 40 :30 : « Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher »)
 Abordons donc 2012 en nouvelles créatures, renouvelées chaque jour par notre Créateur.

2°. Trois raisons de larguer notre vieil homme.
 Le nouveau testament nous donne trois raisons de couper toute relation avec notre vieil homme, quitte à lui déplaire pour trouver notre plaisir en Dieu.
1. « Nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6:6 S21) Notre vieil homme nous entraîne irrémédiablement à l’esclavage du péché. La nature du vieil homme ne change pas parce qu’elle ne peut pas changer. Dès que nous lui laissons la liberté d’influencer notre nouvelle vie il nous conduit au péché. Pour que le nouvel homme soit libre de suivre Christ il faut maintenir le vieil homme cloué à la croix. Voici la traduction Parole Vivante de ce verset : « Comprenons donc que l’homme que nous étions autrefois a été cloué à la Croix avec le Christ afin que le péché soit réduit à l’impuissance et que le corps, instrument docile du péché, soit neutralisé. Nous avons été crucifiés avec le Christ pour que le mal n’ait plus de prise sur nous et que nous n’ayons plus besoin d’obéir comme des esclaves à ses sollicitations. » (Romains 6:6 PVV)
2.    « C’est en lui (Jésus)  que vous avez été instruits à vous dépouiller, par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, » (Ephésiens 4:21-22 NEG) Le vieil homme se laisse abuser par les convoitises trompeuses, il retombe sans cesse dans les mêmes pièges. C’est pourquoi il faut se débarrasser du vieil homme. Les appétits du vieil homme ne sont pas les mêmes que ceux du nouvel homme. Pour sortir du piège de l’addiction aux habitudes du vieil homme il faut vivre sous le régime de la nouvelle vie en Christ. Dépouillons-nous du vieil homme pour vivre libres en 2012.
3.    « Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme et de ses manières d’agir, vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance, conformément à l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni étranger, ni sauvage, ni esclave ni homme libre, mais Christ est tout et en tous. » (Colossiens 3:9-11 S21) Pour vivre une communion fraternelle en Christ il est nécessaire de se dépouiller du vieil homme et de ses manières d’agir, puisque le vieil homme n’appartient pas à Christ. C’est parce que nous sommes de nouvelles créatures en Christ que nous pouvons avoir une communion fraternelle. Une communion fraternelle où les manières de vivre du vieil homme ont une place est la porte ouverte aux conflits et à toutes sortes de péchés. Dépouillons-nous du vieil homme pour vivre une communion fraternelle vraie et sincère en 2012.
 Le vieil homme est un dur à cuire. Nous avons à lui faire face toute notre vie. Mais Dieu nous promet la victoire. Voici quelques paroles sur la vie de Jacob. Je prie qu’elles vous encouragent autant qu’elles m’ont encouragées moi-même : « La discipline dans la vie de Jacob. Après que Rachel eut donné naissance à Joseph, Jacob pensa à retourner chez lui. Mais sa période disciplinaire n’était pas encore terminée, et il devait encore se soumettre à Laban. Il ne pouvait partir un jour trop tôt.
 Il nous faut croire que tout ce qui passe par la main de Dieu est juste. Les circonstances de notre vie ont été préparées par Dieu pour notre bien. Chaque situation est pour notre bien ; elle sert à éprouver les points forts de notre vie naturelle. Nous espérons que Dieu n’aura pas besoin de vingt ans pour venir à bout de nous. Malheureusement, même après vingt ans, certains individus n’ont toujours pas appris leur leçon. Bien que ces individus aient été éprouvés et disciplinés, ils n’ont pas progressé ; il est malheureux que leur chair ne soit jamais ni touchée ni affaiblie, et qu’ils continuent de manigancer et de supplanter les autres. Frères et sœurs, il ne faut pas nous plaindre de ce que la main de Dieu soit trop lourde. Dieu sait ce qu’il fait. A l’origine, Jacob était un individu sans pitié, et après avoir été discipliné par Dieu, il devint, dans sa vieillesse, quelqu’un de gentil et d’affectueux. Puissions-nous voir que chaque expérience, dans les circonstances que nous traversons, est adaptée par le Saint-Esprit à nos besoins personnels. Aucune expérience n’arrive par accident. Toutes les expériences rencontrées sont préparées par le Saint-Esprit et sont là pour nous édifier. Pendant que nous passons par cette discipline et ces épreuves, il se peut que nous ne soyons ni joyeux ni très à l’aise, mais elles font partie de l’œuvre de Dieu en nous. Nous réaliserons par la suite que toutes ces expériences étaient pour notre bien. » Watchman Nee. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, pages 128-129. 1993 © living Stream Ministry. Croyons que rien ne nous arrivera en 2012 qui ne sera pas prévu par Dieu pour faire avancer son règne dans nos vies.

