Le sang de Jésus et le pécheur

Sunday, 6 May 2012

Méditation pour nous préparer à adorer  Dieu.
 

 « 1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché concernant la parole de la vie, nous vous l’annonçons. 2 La vie, en effet, s’est manifestée; nous l’avons vue, nous en sommes témoins et nous vous l’annonçons, cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. 3 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons |à vous aussi| afin que vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or, c’est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ que nous sommes en communion, 4 et nous vous écrivons cela afin que notre joie soit complète. » (1 Jean 1:1-4 S21)
 Nous sommes rassemblés pour écouter, recevoir et partager la parole de vie. Cette parole de vie se manifeste dans la vie de ceux qui la reçoivent et lui font confiance.
 Cette parole vivante nous met en communion avec Dieu ainsi qu’en communion les uns avec les autres. C’est grâce à cette parole de vie que nous pouvons nous réjouir en Dieu et les uns avec les autres. Quelques soient nos fardeaux, cette parole de vie à le pouvoir de rendre notre joie complète. Déposons donc nos fardeaux aux pieds de l’Eternel Dieu afin que nous puissions nous réjouir sincèrement et pleinement en lui.

« 5 Voici le message que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons: Dieu est lumière et il n’y a pas de ténèbres en lui. 6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui tout en marchant dans les ténèbres, nous mentons et nous ne mettons pas la vérité en pratique. 7 Mais si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus|-Christ| son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. 9 Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal. 10 Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n’est pas en nous. » (1 Jean 1:5-10 S21)
 Pour être en communion avec Dieu et entre chrétiens nous avons besoin d’être purifiés de tout mal par le sang de Jésus-Christ. C’est le message que Jean nous adresse dès le début de sa lettre. Prendre conscience de son propre péché ne semble pas quelque chose d’agréable. Il nous est peut être difficile de comprendre comment cette prise de conscience va déboucher sur une joie complète et une paix parfaite. Mais si nous ne prenons pas conscience de nos péchés nous ne pouvons pas non plus prendre conscience de la valeur du sang de Jésus. L’expression « sang de Jésus » demeure une énigmatique formule du langage évangélique dès que nous oublions que nous sommes des pécheurs. Jean, qui a côtoyé Jésus, qui l’a vu de ses yeux, entendu de ses oreilles, touché de ses mains, et ceci pendant trois ans, craint pour lui tant que pour ses lecteurs d’oublier qu’il est un pécheur. Dès que nous oublions que nous sommes pécheurs nous ne voyons plus Jésus comme notre Sauveur, et la louange à Dieu pour notre salut n’est plus qu’une fumée qui pique les yeux au lieu d’être une flamme qui réchauffe les cœurs, celui de Dieu tout d’abord, mais aussi le nôtre et ceux de frères et sœurs en Christ.
 En cachant nos péchés nous nous mentons à nous-mêmes et nous traitons Dieu de menteur. En vivant dans le déni de nos péchés nous faisons fuir la parole de vérité de notre vie. En reconnaissant devant Dieu nos péchés nous devenons purs de tout mal. Dieu a fait de grandes choses dans nos vies mais aucune n’est plus grande que le pardon de nos péchés et la purification de nos cœurs par le sang de Christ. Lorsque nous accordons toute sa place à cette vérité dans nos vies, Dieu peut agir avec puissance en nous et à travers nous pour manifester son salut (1 Jean 2 : 1 et 2).
 Quelle vision avons-nous de nos péchés ?
 Les voyons-nous comme bénins et insignifiants ?
 Ou les voyons nous comme insupportable et intolérables ?
 Ce n’est ni le nombre ni la gravité de nos péchés qui les rendent intolérables, c’est leur simple présence. Car par sa présence dans nos vies un seul péché non lavé par le sang de Christ nous coupe de la présence de Dieu. Mais tout péché reconnu devant Dieu nous ouvre à nouveau les portes de son amour et remplit notre cœur de louange envers notre Sauveur. Souvenons-nous de la femme pécheresse qui mouilla les pieds de Jésus de ses larmes avant de les oindre de parfum. Jésus dit au pharisien qui avait vu la scène : « C’est pourquoi je te le dis : ses nombreux péchés lui ont été pardonnés, c’est pour cela qu’elle m’a témoigné tant d’amour. Mais celui qui a eu peu de choses à se faire pardonner ne manifeste que peu d’amour ! » (Luc 7:47 Semeur). Je veux vous rassurer sur le dernier point. Nous avons tous assez péché pour manifester beaucoup d’amour au Seigneur. Mais si nous adoptons l’attitude « bon chic bon genre » du pharisien nous ne connaîtrons jamais la puissance du sang de Jésus. Tandis que si nous adoptons l’attitude de cette femme pécheresse le sang de Jésus nous purifiera et le Saint Esprit répandra abondamment l’amour de Dieu dans nos cœurs. Louons donc le Seigneur pour sa grâce et sa volonté de transformer nos cœurs à l’image du sien.
Quimper le 6 Mai 2012.
Alain Monclair.
 


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Assis avec Jésus

Saturday, 17 March 2012


S’asseoir avec Jésus c’est trouver des assises pour sa vie.

Lecture : Marc 5 : 14 à 17.

 Après avoir parlé de la rencontre, à première vue improbable, entre le démoniaque de Gadara et Jésus Fils de Dieu, nous allons considérer quelques points précis du changement opéré en cet homme.

1°. Où sommes-nous assis ?

 En quelques mots l’Evangile décrit la transformation de l’homme de Gadara. Cet ex démoniaque agité, nu et complètement hors de raison est maintenant « assis, vêtu, et dans son bon sens ».
 Être assis n’a rien d’extraordinaire en soi, mais être assis aux pieds de Jésus peut tout changer dans la vie. C’est ce qui se produisit dans la vie de ce démoniaque de Gadara.
« Ils vinrent auprès de Jésus, et ils virent le démoniaque, celui qui avait eu la légion, assis, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur. » (Marc 5:15 NEG) Le premier signe visible du changement opéré par Jésus dans la vie de cet homme de Gadara était qu’il était assis, assis aux pieds de Jésus, comme le précise l’Evangile selon Luc. Les changements ultérieurs vont découler de ce premier changement. C’est assis aux pieds de Jésus que cet homme va trouver la force et la sagesse pour mener une nouvelle vie.
 Mais où s’asseyait-il avant de rencontrer Jésus ?
 La Bible nous recommande de ne pas nous asseoir n’importe où ni avec n’importe qui, elle en fait même un précepte à méditer quotidiennement : « Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et la médite jour et nuit! » (Psaumes 1:1-2 S21)
 Nous ignorons les endroits spécifiques où l’homme de Gadara s’asseyait habituellement avant sa rencontre avec Jésus. Mais nous savons par la parole de Dieu que les contemporains de Jésus étaient tous assis dans les ténèbres : « Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière ; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l’ombre de la mort La lumière s’est levée. » (Matthieu 4:16 NEG) Jésus est donc venu pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres. Le démoniaque de Gadara, squatteur de cimetière, vivait littéralement dans l’ombre de la mort. Sa vie était vraiment digne d’un roman de série noire ou d’un film d’horreur. Jésus a choisi cet homme  de Gadara pour montrer ce qui se passe quand on se lève pour sortir des ténèbres et venir s’asseoir à ses pieds. Cet homme est la preuve que Jésus a brisé la puissance des ténèbres. Cet homme assis aux pieds de Jésus est un espoir vivant pour tous ceux qui se débattent dans leur obscurité. Même ceux qui se sont résignés et se sont assis dans leur salle obscure pour visionner sans cesse leur désespoir peuvent être délivrés de leurs ténèbres par Jésus.
 Où sommes-nous assis ? Aux pieds de quels conseillers nous asseyons-nous ?