3°. Comment marcher dans la pureté en 2012 ?
  La strophe du Psaume 119 dont nous avons cité les premières paroles dans ce message nous donnent de précieux conseils à cet égard.
 « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » (Psaumes 119:9 NEG). C’est la Parole de Dieu qui nous permet d’aborder 2012 en nouveauté de vie. C’est elle qui nous donnera les conseils avisés dont nous aurons besoins pour prendre des décisions en 2012.
 « Je te cherche de tout mon cœur: ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements! » (Psaumes 119:10 S21) Ce n’est pas parce qu’on a trouvé la femme de sa vie qu’il arrêter de rechercher sa présence jour après jour, avec Dieu il en est de même. Si nous voulons que notre vie avec Dieu en 2012 demeure une histoire d’amour nous devons rechercher constamment sa présence.
 « Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi. » (Psaumes 119:11 NEG). La Parole de Dieu n’est pas un simple manuel de la réussite, elle est une lettre d’amour. Si notre amour de la Parole est plus grand que notre attirance du péché, nous n’avons pas à craindre les tentations de 2012.
 « Béni sois-tu, Eternel, enseigne-moi tes prescriptions! » (Psaumes 119:12 S21) Bénissons Dieu chaque jour de cette nouvelle année et nous vivrons sous sa bénédiction.
 « De mes lèvres j’énumère toutes les sentences que tu as prononcées. » (Psaumes 119:13 S21) Nos lèvres nous trahissent bien souvent. Cependant il existe un remède : la Parole de Dieu. Il vaut mieux qu’on nous reproche d’avoir toujours la Bible à la bouche plutôt que de nous éloigner d’elle. Ne nous lassons pas de compter les promesses et les commandements de Dieu au cours de cette nouvelle année 2012.
 «  J’ai autant de joie à suivre tes instructions que si je possédais tous les trésors.  Je médite tes décrets, j’ai tes sentiers sous les yeux.  Je fais mes délices de tes prescriptions, je n’oublie pas ta parole. » (Psaumes 119:14-16 S21). Les temps s’annoncent difficiles d’après les médias. Où trouverons-nous une source de joie et de satisfaction intérieure en 2012 ? La parole de Dieu nous procure une richesse que nul ne peut nous voler. Tant qu’on n’oublie pas cette parole notre cœur sera renouvelé chaque jour de cette nouvelle année 2012.

Bonne Année 2012 !
Bloavez mad !

Quimper le 1er Janvier 2012.
Alain Monclair.




Pas de Noël sans Jésus!

Monday, 19 December 2011


La vraie Star de Noël, c’est Jésus.

  Noël c’est la fête  des lumières. Partout on met des guirlandes. Autrefois on les mettait sur le sapin, dans sa maison. Mais aujourd’hui c’est son jardin qu’on décore, et on met des guirlandes jusque sur le toit de sa maison. Les commerçants cherchent à avoir la plus belle vitrine et les villes rivalisent entre elles pour avoir le plus beau spectacle lumineux pour Noël. Cette année j’ai découvert le conte de noël projeté sur la façade de l’hôtel de ville de Caen. Il y a quelques années, j’étais de passage à Laval le premier soir où la ville allumait ses décorations de Noël. Toute la ville était dans la rue, impressionnant ! Oui nous aimons cette abondance de lumière au cœur de l’hiver.
 Mais nous constatons que Noël est de moins en moins une fête chrétienne. Le petit Jésus d’autrefois est devenu si petit qu’on ne le voit plus dans la foule des spectacles de Noël. Cependant, Noël sans Jésus n’est pas Noël. Un Noël sans Jésus n’a pas de signification. Et il ne faut pas croire qu’un Noël où Jésus a toute la place manque de quelque chose. Jésus n’est pas un trouble fête, surtout pas à Noël, puisque c’est lui qui est à l’origine de la fête.
 Les récits de Noël dans la Bible parlent d’une grande joie et d’une paix extraordinaire. Les illuminations dans le ciel du premier soir de Noël furent si éclatantes que les bergers en eurent peur : «  Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.  Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande frayeur.  Mais l’ange leur dit : Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie :  c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2:8-11 NEG)
 L’aventure des mages venus voir Jésus commença aussi par une illumination dans le ciel. Pour marquer la venue de son Fils dans le monde Dieu alluma dans le ciel une étoile pas comme les autres afin que les mages puissent trouver le chemin vers Jésus : «  Jésus étant né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem,  et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » (Matthieu 2:1-2 NEG). Ils perdirent de vue l’étoile pendant un moment. Mais les scribes et les sacrificateurs, par l’intermédiaire du roi Hérode, purent leur dire que c’était à Bethléem que Jésus devait naître : «  Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l’étoile qu’ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu’au moment où, arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s’arrêta.  Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.  Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. » (Matthieu 2:9-11 NEG)
 Que pouvons-nous penser de toutes ces histoires ?
 Tout d’abord, Dieu veut nous inviter à lever les regards vers le ciel.
 Ceci pour découvrir que Jésus est la lumière du monde.
 Et qu’il peut nous faire sortir de notre nuit.

1°. Apprenons à regarder vers le ciel.
 Dieu s’est souvent servi des étoiles pour inviter les hommes à regarder plus haut qu’eux-mêmes. Ce fut le cas pour Abraham.
«  Après l’avoir conduit dehors, il dit: « Regarde vers le ciel et compte les étoiles, si tu peux les compter. » Il lui affirma: « Telle sera ta descendance. »  Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui compta comme justice. » (Genèse 15:5-6 S21)
 On dit que la lumière des villes empêche de voir les étoiles. Prenons garde à ce que les décorations de Noël ne nous empêchent pas de voir la vraie lumière de Noël : Jésus. Les étoiles sont toujours là, dans le ciel, pour nous inviter à nous confier en Dieu. Il y en a tellement que les hommes n’ont pas encore fini de les compter. « Dans la constellation du Cygne, une jeune étoile nommée S106 IR, quinze fois plus massive que le Soleil, achève de se former dans un maelström de lumière et de poussières. » (16 Décembre 2011)

2°. Laissons Jésus nous éclairer.
 L’apôtre Jean présente Jésus une lumière : « Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain. » (Jean 1:9 S21) Les décorations de Noël éclairent nos yeux tandis que la lumière du Seigneur éclaire nos cœurs. Jésus est venu sur la terre pour toucher et remplir nos cœurs. Dès le premier Noël les bergers ont vécu cette promesse : «  Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.  Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés de ce qu’ils leur disaient.  Marie gardait le souvenir de tout cela et le méditait dans son cœur.  Puis les bergers repartirent en célébrant la gloire de Dieu et en lui adressant des louanges à cause de tout ce qu’ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. » (Luc 2:17-20 S21)
 Jésus lui-même déclare : « Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres. » (Jean 12:46 S21). Mais il est facile de comprendre qu’il faut rester près de la lampe pour qu’elle nous éclaire. Dès que nous nous éloignons d’une source de lumière nous nous retrouvons dans l’obscurité de la nuit. De même, pour rester dans la lumière de Jésus, il faut le suivre : « Jésus leur parla de nouveau, et dit : Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » (Jean 8:12 NEG)

3°. Avec Jésus c’est Noël tous les matins.
 L’un des noms que la Bible donne à Jésus est « l’Étoile du matin ». C’est dans le ciel que les mages ont vu poindre l’étoile qui les mena vers Jésus. Mais aujourd’hui, c’est dans nos cœurs que Dieu désire faire apparaître cette étoile. La nuit est nécessaire pour nous reposer, mais la lumière est nécessaire pour vivre. C’est pour éclairer ceux qui sont dans les ténèbres que Jésus est venu. Ce message était annoncé depuis des siècles dans la Bible par les prophètes de l’Ancien Testament. Leur message, comme celui de toute l’Écriture, a pour but de faire naître le jour dans nos vies : « De plus, nous avons la parole des prophètes, sur laquelle nous pouvons nous appuyer fermement, et vous faites bien de lui accorder votre attention : car elle est comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour paraisse et que l’étoile du matin se lève pour illuminer vos cœurs. » (2 Pierre 1:19 Sem)
Dans quelques jours les décors de Noël s’éteindront. Que restera-t-il dans nos cœurs ? La lumière de l’étoile brillante du matin y sera-t-elle toujours? C’est à nous qu’appartient la réponse.
 Autrefois les mages ont ouvert leurs trésors à Jésus pour lui offrir des présents. Aujourd’hui, le plus beau cadeau que nous pouvons faire à Jésus, c’est de lui offrir notre vie en lui ouvrant notre cœur afin qu’il y verse sa lumière, son amour et sa grâce. Car c’est pour cela qu’il est venu sur la terre. Jusqu’à la dernière page de la Bible, Jésus, l’Étoile brillante du matin, nous invite à recevoir la vie abondante qu’il nous offre : « Moi Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin.  Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement.” (Apocalypse 22: 16-17 NEG)
 Jésus nous offre une nouvelle vie, quel cadeau de Noël ! Pour que sa lumière continue à briller dans nos cœurs tout au long de l’année, faisons de Jésus la star de notre vie.

Joyeux Noël !
Nedelek laouen !

Quimper le 18 Décembre 2011.
Alain Monclair.




Un peuple nouveau

Sunday, 20 November 2011

Bâtir l’Église.

Lecture : 1 Pierre 2 : 1 à 10.

 L’apôtre Pierre parle ici de l’Église de Jésus-Christ, peuple de la Nouvelle Alliance. L’Église est quelque chose de nouveau pour Pierre, mais il a été aux premières loges pour la découvrir. C’est à lui que Jésus a fait sa première mention de l’Église (Matthieu 16.18), et c’est lui qui a apporté la première prédication dans l’Église (Actes 2.14).
 Les chrétiens, étrangers et dispersés sur la terre, sont appelés à la stabilité en formant une maison spirituelle fondée en Christ. Nous trouvons dans ce texte la manière dont Christ bâtit son Église.