2°. Apprendre à s’asseoir avant de marcher.
Contrairement à ce que l’on est tenté de croire, dans la vie spirituelle, il en est comme dans la vie physique. Le bébé s’assoit dans son berceau avant d’apprendre à marcher. Lors de la nouvelle naissance il doit en être de même. Mais comme nous sommes en âge de raisonner à notre façon lors de notre nouvelle naissance, nous voudrions marcher avant de nous asseoir.
 Un pasteur chinois nommé Watchman Nee a écrit un livre intitulé « Être assis, marcher, tenir ferme ». Il y dit : « La plupart des chrétiens commettent l’erreur d’essayer de marcher, afin de pouvoir être assis, ce qui est l’opposé de l’ordre normal. … Car le vrai Christianisme ne commence pas par un grand FAIRE, mais par un grand TOUT EST FAIT. …nous sommes conviés, dès le début, à nous asseoir et à jouir de ce que Dieu a fait pour nous, et non pas à chercher à l’atteindre par nos propres forces. » Page 12. © Editions TELOS 1975.C’est aux pieds de Jésus que nous découvrons tout ce qu’il a fait pour nous. Quelques heures assis aux pieds de Jésus ont suffi pour que cet homme de Gadara soit totalement métamorphosé.
« Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent auprès de Jésus, et ils trouvèrent l’homme de qui étaient sortis les démons, assis à ses pieds, vêtu, et dans son bon sens ; et ils furent saisis de frayeur. »  (Luc 8:35 NEG)  

 Le démoniaque de Gadara n’est pas le seul personnage des Evangiles à s’être assis aux pieds de Jésus. L’exemple de Marie est le plus connu : « Elle (Marthe) avait une sœur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. » (Luc 10:39 NEG) Ce n’est pas la position de Marie qui est la plus importante, mais son écoute. Cependant la position assise est également importante car elle favorise l’écoute. La seule préoccupation  de Marie à cet instant est d’écouter Jésus. Comme Marthe nous avons une tendance naturelle à accorder plus d’importance à l’action qu’à l’écoute. Jésus dit que cette attitude de Marie est nécessaire et que les effets sont éternellement durables : « Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » (Luc 10:42 NEG).
 La vie chrétienne commence assis aux pieds de Jésus. Pour rester authentique, le chrétien doit régulièrement continuer à s’asseoir aux pieds de Jésus. Ceci reste une priorité à chaque étape de notre vie.

3°. Assis avant de bâtir et avant le combat de la foi.
 Le chapitre 14 de l’Evangile selon Luc nous indique deux domaines de la vie où il est nécessaire de s’asseoir aux pieds de Jésus avant de passer à l’action. Il s’agit de la manière dont nous bâtissons nos vies et de la stratégie que nous adoptons face à l’adversité.
A°. Pour bâtir  notre vie en disciple de Jésus nous devons prendre le temps de nous asseoir à ses pieds : « Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer, » (Luc 14:28 NEG). Bâtir nos vies sans prendre le temps de nous mettre à l’écoute des conseils de Jésus, c’est bâtir un château de carte qui s’écroulera  au moindre courant d’air. Il y a un tas de choses que nous ignorons quant à notre avenir. Jésus, lui, nous connaît parfaitement et connaît nos circonstances actuelles et futures. Nous pouvons supposer que Jésus a donné de précieux conseils à cet ex démoniaque de Gadara pour bâtir sa nouvelle vie d’homme libre. Cet homme n’avait jamais réussi à gérer convenablement sa vie, mais maintenant il a les paroles de Jésus pour le guider dans ses décisions et réactions.

B°. Pour vaincre le tentateur, l’ennemi de nos âmes, nous devons aussi prendre le temps de nous asseoir aux pieds de Jésus.  Jésus sait que l’homme qu’il vient de libérer va rencontrer des combats pour rester fidèle. Aussi il lui a probablement conseillé de prendre le temps de s’asseoir quand il se sentirait menacé et troublé.   Car c’est le conseil que Jésus donne à tous dans l’Evangile : « Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille ? » (Luc 14:31 NEG) Dans les deux cas : bâtir sa vie et le combat de la foi, Jésus  commande une consécration totale, c'est-à-dire une confiance totale en Lui : « Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. » (Luc 14:33 NEG).
 Sans cet engagement total nous ne bâtiront rien qui résiste à la mort. Sans cet engagement radical nous ne pourrons pas vaincre l’ennemi de nos âmes. Cependant Jésus ne fait pas pression sur ces auditeurs lorsqu’il leur présente la nécessité de cet engagement total et radical. Il leur demande de s’asseoir et de réfléchir. L’engagement total pour Christ n’est pas déraisonnable, au contraire : « Je vous demande donc, frères, à cause de la bonté que Dieu vous a témoignée, de lui consacrer votre être tout entier : que votre corps, vos forces et toutes vos facultés soient mis à sa disposition comme une offrande vivante, sainte et qui plaise à Dieu. C’est là le culte spirituel qui a un sens, un culte logique, conforme à ce que la raison vous demande. 2 Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent ; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité. » (Romains 12:1-2 Parole Vivante). C’est ce qu’a fait cet homme de Gadara, et c’est ce que Jésus nous invite à faire aujourd’hui.