1°. Former une maison spirituelle.
« Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu ; et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2:4-5 NEG)
 Depuis plus de deux milles ans des chrétiens ont cherché à bâtir l’Église de Jésus-Christ dans ce monde. Leur but partait de bonnes intentions, mais leurs stratégies furent parfois catastrophiques. Nous déplorons ce christianisme de façade devenu souvent obligatoire après Constantin. Nous ne sommes pas fiers des croisades, ces conquêtes faites au fil de l’épée, et dont nous pâtissons encore aujourd’hui car l’histoire laisse des traces dans les âmes humaines. Nous ne pouvons pas comprendre qu’on ait pu brûler des croyants sur des bûchers, torturer et interdire de lire la Bible librement par chacun. Je ne peux pas non plus comprendre ces églises qui ressemblent tantôt à des clubs du troisième âge et tantôt à des clubs de jeunes ou à des associations de loisirs antidéprime. Je ne suis pas plus attiré par ces églises militantes qui sont tellement sures de la légitimité de leurs méthodes de combat qu’elle connaissent des dérapages allant parfois jusqu’au meurtre. Pourquoi tant de caricatures de l’Église ? Parce que le Christ vivant n’est plus le centre d’attirance spirituelle dans l’église. C’est Jésus-Christ lui-même qui bâtit l’Église. Dès que nous minimisons quelque peu sa place nous courrons le danger de devenir une religion morte ou une secte dangereuse. Quelle est donc la démarche à suivre pour que Jésus-Christ bâtisse son Église ?
« Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. »
 La construction de L’Église ne repose pas sur notre bonne volonté ou sur notre savoir faire mais elle repose sur Jésus Christ. La première démarche à effectuer pour participer à cette construction est de nous approcher de Jésus. Cette démarche ne se limite pas à une démarche ponctuelle qui a lieu une seule fois au début de notre vie chrétienne. Nous sommes appelés à nous approcher continuellement de Jésus, et ceci chaque jour de notre vie. Voici ce que note à ce propos John Mac Arthur : « Approchez vous de lui. En grec, « s’approcher » signifie venir avec l’idée de rester ; ici il s’agit de rester dans la présence de Christ dans une communion intime (cf. Jean 15. 5-15). » (Bible d’étude avec commentaires de John Mac Arthur.) L’exhortation étant au présent elle est chaque jour d’actualité. Plusieurs traductions utilisent d’ailleurs « vous approchant de lui » (Darby, Martin, Ostervald,…). L’approche n’est pas encore terminée.
 « Si nous voulons être utilisés dans le programme de construction de Dieu, il nous faut venir à Christ. Notre seule qualification pour être des matériaux de construction provient de notre identification avec lui. Notre seule importance consiste à contribuer à sa gloire. » William Mac Donald. Le commentaire biblique du disciple. Page 1217. ©1999. Éditeur J-P BURGAT/La Joie de l’Eternel.

« De lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu. »
 C’est Dieu qui a choisi que Jésus soit la pierre vivante sur laquelle il fonde son peuple nouveau. Cette pierre n’est pas comparable aux rochers de la Côte de Granit Rose. Les Rochers de Trégastel sont bien jolis mais ils ne sont pas vivants. On peut aller vers eux mais ils ne peuvent pas venir vers nous. Tandis que Jésus est un Rocher spirituel qui se fait toujours proche de nous : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » (1 Corinthiens 10:1-4 NEG) Même dans les déserts de la vie, le rocher spirituel sur lequel Dieu veut bâtir son Église est là. Nous ne pouvons donc pas dire que Dieu ne peut pas agir au milieu de nous parce que nous traversons un désert.

« Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2:5 NEG)
 C’est Christ qui bâtit son Église mais il utilise les pierres rendues vivantes par Lui-même pour la construire. Lorsqu’on construit un édifice il est important de choisir des matériaux de bonne qualité. Même le granit rose de Trégastel n’est pas toujours utilisable pour en faire des édifices ou des monuments. Une grande quantité de ces pierres ont été utilisées dans mon village natal pour faire des remblais après les marrées noires. Le contremaître chargé du chantier m’a assuré qu’on ne pouvait rien faire d’autre avec ces pierres. Nous sommes des pierres trop fragiles en elles-mêmes pour être utilisables en l’état afin bâtir un édifice tel que l’Église. Mais comme le note le pasteur Egbert Egberts : « Pierre parle de l’Église comme construite avec des pierres vivantes, unissant en une seule image la fragilité de la vie et la durabilité de la pierre (1 Pierre 2.5). Dieu habille la réalité de sa présence dans la fragilité de la vie humaine tout en la revêtant de la durabilité de la vie inaltérable du Seigneur Jésus-Christ. » Egbert Egberts. La Tente de Dieu dans le désert des hommes. Pages 188-189. © Éditions Excelsis 2011.

«…édifiez-vous pour former une maison spirituelle, » Notre première responsabilité pour édifier l’Église est donc de nous approcher de Christ. Nous devons nous laisser saisir par Christ pour former l’Église. Les pierres que nous sommes sont rendues vivantes avant d’être intégrées dans l’édifice, mais elles ne deviennent vraiment solidaires les unes des autres que lorsqu’elles se laissent saisir par Christ : « Pierre emploie une autre métaphore : il compare les croyants à des pierres vivantes, assemblées pour former un temple spirituel (1 Pierre 2.4-5 ; voir aussi Éphésiens 2.20-22). Les croyants sont unis et dépendants à jamais les uns des autres, comme le sont les pierres d’un édifice. » Wayne Grudem. Théologie Systématique. Page 925. ©Éditions Excelsis 2010.

« …un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. » Le sacerdoce des chrétiens est différent de celui des sacrificateurs de l’A. T., puisqu’il n’y a plus de sacrifice à offrir pour le pardon des péchés. Mais nous sommes appelés à proclamer au monde entier le sacrifice parfait de Christ. Nous sommes aussi appelés à présenter à Dieu, par la prière, les hommes de ce monde. Par ailleurs, le N. T. utilise à plusieurs reprises le mot sacrifice pour définir un aspect de notre sacerdoce :
« Les sacrifices spirituels des sacrificateurs du N.T. sont :
1. La présentation de leur corps en sacrifice vivant, saint et acceptable à Dieu. Il s’agit d’un acte d’adoration (#Ro 12.1).
2. Le sacrifice de louange. « C’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom » (#Hé 13.15).
3. Le sacrifice des œuvres bonnes. « N’oubliez pas la bienfaisance… » Ce sacrifice est agréable à Dieu (#Hé 13.16).
4. Le sacrifice des biens ou de l’argent. « N’oubliez pas [ … ] la libéralité. » Ce sacrifice est également agréable au Seigneur (#Hé 13.16).
5. Le sacrifice du service. Paul parle de son ministère auprès des païens comme d’une offrande agréable à Dieu (#Ro 15.16). » William Mac Donald. Le commentaire biblique du disciple. Page 1218. ©1999. Éditeur J-P BURGAT/La Joie de l’Eternel.

«…agréables à Dieu par Jésus-Christ. » Jésus-Christ est notre Médiateur pour toutes choses, tant pour notre salut que pour notre service. Nous ne pouvons pas être acceptables et agréables à Dieu sans passer par Jésus-Christ. De même nous ne pouvons pas faire quelque chose d’agréable à Dieu sans passer par Jésus-Christ.

2°. Pierre et les pierres vivantes.
«Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes. » Le mot « pierre » est utilisé à cinq reprises dans ce passage. Nous n’avons pas le temps pour nous étendre sur les polémiques au sujet du rôle de Pierre dans l’Église, mais notons qu’il attribue l’identité de « pierre vivante » à tous les croyants. Lisons le commentaire de Jean Calvin à cet égard : « 5. Pierre n’a jamais exercé un pouvoir sur les autres apôtres
 Mais objectent-ils, ce qui est ajouté, à savoir que « sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18), n’a jamais été dit à un autre. Vraiment ? Comme si Jésus –Christ disait là autre chose de Pierre que ce Pierre lui-même et Paul disent de tous les chrétiens ! Paul, en effet, dit que Jésus-Christ est la pierre de l’angle, qui soutient tout l’édifice, pierre sur laquelle « l’édifice bien coordonné s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur » (Éphésiens 2.20). Et Pierre nous recommande d’être des pierres vivantes, fondées sur Jésus-Christ, la pierre « choisie et précieuse », pour être conjoints et liés avec Dieu et entre nous, par son moyen (1 Pierre 2.5). » Jean Calvin. Institution de la religion chrétienne. Page 1037. ©2009 Paul Wells. Editions Kerygma et Excelsis.
 Mon frère, ma sœur, souviens-toi que Jésus a fait de toi une pierre vivante sur laquelle il compte pour bâtir son Église.

3°. Un choix est nécessaire.
« Car il est dit dans l’Écriture : Voici, je mets en Sion une pierre Angulaire, choisie, précieuse ; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. L’honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle, Et une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale ; ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru à la parole, et c’est à cela qu’ils sont destinés. » (1 Pierre 2:6-8 NEG)
 Il est impossible de rester neutre face à Jésus-Christ. Il est non seulement la pierre d’angle de l’Église mais aussi la pierre d’angle de toute vie. Face à Jésus-Christ nous sommes face à un choix. L’incrédulité (le refus de croire) est autant un choix que la foi. « Ou bien les hommes se prosternent devant lui dans la repentance et la foi pour recevoir le salut, ou bien ils se heurtent à lui pour se perdre. Ce qui aurait pu être le moyen de leur salut devient la cause de l’aggravation de leur condamnation. » Aucune neutralité n’est possible : Il doit être soit notre Sauveur, soit notre Juge. » William Mac Donald. (Cf. Jean 3 : 36)
 Dieu nous place face à ce choix, il ne nous offre pas d’échappatoire. Pourquoi ? Parce que nous avons été créés pour vivre par Christ : « Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. » (Colossiens 1:16 NEG) Sans cette Pierre d’angle, nos vies n’ont pas de sens face à l’éternité.
 Tout ce que nous bâtissons n’a pas de sens si nous ne bâtissons pas sur les bases établies par Dieu :  « Si l’Eternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Eternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain. » (Psaumes 127:1 NEG)
« Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. » (Matthieu 7:26 NEG) Le sable ou le Roc ? A nous de choisir.