4°. Où nous asseoir aux pieds de Jésus ?
 Nous ne sommes plus exactement dans la situation terrestre de ce démoniaque de Gadara quand il rencontra Jésus, ou plutôt lorsque Jésus vint à sa rencontre.
 Jésus est maintenant au ciel, et c’est pourquoi il nous invite à nous asseoir avec Lui dans sa position céleste. C’est aux pieds de quelqu’un venant du ciel que s’est assis l’homme de Gadara, ainsi que Marie et tous les disciples. Aujourd’hui c’est aux pieds de Celui qui est retourné au ciel que nous sommes invités à nous asseoir. Les ressources terrestres ne nous suffisent pas pour vivre une vie normale. Nous avons besoins de ressources célestes pour vivre pleinement notre vocation humaine. Jésus lui-même nous invite à nous tourner vers notre Père céleste pour trouver un sens à la vie et puiser nos ressources quotidiennes (Matthieu 6 : 9-13)
 L’homme de Gadara nous montre la nécessité de s’asseoir avec Jésus pour mener une vie normale. Tant que nous ne nous sommes pas assis avec Jésus nous avons une vue fausse et tronquée de la vie que Dieu désire pour nous.
 C’est dans le ciel que sont les bénédictions que Dieu nous réserve : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ! » (Ephésiens 1:3 S21).
 Et c’est en Christ et par Christ que ces bénédictions nous sont accessibles, car il siège dans les cieux : « Cette puissance, il l’a déployée en Christ quand il l’a ressuscité et l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute souveraineté et de tout nom qui peut être nommé, non seulement dans le monde présent, mais encore dans le monde à venir. » (Ephésiens 1:20-21 S21)
 
 « Il nous a ressuscités et fait asseoir avec lui dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. Il a fait cela afin de montrer dans les temps à venir l’infinie richesse de sa grâce par la bonté qu’il a manifestée envers nous en Jésus-Christ. » (Ephésiens 2:6-7 S21)  Il y a ici une similarité évidente avec le texte de Marc 5 où nous voyons cet homme de Gadara assis aux pieds de Jésus, qui reçoit l’ordre d’aller témoigner de la richesse infinie de la grâce et de la bonté de Dieu envers lui.
 On appelle ce temps passé en tête à tête avec le Seigneur un culte personnel. Sans ce temps de culte personnel dans notre vie nous ne pouvons pas espérer être un témoin véridique de la bonté de Dieu au quotidien.
 Prenons donc le temps de nous asseoir avec Jésus avant d’aller nous asseoir avec les autres et nous pourrons partager avec eux les merveilles de la bonté de Dieu à notre égard.
 Voici une promesse de Jésus qui est toujours d’actualité :
« L’Esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance. »  (Esaïe 61:1 NEG)
Pont l’Abbé le 22 Février 2012.
Quimper le 11 Mars 2012.
Alain Monclair.

Qu'y a-t-il entre Jésus et moi?

Monday, 13 February 2012


«  Ayant vu Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui,  et s’écria d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas. » (Marc 5:6-7 NEG)
« Il vit Jésus de loin, accourut, se prosterna devant lui  et cria : Pourquoi te mêles-tu de mes affaires, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en conjure au nom de Dieu, ne me tourmente pas ! » (Marc 5:6-7 NBS)
 Tout homme peut poser à Jésus la question de l’homme de  Gadara : « Jésus, qu’y a-t-il entre toi et moi ? » ou plus crument : « Pourquoi te mêles-tu de mes affaires ? ».
 Tant que Jésus reste à nos yeux un personnage historique, il ne dérange personne. Mais lorsqu’il pénètre dans notre vie privé nous pressentons qu’il va se passer quelque chose. Nul ne peut rester indifférent face au Fils du Dieu Très-Haut. L’homme de Gadara en a l’intuition, il sait que si Jésus s’approche de lui quelque chose va changer. Mais il pense que cette rencontre est impossible, trop de choses les séparent. Car il ne sait pas encore que Jésus a tout fait pour que cette rencontre soit possible. Jésus s’est incarné en prenant un corps semblable au notre pour nous « rencontrer en chair et en os ». Il est venu répandre son Esprit pour que nous puissions le connaître « en esprit et en vérité » et être délivrés des esprits et des états d’esprit qui nous enchaînent.
 L’homme de Gadara avait bien abîmé le vase de terre qu’était son corps (verset 5). Et ce vase, destiné à recevoir l’Esprit du Seigneur était squatté par des esprits mauvais.
-    Considérons-nous notre corps comme un don de Dieu ?
-    De quel(s) esprit(s) sommes-nous habités ?
-    Ne nous arrive-t-il pas d’être rempli de contradictions dans notre comportement à l’égard de Jésus ?
-    N’avons-nous pas besoin de connaître une libération ?
 Ce sont là des questions que nous devons avoir le courage de nous poser afin de vivre une relation toujours plus vivante et libératrice avec Jésus.

1°. Nous sommes des vases de terre.
« L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante. » (Genèse 2:7 NEG)
 Le Commentaire biblique du chercheur dit: « En créant l’homme, l’Eternel le forma à la fois à partir de la poussière et en lui insufflant la vie. Au verset 7, le verbe forma (de yasar) implique l’œuvre d’un artiste. Tout comme le potier forme un vase en utilisant de l’argile, de même Dieu forma l’homme de la poussière. » Page 22. Le mot « Adam » est apparenté au mot sol.
Le mot « poussière » utilisé dans diverses traductions ne se limite pas à ces fines particules qui flottent dans l’air et à qui les ménagères déclarent la guerre dès qu’elles se déposent sur les meubles. La poussière dont est fait l’homme peut être synonyme d’argile. Argile à qui Dieu insuffle un souffle de vie, un vase d’argile destiné à recevoir la vie par le souffle de Dieu. Jésus-Christ est au centre de la création de notre corps humain comme l’Ecriture le rappelle. Il est la Parole agissante du Père : « Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (Jean 1:1-3 S21)
 «
En effet, c’est en lui que tout a été créé dans le ciel et sur la terre, le visible et l’invisible, trônes, souverainetés, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.  Il existe avant toutes choses et tout subsiste en lui. » (Colossiens 1:16-17 S21)
 Tout homme a quelque chose de relationnel avec Jésus-Christ puisque nous avons été créés par Lui et pour Lui.
 La Bible nous compare à plusieurs reprises à des vases de terre. Ces vases peuvent être des vases de colère ou des vases de miséricorde (Romains 9. 20-23). Un vase de colère peut devenir un vase de miséricorde utile à son maître, lorsqu’il est purifié par le sang de Christ (2 Timothée 2.20-21 ; 1Jean 1.7.). Le fait que nous soyons des vases de terre nous rappelle la modestie de nos origines : la poussière du sol. Notre conversion à Jésus-Christ ne change pas cet aspect de notre condition humaine : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre afin que cette puissance extraordinaire soit attribuée à Dieu, et non à nous. » (2 Corinthiens 4:7 S21)
 L’homme de Gadara  savait qu’il «était poussière et avait élu domicile parmi ceux qui, selon la sentence de Dieu, étaient  déjà retournés à la poussière (Genèse 3.19). Il attendait probablement ce jour où il espérait être délivré de ce déchirement continuel entre son corps et son esprit.
 Mais il rencontra Jésus avant de rejoindre ses voisins dans ce cimetière de Gadara.