 «…et c’est à cela qu’ils sont destinés. » « La dernière partie du v. 8, c’est à cela qu’ils sont destinés, paraît à première vue affirmer que les incrédules étaient destinés à désobéir à la Parole. Est-ce bien cela ? Non, en réalité, ce verset enseigne que tous ceux qui désobéissent délibérément à la Parole sont destinés à s’y heurter. » William Mac Donald.

4°. Un peuple qui célèbre son Dieu.
« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. » (1 Pierre 2:9-10 NEG)
 Quiconque s’approche de Jésus-Christ, la Pierre d’angle vivante, trouve une place et une nouvelle identité au sein d’un peuple nouveau. Ce peuple est défini par plusieurs mots : «… une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, » Notre adoption céleste compte beaucoup plus que nos origines terrestres. Le Seigneur fait des hommes dispersés et isolés une race élue. Il fait de pécheurs de toutes sortes une nation sainte. Il donne à ceux qui étaient le jouet des autres ou du sort, un sacerdoce royal. Bien que gratuit notre salut à un prix, nous sommes un peuple acquis. Le prix payé par Dieu pour faire de nous son peuple a été la mort de Jésus sur la croix.
 Pour terminer ce paragraphe, Pierre utilise une fois de plus des citations de l’A. T. (Osée 2 : 1, 25) Le plan de Dieu pour ce peuple nouveau était tracé des siècles auparavant dans l’A. T.
«… vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. » L’église est un peuple de pécheurs pardonnés vivant sous la grâce de Dieu. Ceci est notre expérience commune et un point fort de notre identité communautaire. Si nous oublions que nous sommes des pécheurs graciés, l’Evangile perdra son sens pour nous. Si nous nous souvenons que nous sommes le fruit de la grâce divine, notre unité grandira et nous serons un témoignage vivant de la grâce de Dieu manifestée en Christ.

Conclusion.
 Approchons-nous de Christ pour recevoir la vie et former ce peuple racheté qui proclame les louanges de son Sauveur et témoigne de la grâce de Dieu envers les pécheurs. C’est cela l’Église que désire faire de nous.

Quimper le 20 Novembre 2011.
Alain Monclair.



L'oeuvre de la parole de Dieu en nous

Monday, 14 November 2011

Lecture : 1 pierre 1 : 22 à 2 : 3.

 Les sept versets que nous allons examiner donnent une place centrale à la Parole de Dieu. C’est elle qui fait naître de nouveau, qui sanctifie et qui fait croître. Les quatre derniers versets du chapitre premier montrent comment on peut arriver à aimer sincèrement sur la base de la Parole de Dieu. Ensuite nous verrons dans les trois premiers versets du chapitre deux comment la Parole de Dieu produit notre croissance spirituelle.

1° Régénérés par la Parole pour aimer.

L’obéissance qui purifie.
« Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur, » (1 Pierre 1:22 NEG)
« Vous avez purifié votre âme en obéissant |par l’Esprit| à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère; aimez-vous donc ardemment les uns les autres d’un cœur pur. » (1 Pierre 1:22 Segond 21)
« Après avoir purifié vos âmes dans l’obéissance à la vérité en vue d’un amour fraternel sincère, aimez-vous les uns les autres ardemment et de tout cœur, » (1 Pierre 1:22 La Colombe)
 Cette purification de l’âme et du cœur est une étape préalable et nécessaire pour avoir un amour fraternel sincère.
 La Bible présente le cœur de l’homme comme naturellement mauvais : « Le cœur est tortueux plus que tout, et il est incurable. Qui peut le connaître? » (Jérémie 17:9 S21). Jésus lui-même rappelle cette vérité : « En effet, c’est de l’intérieur, c’est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l’immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l’homme impur. » (Marc 7:21-23 S21)
 Il est donc nécessaire qu’il se passe quelque chose dans le cœur de l’homme avant qu’il puisse avoir un amour fraternel sincère, c'est-à-dire un amour sans fraude, sans mensonge, sans mascarade, sans réticences.
 Certaines traductions précisent que c’est  « par l’Esprit » que cette œuvre de la Parole a lieu dans nos cœurs. Sans le Saint Esprit nous ne sommes pas à même d’aimer correctement mais avec lui nous le pouvons parfaitement : « Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » (Romains 5:5 S21)
 Mais le Saint-Esprit n’œuvre pas n’importe comment. Le Saint-Esprit œuvre d’une manière particulièrement efficace lorsque nous obéissons à la vérité, c'est-à-dire à la Parole de Dieu. « Les individus sont transformés quand l’Esprit Saint introduit l’amour de Dieu dans leur cœur au moyen de la Parole. » (David Powlison. Vers une relation d’aide renouvelée. Page 262. ©février 2011. Éditions SEMBEQ Canada.)
 C’est dans le cadre de notre obéissance à la vérité que le Saint-Esprit purifie notre cœur et nous rend propres à recevoir puis à cultiver un amour sincère et ardent. Cet « amour fraternel sincère » est le résultat d’un processus dans notre vie, il est aussi un miracle de Dieu. Il n’y a pas de contradiction entre ce long processus où l’obéissance tient une grande place et le miracle que Dieu produit dans nos cœurs. Le printemps est un véritable miracle. En quelques jours la nature explose en fleurs et chants d’oiseaux. Mais ce miracle de la nature est précédé d’un long travail discret de montée de la sève et  de bourgeonnement. Il en est de même de l’amour chrétien, sans ce long processus il a le parfum des fleurs artificielles.
 La démarche spirituelle indiquée dans ce verset 22 est comparable à la démarche d’un sacrificateur de l’Ancienne Alliance. Il devait se purifier lui-même avant d’offrir des sacrifices pour les autres. De même nous devons purifier nos cœurs par l’obéissance à la vérité avant de pouvoir aimer sincèrement nos frères et sœurs.