2°. Jésus est venu partager notre condition humaine.
 La Bible nous dit que Jésus est venu partager notre condition humaine afin de nous délivrer de l’esprit du diable, de celui qui avait malmené cet homme de Gadara. Je vous lis un texte dans la Bible Parole De Vie qui présente avec des mots simples cette grande vérité : «  Ces enfants-là ont quelque chose en commun : ce sont des êtres humains. L’esprit du mal avait le pouvoir de les faire mourir. À cause de cela, Jésus, lui aussi, est devenu un être humain, pour enlever sa force à l’esprit du mal en mourant lui-même. Les gens étaient comme des esclaves pendant toute leur vie, parce qu’ils avaient peur de la mort. En mourant, Jésus les a libérés. » (Hébreux 2:14-15)
 Avant même de mourir sur la croix et de ressusciter, Jésus démontre sa puissance sur celui qui est menteur et meurtrier dès le commencement : le Diable. Et c’est dans un cimetière de Gadara qu’il manifeste cette puissance libératrice. Sans un corps Jésus n’aurait pas pu mourir comme nous et pour nous. Sans l’incarnation du Fils de Dieu, le sacrifice parfait pour le pardon de nos péchés n’aurait pas pu être offert.
 Mais l’incarnation de Jésus comporte une deuxième dimension. Pendant les 33 ans de sa vie terrestre il a partagé notre condition humaine. Il a partagé nos joies et nos peines. Il a souffert comme nous et il a même été tenté comme nous affirme la Parole de Dieu : « En effet, il ne vient pas aider les anges, mais il vient aider ceux qui sont de la famille d’Abraham. C’est pourquoi il devait ressembler entièrement à ses frères et à ses sœurs. Ainsi, il est devenu un grand-prêtre plein de bonté et fidèle dans le service de Dieu, pour obtenir le pardon des péchés du peuple. Oui, Jésus a souffert lui-même et il a été tenté. Il peut donc aider ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2:16-18 PDV)
 Nous ne savons pas quelle était la part de responsabilité personnelle de l’homme de Gadara dans sa déplorable situation. Avait-il semé le vent avant de récolter la tempête ? Dieu n’a pas trouvé utile que nous le sachions, car le but de Jésus en entrant dans ce cimetière était de sauver cet homme et non de le juger.  Nous avons seulement une description de sa déchéance qui a vraisemblablement été longue, puisqu’il nous est précisé que souvent on avait essayé de l’empêcher de se faire du mal (Marc 5.4).
 L’empressement de cet homme à courir vers Jésus montre qu’il se sent attiré vers Jésus dès qu’il le voit. Mais ses paroles sont en contradiction avec sa démarche : « Je t’en supplie au nom de Dieu ne me tourmente pas ». Cette bataille qui se déroule en lui est due aux esprits qui l’habitent et à qui Jésus demande de fuir.
 Je ne pense pas qu’il faille attendre que nous soyons qualifiés de démoniaques pour avoir besoin d’être délivrés de pensées et d’états d’esprit qui nous rendent esclaves et nous mettent mal à l’aise devant Jésus.
 Jésus s’est incarné et est mort pour nous donner la victoire sur tout péché et faiblesses qui veulent nous réduire à l’esclavage. La lettre aux Hébreux nous invite à courir vers Jésus : «  Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4:15-16 NEG)
 Au chapitre 5, cette même lettre rappelle que c’est parce que Jésus a vécu notre condition humaine qu’il peut, non seulement nous comprendre, mais surtout nous sauver : « Pendant sa vie terrestre, Christ a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété.  Ainsi, bien qu’étant Fils, il a appris l’obéissance par ce qu’il a souffert.  Et parfaitement qualifié, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel, » (Hébreux 5:7-9 S21)
 Deux vases de terre se font face dans ce cimetière de Gadara. L’un est rempli de Dieu et l’autre de mauvais esprits. Il n’y a rien de commun entre eux sinon cette enveloppe d’argile. Mais le contenu de ces vases fait toute la différence. Jésus, va chasser ces mauvais esprits de la vie de l’homme de Gadara, pour mettre son propre Esprit en lui. Seul Jésus peut faire ce miracle. Jean Baptiste l’avait annoncé dès la première apparition publique de Jésus dans son ministère terrestre : « Alors il leur dit: « Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. » (Luc 3:16 S21)
 Jésus continue d’accomplir ce ministère aujourd’hui. Par le Saint-Esprit il a le pouvoir de s’approcher de nous et de venir habiter en nous.

3°. Un vase est inévitablement rempli.
 Tout vase est nécessairement rempli, soit d’air, de vin, de parfum, d’eau croupie ou d’eau fraîche, mais il est rempli de quelque chose car la nature a horreur du vide. Et même si nous y créions le vide, ce vase serait rempli de vide. Mais la moindre craquelure provoquerait son remplissage par l’atmosphère ambiante. Avant de rencontrer Jésus, l’homme de Gadara était rempli d’une légion d’esprits menteurs et meurtriers qui l’avaient rendu maso et suicidaire (Jean 8.44). Il obéissait aux pulsions de son être intérieur. Pourquoi était-il donc en si grande désharmonie avec lui-même ? Parce que tout être humain est créé pour être habité par Christ, et est en désharmonie tant que Christ est absent de sa vie. Notre corps a été conçu par Jésus et pour Jésus. Et quelle que soit notre condition sociale, religieuse ou professionnelle, nous ne sommes pas en harmonie avec la vraie vie tant que Christ n’habite pas en nous. C’est ce que Saint Augustin écrit dès les premières lignes de son témoignage : « Vous nous avez faits pour vous, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en vous. » (Confessions. Chapitre 1er. Traduction de M. Moreau (1864). Edition Kindel.)
 Pour se reposer en Lui il faut l’accueillir. Jésus nous offre de venir habiter notre vie : « Jésus lui répondit: « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera; nous viendrons vers lui et nous établirons domicile chez lui. » (Jean 14:23 S21)
 Je vous laisse imaginer la différence de vie entre une personne habitée par une légion de démons et une autre personne habitée par Jésus, son Père et le Saint-Esprit. Avant de quitter physiquement cette terre Jésus a promis à ses disciples de ne pas les laisser en situation de vide intérieur. Ils ont connu Jésus et l’ont côtoyé pendant trois ans, mais ceci ne suffit pas, il faut qu’ils soient remplis de Christ par son Esprit chaque jour de leur vie, car tel est le plan de Dieu à l’égard de tout croyant. « Si vous m’aimez, gardez mes commandements.  Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,  l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.  Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous. » (Jean 14:15-18 NEG)
 Le Seigneur Jésus a choisi un homme habité d’une légion de démons pour nous montrer le changement produit lorsque c’est Lui qui vient habiter notre vie. Toute pensée, tout état d’esprit qui n’est pas de Jésus vole une place  prévue pour Jésus dans notre vie, et ceci attriste le Saint-Esprit. « Qu’aucune parole malsaine ne sorte de votre bouche, mais seulement de bonnes paroles qui, en fonction des besoins, servent à l’édification et transmettent une grâce à ceux qui les entendent.  N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été marqués d’une empreinte pour le jour de la libération. » (Ephésiens 4:29-30 S21) Jésus nous enseigne que ce qui sort de la bouche provient du cœur (Matthieu 15.18-19). Il est donc de première importance de chasser les paroles et les pensées malsaines qui sont en nous pour faire place à Jésus et à ses paroles.Toute pensée ou parole est comme une graine qui ne demande qu’à pousser. Et, nous le savons tous, les mauvaises graines ne réclament aucun effort de notre part pour pousser et envahir nos jardins. Par contre les bonnes graines réclament nos soins pour pousser et produire du fruit. Pourquoi la bonne graine de la parole de Dieu demande-t-elle nos soins alors que les mauvaises graines de l’ennemi n’exigent rien de nous pour envahir nos vies ? Parce que Dieu veut faire de nous des hommes libres et non des esclaves ! Dieu n\'impose pas sa parole, il la propose avec amour chaleur et persuasion par le Saint-Esprit. Le diable agit par ruse et manipulation, Dieu dispense droitement et ouvertement sa Parole.
 La passivité et le refus d’exclure de notre vie ce qui ne plait pas à Dieu en nous, suffisent pour faire de nous des esclaves.
 N’ayons pas l’attitude de l’homme de Gadara dans la première partie de sa vie. Pour échapper aux hommes, et peut-être à leur jugement, il alla s’enterrer dans un cimetière, loin de leurs regards. Ceci n’avait pas du tout réglé ses problèmes. Il paraissait loin des tentations et des mauvais exemples, mais son enfermement, son auto réclusion, n’avait pas solutionné son problème. Il a fallu que Jésus le libère puis le remplisse pour qu’il puisse ensuite aller vers les siens témoigner de tout ce que le Seigneur avait fait pour lui et comment il avait eu pitié de lui.
 Cette histoire me rappelle la mienne. Elle me rappelle le temps où je me détruisais moi-même parce que c’était plus fort que moi. J’obéissais à mes soifs et à mes appétits. Je me nourrissais de mes propres pensées qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Je me croyais le capitaine de ma vie mais j’étais un esclave. Je me croyais esclave du système, de la société et des autres, mais c’était de moi-même que j’étais esclave. Les mauvais esprits se sentent bien en compagnie d’un tel homme et sont toujours prêts à lui donner un coup de main pour réussir dans ses projets destructeurs. Je n’ai jamais squatté de cimetière, mais mon esclavage de l’alcool m’a quand même mené en cellule de dégrisement, en chambre capitonnée, devant les tribunaux, et plusieurs jours entre la vie et la mort en soins intensifs en unité de réanimation. De temps à autre j’ai un talon qui me démange, et lorsque je le gratte je sens encore la trace des escarres laissée par ces jours de réanimation. Ces escarres sont des traces indélébiles de ma vie passée. J’étais encore en vie, mais comme l’homme de Gadara, ma vie n’était guère enviable. Puis, comme pour l’homme de Gadara, Jésus s’est présenté à la porte de ma vie. Au début j’ai un peu tergiversé, mais bien vite je me suis retrouvé à ses pieds, et sa Parole a remplacé mes sombres pensées. Son Esprit a bouleversé mon état d’esprit et chassé ces pulsions irrésistibles que connaissent tous ceux qui ont vécu la dépendance alcoolique. J’ignorais qu’il existait un lien quelconque entre Jésus et moi, mais aujourd’hui je reconnais que je ne peux pas être moi-même sans sa présence en moi. Je suis enfin devenu moi-même quand Jésus est venu habiter ma vie.
 Quelle place Jésus a-t-il dans notre vie aujourd’hui ? A-t-il toute la place qui lui revient ? De quoi notre vase de terre est-il rempli ?
 La Parole de Dieu nous invite à considérer scrupuleusement notre vie afin de ne pas la laisser se remplir de choses et  de pensées qui volent la place que nous devrions accorder à jésus.
«  Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ; » (Ephésiens 5:15-18 NEG)
«
Que le Christ habite dans vos cœurs par la foi ! Plongez vos racines dans l’amour et soyez solidement construits sur cet amour. » (Ephésiens 3:17 Parole De Vie)
Quimper le 12 Février 2012.
Alain Monclair.





Abraham dans l'épreuve

Thursday, 26 January 2012


Abraham descendit…
                                 … et Abraham remonta.

Le croyant et l’épreuve de la foi.

Lecture : Genèse 12 : 10 à Genèse 13 : 4.
 Nous trouvons au verset 10 du passage que nous venons de lire « Abram descendit » et au verset 1er du chapitre 13 « Abram remonta ». Ces deux expressions symbolisent et illustrent le parcours spirituel d’Abraham à ce moment de sa vie. Il va passer par l’épreuve et commettre quelques erreurs spirituelles. Dieu a permis les écarts d’Abraham et son retour afin que son exemple nous soit utile pour vivre notre propre foi (1 Corinthiens 10 : 11). Nous pouvons tirer cinq enseignements de ce passage :
1° La place de l’épreuve et celle de la bénédiction.
2° La place de la direction divine et celle de l’initiative personnelle.
3° Que faire lorsque la peur domine la foi ?
4° Que faire quand notre témoignage tourne au vinaigre.
5° Comment retourner sur le chemin de la foi.

1° La place de l’épreuve dans la vie du croyant.
« Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays. » (Genèse 12:10 S21)
 Les promesses et la bénédiction de Dieu tiennent une grande place dans la Bible. La Bible enseigne que c’est uniquement sur les promesses de Dieu que nous sommes appelés à fonder notre foi. C’est sur une promesse de Dieu qu’Abraham fit son premier pas de foi (Genèse 12 : 1 à 4).
 Les récits bibliques montrent que « bénédiction » n’est pas synonyme de « facilité ». On y découvre même que c’est souvent dans l’épreuve et les difficultés que nous apprécions le mieux les bienfaits de la consolation divine ; et c’est dans la détresse et l’adversité que nous découvrons la réelle solidité des promesses de Dieu.
 Abraham, père de tous les croyants, pionnier de la foi, fut le premier à expérimenter l’épreuve de la foi telle que les Ecritures la présente. Epreuve qui selon Pierre est nécessaire et incontournable : « C’est ce qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu’il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristés par diverses épreuves. » (1 Pierre 1:6 S21).
 Bien qu’incontournable l’épreuve n’est pas à rechercher : « ne nous fais pas entrer dans l’épreuve, mais délivre-nous du Mauvais. » (Matthieu 6:13 NBS).
 Pourquoi l’épreuve est-elle incontournable dans le plan de Dieu ? L’une des réponses que donne l’Ecriture est que l’épreuve est pédagogique. Dieu enseigne cette vérité à son peuple, tant dans l’A. T. que dans le N. T. : «  Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces 40 années dans le désert. Il voulait t’humilier et te mettre à l’épreuve pour connaître les dispositions de ton cœur et savoir si tu respecterais ou non ses commandements.  Il t’a humilié, il t’a fait connaître la faim et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que tes ancêtres non plus n’avaient pas connue, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel. » (Deutéronome 8:2-3 S21)
  « Jésus répondit: « Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » » (Matthieu 4:4 S21). Nous trouvons la même référence dans Luc 4 : 4. Ce sont des versets 4X4, qui nous permettent d’avancer sur les terrains les plus accidentés, là où pullulent les épreuves de la foi.
 Mais…toutes les épreuves sont-elles incontournables ? Certaines ne sont-elles pas évitables ?