La semence qui rend incorruptible.
« En effet, vous êtes nés de nouveau, non pas d’une semence corruptible, mais d’une semence incorruptible, grâce à la parole vivante et permanente de Dieu, » (1 Pierre 1:23 S21). Ce verset regorge de richesses spirituelles.
. L’amour fraternel est possible parce que nous sommes nés de nouveau. Par cette naissance nous sommes frères et sœurs. Nous sommes nés d’une même semence.
. Cette semence porteuse de vie est incorruptible. C'est-à-dire qu’elle ne peut pas pourrir. Ceci est prodigieux par rapport à toutes les autres semences. Les autres semences doivent pourrir, c'est-à-dire disparaître définitivement pour pouvoir donner la vie.
. C’est une parole vivante et permanente qui rend possible une vie nouvelle et constamment renouvelée. Cette parole nous a fait naître de nouveau et elle continue à créer cette vie en nous. Le principe de la création s’applique aussi à la nouvelle création. « Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. » (Hébreux 1:3 NEG)
« S’il ne pensait qu’à lui-même, s’il reprenait son esprit et son souffle, toute créature expirerait d’un seul coup et l’homme retournerait à la poussière. » (Job 34:14-15 S21)
« C’est d’après tes lois que tout subsiste aujourd’hui, Car toutes choses te sont assujetties. » (Psaumes 119:91 NEG)

Plus qu’une fleur !
« Car toute créature est comme l’herbe, et toute sa gloire comme la fleur des champs. L’herbe sèche et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur subsiste éternellement. Cette parole est justement celle qui vous a été annoncée par l’Evangile. » (1 Pierre 1:24-25 S21)
 La Parole du Seigneur est belle et parfumée comme la plus belle des fleurs mais elle est bien plus qu’une fleur.
 Les fleurs sont éphémères, leur gloire dure peu de temps, mais la parole du Seigneur subsiste éternellement.
 Pierre cite Esaïe 40 : 6 à 8. Le but de Pierre est d’affermir ses frères et sœurs dans la foi et non de fixer leurs pensées sur la brièveté de la vie d’une fleur. Le passage d’Esaïe 40 qu’il cite commence d’ailleurs par des paroles d’encouragement données à un peuple affligé par son péché : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, criez-lui que sa période de combat est terminée, que sa faute est expiée, qu’elle a reçu de l’Eternel le salaire de tous ses péchés. » (Esaïe 40:1-2 S21)
 La Parole de l’Evangile demeure éternellement une Bonne Nouvelle qui apporte le pardon et la vie.

2°. Nouvelle naissance // nouvelle croissance.

« Débarrassez-vous donc de toute méchanceté et toute ruse, de l’hypocrisie, l’envie et toute médisance, et comme des enfants nouveau-nés désirez le lait pur de la parole. Ainsi, grâce à lui vous grandirez |pour le salut|, si du moins vous avez goûté que le Seigneur est bon. » (1 Pierre 2:1-3 S21)
 Ces trois versets nous enseignent comment nous nourrir de la Parole de Dieu de façon à grandir spirituellement. Ils s’articulent autour d’un élément central : le lait spirituel et pur de la Parole de Dieu. C’est ce breuvage qui produit une croissance.