2° La place de la direction divine et celle de l’initiative personnelle.
«  Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.  Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï: « Ecoute-moi! Je sais que tu es une belle femme… » (Genèse 12:10-11 S21)
 Contrairement au langage de Genèse 12 : 1, nous ne trouvons pas dans ces versets une parole de Dieu pour diriger Abraham vers l’Egypte. Abraham semble s’être conformé aux coutumes de son siècle : quand il y avait une famine, on se tournait vers l’Egypte. Devenu nomade, Abraham n’avait pas d’attaches qui le retenaient. La solution de l’Egypte semblait si évidente qu’Abraham ne pensa même pas à consulter Dieu avant de prendre une décision. Dans son empressement il mit le pied en avant sans que la parole de Dieu ne lui indique le chemin.
 S’étant engagé sur ce chemin de sa propre initiative, Abraham va devoir à nouveau compter sur ces propres initiatives pour tenter de résoudre les problèmes qui vont se présenter à lui en cours de route.
 Ne traitons pas Abraham trop durement, mais essayons de nous mettre à sa place afin de ne pas commettre les mêmes erreurs en situations similaires. Face à la famine, Abraham a des responsabilités familiales qu’il doit assumer. Sa femme, son neveu, ses serviteurs et ses troupeaux risquent de pâtir de cette famille si Abraham ne réagit pas à temps. Il est louable d’avoir le sens de nos responsabilités, mais il ne faut pas oublier que la première de nos responsabilités est de consulter Dieu. Face à la famine Elimélec commit la même erreur (Ruth 1 : 1 à 5).
 Apprenons-donc à rechercher activement la direction du Seigneur, surtout lorsque nous subissons la pression d’une situation difficile : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » (1 Pierre 5:7 S21)
3° Que faire lorsque la peur domine la foi ?
«  Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï: « Ecoute-moi! Je sais que tu es une belle femme.  Quand les Egyptiens te verront, ils diront: ‘C’est sa femme’ et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie.  Présente-toi donc comme ma sœur afin que je sois bien traité à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. » » (Genèse 12:11-13 S21)
 Nous connaissons tous la peur. La peur n’est pas toujours un péché, elle est souvent le signal d’un danger potentiel. La peur est aussi une invitation à nous tourner vers Dieu pour recevoir son conseil.
 La peur peut être aussi le produit de notre imagination alimentée par les faits divers de ce monde. Quand j’étais gosse, il y a plus de 50 ans, ma mère me répétait souvent : « Si un monsieur veut te donner des bonbons ou t’inviter à monter dans sa voiture ne l’écoute pas et reviens à la maison en courant ! » Ca m’est arrivé une fois et j’ai suivi les recommandations de ma mère à la lettre ! C’était il y a environ 60 ans. Nous n’étions pas bombardés d’informations comme aujourd’hui, mais probablement ma mère avait été troublée par un fait divers qu’elle n’oublia jamais. Du temps d’Abraham il en était de même. On a trouvé un papyrus ancien qui raconte l’histoire d’un Pharaon qui envoya deux armées pour s’emparer d’une femme en tuant son mari ! Il y avait là de quoi troubler la sérénité d’Abraham. Mais s’il avait eu la certitude que Dieu le conduisait à descendre en Egypte, aurait-il eu aussi peur ?
  La peur est une réalité universelle, c’est pourquoi la Bible répète si souvent : « Ne crains pas… N’ayez pas peur ! »
 La peur non maîtrisée a conduit Abraham au mensonge. Peut-être se disait-il que ce n’était qu’un demi-mensonge parce qu’il existait un lien de parenté entre Abraham et sa femme ? Mais un demi-mensonge est une déformation complète de la vérité. La peur d’Abraham, comme presque toutes les peurs, est égocentrique, il a peur pour sa vie «et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie. »
 Pour ne pas nous laisser dominer par la peur, humilions-nous sous la puissante main de Dieu, et demandons-lui avec confiance de diriger nos pas.

4° Que faire quand notre témoignage tourne au vinaigre ?
«  Cependant, l’Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d’Abram. 18 Alors le pharaon appela Abram et dit: « Qu’est-ce que tu m’as fait? Pourquoi ne m’as-tu pas informé que c’est ta femme? 19 Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur? De ce fait, je l’ai prise pour femme! Voici maintenant ta femme. Prends-la et va-t’en! » 20 Et le pharaon donna l’ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait. » (Genèse 12:17-20 S21)
 Sans l’intervention de Dieu le témoignage d’Abraham aurait tourné au scandale. Ceci aurait plus grave qu’un simple incident de parcours, car la vocation d’Abraham était d’être en bénédiction à toutes les nations (Genèse 12 : 3). Dieu est intervenu avant qu’il ne soit trop tard : « Cependant, l’Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d’Abram. » (Genèse 12:17 S21). Nous ne savons pas comment cela s’est produit, mais le Pharaon en question a probablement été saisi par la crainte de Dieu, ce qui a sauvé la vie d’Abraham.
 Comment réagit Abraham ? Il ne discute pas, il ne se répand pas en explications, il admet sa faute. C’est le seul témoignage puissant qu’il pouvait avoir dans cette situation. Après avoir menti Abraham rend témoignage à la vérité.
 Nous devons apprendre à admettre nos fautes, même devant les « païens » ! Bien plus tard Jonas va se trouver dans une situation similaire (Jonas 1 : 8 à 12). Jonas lui aussi admet sa faute et se déclare prêt à en assumer las conséquences. Sur le coup, on peut croire que tout est fini pour Jonas, mais miraculeusement Dieu le sauve du pire.
 Ces deux exemples nous montrent que lorsqu’un enfant de Dieu admet ses fautes Dieu le restaure, et même, par la puissance de sa grâce, transforme la situation en rendant témoignage à l’Evangile de sa grâce.

5° Comment retourner sur le chemin de la foi.
« Abram remonta d’Egypte vers le Néguev avec sa femme et tout ce qui lui appartenait. Lot était avec lui. 2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or. 3 Il se rendit par étapes du Néguev jusqu’à Béthel, jusqu’à l’endroit où était sa tente au début, entre Béthel et Aï, 4 là où se trouvait l’autel qu’il avait fait la première fois. Là, Abram fit appel au nom de l’Eternel. » (Genèse 13:1-4 S21)
 Il existe un chemin de retour vers Dieu après être descendu dans les sombres vallées de nos initiatives malheureuses. Dieu a prévu ces situations et ses enfants peuvent compter sur lui pour retrouver le chemin de la foi.
 Abraham s’était exilé lui-même pour cause de famine. Salomon, dans sa prière lors de l’inauguration du Temple, va prophétiser au sujet de ce retour possible vers Dieu : « « Admettons qu’ils pèchent contre toi  puisqu’il n’y a aucun homme qui ne commette pas de péché - et que tu sois irrité contre eux au point de les livrer à l’ennemi qui les déportera dans un autre pays, lointain ou proche. 37 S’ils se mettent alors à réfléchir dans le pays où ils seront exilés, s’ils reviennent à toi et t’adressent des supplications dans le pays de leur déportation, en disant: ‘Nous avons péché, nous avons commis l’injustice, nous avons fait le mal’, 38 oui, s’ils reviennent à toi de tout leur cœur et de toute leur âme dans le pays de leur déportation, celui où on les aura exilés, s’ils t’adressent des prières, les regards tournés vers leur pays, celui que tu as donné à leurs ancêtres, vers la ville que tu as choisie et vers la maison que j’ai construite en l’honneur de ton nom, 39 écoute du haut du ciel, de l’endroit où tu résides, leurs prières et leurs supplications et fais-leur droit. Pardonne à ton peuple ses péchés contre toi! » (2 Chroniques 6:36-39 S21). Salomon avait compris la grandeur de la grâce de Dieu.
 Cependant, nous ne devons jamais oublier que la grâce de Dieu n’est jamais une grâce à bon marché, comme le disait le Pasteur Dietrich Bonhoeffer. La grâce de Dieu, pour être efficace, coûte nos larmes de notre côté et a coûté la mort de Jésus sur la Croix. Ne négligeons jamais une grâce si précieuse, c’est seulement par cette grâce que nous pouvons établir et rétablir notre communion avec Dieu et retrouver le chemin de la foi.
 Dès le moindre écart, le croyant est appelé à revenir vers Dieu. Et, pour revenir à Dieu il faut revenir au pied de la Croix d’où la grâce abonde. Abraham nous a montré l’exemple. Abraham était descendu tout seul comme un grand en Egypte et il en est remonté par la grâce de Dieu. Il est revenu sur les lieux de la bénédiction, à Béthel. Ceci ne s’est pas fait par un coup de baguette magique, mais étape par étape, et Dieu était là au rendez-vous du pied de la croix, à l’autel des sacrifices : «  D’étape en étape, il retourna du Néguev jusqu’à Béthel, au lieu où il avait auparavant établi son campement, entre Béthel et Aï, c’est-à-dire à l’endroit où était l’autel qu’il avait précédemment érigé, et il y pria l’Eternel. » (Genèse 13:3-4 Sem)
Conclusion.

 Que cet épisode de la vie d’Abraham nous encourage a toujours rechercher sa volonté dans nos cheminements, et à revenir à Lui lorsque nous avons fait fausse route.



Quimper le 15 Janvier 2012.
Alain Monclair.


Nouvel an pour nouvel homme

Saturday, 31 December 2011


« Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » Psaumes 119:9

 En relisant ce verset pour la énième fois, m’est venue l’idée saugrenue que ces paroles n’étaient plus pour moi. Bon, d’accord, je ne suis plus aussi jeune que je l’ai été ! Mais au vu de ma calvitie et de mes cheveux blancs il faudrait être au moins centenaire pour m’appeler « jeune homme » ! Cependant le Saint-Esprit s’est servi de cette pensée saugrenue pour que je m’interroge sur la conduite de ma vie.
 D’accord, j’ai sérieusement vieilli, mais il y a un vieil homme qui n’a plus sa place  dans ma vie. Ce vieil homme, dont parle la Bible n’a plus de place légitime dans la vie de tout croyant né de nouveau, quel que soit son âge devant l’état civil.
 Ce vieil homme n’a pas de place au programme de l’année 2012. Le nouvel homme, régénéré par la Seigneur, doit supplanter le vieil homme dans nos vies en 2012.
 Ceci ne veut pas dire que les jeunes gens n’aient pas de difficultés particulières. La Bible invite à fuir les passions de la jeunesse. Mais l’âge ne met pas à l’abri des tentations et des passions les plus vives, l’actualité en 2011 nous l’a montré abondamment (DSK).
 Jeunes ou vieux, si nous voulons rendre pur notre sentier  2012, sommes face aux mêmes défis et face aux mêmes promesses.

1°. Chaque jour est un nouvel an.
1.« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5:17 S21)
 Si nous vivons en Jésus-Christ, chaque jour est un nouvel an. Nous n’avons pas besoin d’attendre une date anniversaire pour repartir à zéro avec Jésus. Être une nouvelle créature en Christ est une priorité dans la vie chrétienne : « En effet, |en Jésus-Christ,| ce qui a de l’importance, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais c’est le fait d’être une nouvelle créature. » (Galates 6:15 S21)
 Même en vieillissant nous restons de nouvelles créatures. Lorsque nous naissons de nouveau nous faisons plus que remettre les compteurs à zéro. Nous les gardons à zéro. L’homme spirituel n’est pas sujet à l’usure et au vieillissement qui aboutit à la mort : « C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (2 Corinthiens 4:16 NEG) Cette promesse n’est pas que pour les cheveux blancs, elle s’adresse aussi aux jeunes. Cette promesse ne s’applique pas uniquement au vieillissement  physique, elle est également efficace pour combattre le phénomène de la routine et de la fatigue occasionnelle qui touche autant les jeunes que les vieux (Esaïe 40 :30 : « Les adolescents se fatiguent et s’épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher »)
 Abordons donc 2012 en nouvelles créatures, renouvelées chaque jour par notre Créateur.