. Grandir en rejetant les ingrédients incompatibles avec cette parole.
«Débarrassez-vous donc de toute méchanceté et toute ruse, de l’hypocrisie, l’envie et toute médisance,  ». Nous trouvons dans cette exhortation l’image de se dévêtir intérieurement, certaines traductions anciennes utilisent le verbe dépouiller qui indique l’intériorité de la démarche. Nous trouvons dans ce verset une liste de cinq choses à rejeter. Ces cinq choses sont incompatibles avec la pratique d’un amour fraternel sincère, il faut donc en purifier notre âme comme déjà indiqué en 1 Pierre 1.23. Pour faire place au fruit de l’Esprit il faut nécessairement nous débarrasser des fruits de la chair. C’est un message souvent répété dans le N.T. « C’est pourquoi, rejetez toute souillure et tout débordement dû à la méchanceté, et accueillez avec douceur la parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver votre âme. » (Jacques 1:21 S21). Voir également Romains 13.12 ; Éphésiens 4.22 ; Colossiens 3.8.
 Les choses à rejeter indiquées par Pierre sont toutes des états d’esprit et des dispositions de cœur hostiles envers autrui. Non seulement ces choses rendent impossible un amour fraternel sincère, mais elles empêchent également une croissance spirituelle normale. Ces péchés sont une menace fréquente pour l’église : « J’ai peur, en effet, qu’à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je le voudrais et que vous ne me trouviez pas tel que vous le voudriez. J’ai peur de trouver des querelles, de la jalousie, de la colère, des rivalités, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. » (2 Corinthiens 12:20 S21). Ces péchés ne nuisent pas seulement à la croissance personnelle mais ils nuisent aussi à la croissance de l’église, en empêchant la Parole de Dieu de s’y répandre abondamment.

. Grandir en cultivant la soif et le désir de cette parole.
« Et comme des enfants nouveau-nés désirez le lait pur de la parole. Ainsi, grâce à lui vous grandirez |pour le salut|, » Le dépouillement n’est pas un but en lui-même, mais il est une étape incontournable pour développer notre soif de la Parole de Dieu. En effet, c’est en buvant ce lait pur de la Parole que nous nous rendrons compte que le rejet de nos ressentiments pécheurs, aussi douloureux soit-il, est bien peu de chose comparés aux avantages reçus en retour.
 Plusieurs traductions parlent du lait non frelaté de la Parole. Nous savons tous que le meilleur des laits peut tourner facilement dans certaines conditions. Le lait pur de la Parole tourne au contact de la méchanceté, des ruses, de l’hypocrisie, de l’envie et des médisances. De toute évidence nous pouvons perdre la soif et le goût de la pureté de la Parole quand elle se mêle à notre amertume intérieure.
 Nous avons besoin de nous nourrir directement de la parole de Dieu, la prédication et les livres sur la Parole de Dieu ne remplacent pas l’écoute personnelle du Seigneur par la lecture de la Bible dans un esprit de prière et d’attente. La Parole de Dieu doit être sans mélange, non contaminée par des erreurs humaines : « C’est pourquoi nous disons sans cesse à Dieu toute notre reconnaissance de ce que, en recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment: la parole de Dieu agissant en vous qui croyez. » (1 Thessaloniciens 2:13 S21)

. Grandir en vivant de et dans l’amour de Dieu.
« Si du moins vous avez goûté que le Seigneur est bon. ». Nous avons ici à nouveau une citation de l’Ancien Testament : « Goûtez et constatez que l’Eternel est bon ! Oui, heureux l’homme qui trouve son refuge en lui. » (Psaumes 34:8 Semeur)
 C’est un Dieu bon, plein d’amour, un Dieu qui veut notre bien qui nous invite à nous nourrir de sa Parole. Celui qui considère que Dieu est dur avec lui ne peut pas faire fructifier la Parole de Dieu dans sa vie. Il est comme cet homme de la parabole des talents que Jésus raconte : « Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux… » (Matthieu 25:24-26 NEG)
 Dès que nous perdons de vue que Dieu nous aime nous commençons à trouver que sa Parole est dure. Ceci arriva parmi les disciples comme le relate l’Evangile selon Jean au chapitre six : « Plusieurs de ses disciples, après l’avoir entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ?... Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allèrent plus avec lui. » (Jean 6:60, 66 NEG)
 Mais ceux qui reçurent les Paroles de Jésus avec foi en son amour pour eux s’attachèrent d’autant plus à ses paroles : « Jésus donc dit aux douze : Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jean 6:67-68 NEG)

Conclusion.

 Attachons nous à cette Parole qui purifie nos cœurs et nos âmes en nous remplissant de l’amour de Dieu.
 Débarrassons-nous de tout ce qui fait perdre sa saveur et sa force à la Parole de Dieu dans notre vie.
 Allons à la source, mettons-nous aux pieds du Seigneur comme Marie autrefois pour recevoir sa Parole avec foi (Luc 10.39).

  « Simon Pierre lui répondit : Seigneur, vers qui irions-nous ? Toi seul, tu as les paroles qui donnent la vie éternelle. » (Jean 6:68 Parole Vivante)

 Quimper le 13 Novembre 2011.
Alain Monclair.