2°. Trois raisons de larguer notre vieil homme.
 Le nouveau testament nous donne trois raisons de couper toute relation avec notre vieil homme, quitte à lui déplaire pour trouver notre plaisir en Dieu.
1. « Nous savons que notre vieil homme a été crucifié avec lui afin que le corps du péché soit réduit à l’impuissance et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6:6 S21) Notre vieil homme nous entraîne irrémédiablement à l’esclavage du péché. La nature du vieil homme ne change pas parce qu’elle ne peut pas changer. Dès que nous lui laissons la liberté d’influencer notre nouvelle vie il nous conduit au péché. Pour que le nouvel homme soit libre de suivre Christ il faut maintenir le vieil homme cloué à la croix. Voici la traduction Parole Vivante de ce verset : « Comprenons donc que l’homme que nous étions autrefois a été cloué à la Croix avec le Christ afin que le péché soit réduit à l’impuissance et que le corps, instrument docile du péché, soit neutralisé. Nous avons été crucifiés avec le Christ pour que le mal n’ait plus de prise sur nous et que nous n’ayons plus besoin d’obéir comme des esclaves à ses sollicitations. » (Romains 6:6 PVV)
2.    « C’est en lui (Jésus)  que vous avez été instruits à vous dépouiller, par rapport à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses, » (Ephésiens 4:21-22 NEG) Le vieil homme se laisse abuser par les convoitises trompeuses, il retombe sans cesse dans les mêmes pièges. C’est pourquoi il faut se débarrasser du vieil homme. Les appétits du vieil homme ne sont pas les mêmes que ceux du nouvel homme. Pour sortir du piège de l’addiction aux habitudes du vieil homme il faut vivre sous le régime de la nouvelle vie en Christ. Dépouillons-nous du vieil homme pour vivre libres en 2012.
3.    « Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme et de ses manières d’agir, vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance, conformément à l’image de celui qui l’a créé. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni étranger, ni sauvage, ni esclave ni homme libre, mais Christ est tout et en tous. » (Colossiens 3:9-11 S21) Pour vivre une communion fraternelle en Christ il est nécessaire de se dépouiller du vieil homme et de ses manières d’agir, puisque le vieil homme n’appartient pas à Christ. C’est parce que nous sommes de nouvelles créatures en Christ que nous pouvons avoir une communion fraternelle. Une communion fraternelle où les manières de vivre du vieil homme ont une place est la porte ouverte aux conflits et à toutes sortes de péchés. Dépouillons-nous du vieil homme pour vivre une communion fraternelle vraie et sincère en 2012.
 Le vieil homme est un dur à cuire. Nous avons à lui faire face toute notre vie. Mais Dieu nous promet la victoire. Voici quelques paroles sur la vie de Jacob. Je prie qu’elles vous encouragent autant qu’elles m’ont encouragées moi-même : « La discipline dans la vie de Jacob. Après que Rachel eut donné naissance à Joseph, Jacob pensa à retourner chez lui. Mais sa période disciplinaire n’était pas encore terminée, et il devait encore se soumettre à Laban. Il ne pouvait partir un jour trop tôt.
 Il nous faut croire que tout ce qui passe par la main de Dieu est juste. Les circonstances de notre vie ont été préparées par Dieu pour notre bien. Chaque situation est pour notre bien ; elle sert à éprouver les points forts de notre vie naturelle. Nous espérons que Dieu n’aura pas besoin de vingt ans pour venir à bout de nous. Malheureusement, même après vingt ans, certains individus n’ont toujours pas appris leur leçon. Bien que ces individus aient été éprouvés et disciplinés, ils n’ont pas progressé ; il est malheureux que leur chair ne soit jamais ni touchée ni affaiblie, et qu’ils continuent de manigancer et de supplanter les autres. Frères et sœurs, il ne faut pas nous plaindre de ce que la main de Dieu soit trop lourde. Dieu sait ce qu’il fait. A l’origine, Jacob était un individu sans pitié, et après avoir été discipliné par Dieu, il devint, dans sa vieillesse, quelqu’un de gentil et d’affectueux. Puissions-nous voir que chaque expérience, dans les circonstances que nous traversons, est adaptée par le Saint-Esprit à nos besoins personnels. Aucune expérience n’arrive par accident. Toutes les expériences rencontrées sont préparées par le Saint-Esprit et sont là pour nous édifier. Pendant que nous passons par cette discipline et ces épreuves, il se peut que nous ne soyons ni joyeux ni très à l’aise, mais elles font partie de l’œuvre de Dieu en nous. Nous réaliserons par la suite que toutes ces expériences étaient pour notre bien. » Watchman Nee. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, pages 128-129. 1993 © living Stream Ministry. Croyons que rien ne nous arrivera en 2012 qui ne sera pas prévu par Dieu pour faire avancer son règne dans nos vies.

3°. Comment marcher dans la pureté en 2012 ?
  La strophe du Psaume 119 dont nous avons cité les premières paroles dans ce message nous donnent de précieux conseils à cet égard.
 « Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. » (Psaumes 119:9 NEG). C’est la Parole de Dieu qui nous permet d’aborder 2012 en nouveauté de vie. C’est elle qui nous donnera les conseils avisés dont nous aurons besoins pour prendre des décisions en 2012.
 « Je te cherche de tout mon cœur: ne me laisse pas m’égarer loin de tes commandements! » (Psaumes 119:10 S21) Ce n’est pas parce qu’on a trouvé la femme de sa vie qu’il arrêter de rechercher sa présence jour après jour, avec Dieu il en est de même. Si nous voulons que notre vie avec Dieu en 2012 demeure une histoire d’amour nous devons rechercher constamment sa présence.
 « Je serre ta parole dans mon cœur, Afin de ne pas pécher contre toi. » (Psaumes 119:11 NEG). La Parole de Dieu n’est pas un simple manuel de la réussite, elle est une lettre d’amour. Si notre amour de la Parole est plus grand que notre attirance du péché, nous n’avons pas à craindre les tentations de 2012.
 « Béni sois-tu, Eternel, enseigne-moi tes prescriptions! » (Psaumes 119:12 S21) Bénissons Dieu chaque jour de cette nouvelle année et nous vivrons sous sa bénédiction.
 « De mes lèvres j’énumère toutes les sentences que tu as prononcées. » (Psaumes 119:13 S21) Nos lèvres nous trahissent bien souvent. Cependant il existe un remède : la Parole de Dieu. Il vaut mieux qu’on nous reproche d’avoir toujours la Bible à la bouche plutôt que de nous éloigner d’elle. Ne nous lassons pas de compter les promesses et les commandements de Dieu au cours de cette nouvelle année 2012.
 «  J’ai autant de joie à suivre tes instructions que si je possédais tous les trésors.  Je médite tes décrets, j’ai tes sentiers sous les yeux.  Je fais mes délices de tes prescriptions, je n’oublie pas ta parole. » (Psaumes 119:14-16 S21). Les temps s’annoncent difficiles d’après les médias. Où trouverons-nous une source de joie et de satisfaction intérieure en 2012 ? La parole de Dieu nous procure une richesse que nul ne peut nous voler. Tant qu’on n’oublie pas cette parole notre cœur sera renouvelé chaque jour de cette nouvelle année 2012.

Bonne Année 2012 !
Bloavez mad !

Quimper le 1er Janvier 2012.
Alain Monclair.